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Ali Sriti

Ali Sriti

Ali Sriti (علي السّريتي), (né en 1919 à Tunis - décédé le 5 avril 2007), est un oudiste, compositeur et professeur de musique tunisien. Il a été, sur plus d'un demi-siècle, le témoin privilégié du mouvement de renaissance musicale en Tunisie. Bien qu’ayant été au contact de divers styles de jeu en honneur dans le Maghreb et au Moyen-Orient et malgré un long apprentissage aux côtés de musiciens turcs, l’art d’Ali Sriti appartient aux traditions orientales arabes du luth, et est fortement imprégné du tarab des maîtres égyptiens.

http://www.arab-music.com/index_ali_sriti.jpg
Biographie et évolution musicale

Le père d'Ali Sriti était un habitué des cercles artistiques de Tunis du début du siècle. En 1925, il introduit son fils auprès de son ami Abdelaziz Jemaïel, excellent musicien et luthier connu, tenant, dans ; son atelier, une sorte de salon où, fins lettrés, mélomanes et musiciens de Tunisie et d'Orient se réunissent régulièrement.

Il commence à apprendre la musique très jeune sous l'impulsion de son père qui l'encourage à écouter la musique arabe classique dont les œuvres des maîtres Égyptiens comme Sayed Darwich, Mohammed Abdel Wahab, Riadh Sombati[1] et Zakaria Ahmed[2].

En tant que oudiste, il est aussi influencé par l'école turque. Il apprend à jouer du luth (oud) et la fabrication de cet instrument grâce au cheikh Abdelaziz Jemail. Il joue pour la première fois en public à l'âge de 11 ans en chantant le poème Ya chiraan waraa dajla yajri mis en musique par Mohamed Abdel Wahab[3]. En 1935, il entre à La Rachidia et étudie en parallèle le solfège auprès de Fernand Depa (directeur de l'Orchestre symphonique de Tunis)[3]. En 1936, il entre dans la troupe de Mohamed Triki et suit à la Khaldounia, en 1937, les cours du Syrien Ali Derwiche où il apprend les muwashshahs et diverses compositions arabes et turques.

De retour de Paris, où il participe aux concerts organisés au centre islamique de la mosquée de Paris et à la vie musicale de la communauté arabe vivant dans la capitale française[3], il créé la troupe Chabeb El Fan et travaille avec des artistes comme Kaddour Srarfi, Ibrahim Salah et Salah El Mahdi[2]. Il est chargé en 1957 de créer trois nouvelles troupes relevant de la radio nationale[2]. Travaillant longtemps comme responsable musical à la radio, il est parallèlement enseignant au Conservatoire national de musique[3].

Au début des années 1980, il quitte la radio pour se consacrer à ses activités artistiques et pédagogiques. Parmi ses élèves se trouvent Anouar Brahem ou Lotfi Bouchnak.

A l'âge de la retraite, il s'est consacré à la formation des musiciens, professionnels et amateurs, dans sa maison.

Au cours de cette période, il a dirigé le concert 'Aoudat al tarab' (Le retour du Tarab) qui a été présenté durant environ un mois au centre des musiques arabe et méditerranéenne à Sidi Bousaid avec la participation d'une pléiade de musiciens tunisiens virtuoses dont le musicien, oudiste et compositeur contemporain Anouar Brahem.

 

Il a également dirigé un autre concert intitulé Aoudat al tarab el assil dans le cadre du festival de la médina avec la participation de l'universitaire Leila Hjeij. Ali Sriti a été, par ailleurs, invité à se produire à l'étranger, particulièrement au Japon et aux Etats Unis.

Il est décoré du Prix national de la musique en 1987 et du Grand Cordon de l'Ordre du mérite national en 1999[2].


Voir aussi

  • Musique tunisienne

Références

  1. qui composait pour Oum Kalsoum une chanson par mois au rythme des soirées publiques qu'elle donnait au Caire.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 « Ali Sriti. Une vie dévouée à la musique », Tunis Afrique Presse, 6 avril 2007
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 « Décès d'Ali Sriti. L'un des luthistes les plus éminents en Tunisie et dans le monde arabe », Babnet Tunisie, 7 avril 2007

 

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