Mohamed Khelouat (Ccix Lḥasnawi) mieux connu sous son nom de scène Cheikh el Hasnaoui (le
"chantre de l'amour") est un musicien, chanteur et compositeur de chaâbi algérien. Son nom d'emprunt se réfère à sa région natale, où il naît en 1910 au village de Tadart Tamuqrant
située au sud de la ville de Tizi Ouzou (Haute Kabylie). Il meurt en 2002 à l'Ile de la Réunion. Il figure comme l'une des figures emblématiques de la chanson algérienne. Il demeure l'un des
artistes kabyles dont l'œuvre se vend le mieux en Algérie et au sein de la communauté kabyle de France. Même les jeunes qui n’ont pas connu l’artiste en activité l’estiment et apprécient ses
chansons.
Biographie et évolution musicale
Orphelin de mère à deux ans, Mohamed il est élevé par sa sa famille. A 14 ans, il fréquente le timaâmrin, des écoles coraniques et décide de quitter le
village.
Cheikh El Hasnaoui est considéré comme une figure de proue de son genre musical et un
symbole aussi de l’Algérie réconciliée avec ses identités. En effet le chanteur alterne dans ses composition l’arabe dialectal et le tamazight.
Cheikh El Hasnaoui souvent associé à un titre majeur intitulé " La Maison Blanche " dans
lequel il introduit des touches de musique occidentale s’illustre dès les années 1930 en créant un style reconnaissable à sa cascade de voix grave, aux sonorités lancinante du banjo et à ses
textes qui évoquent la douleur sentimentale. Douleur pour laquelle, il s’exile en France en 1937, mais surtout pour pouvoir enregistrer et produire des microsillons. Le thème de l'exil
deviendra par ailleurs le leïmotiv d'une grande partie de son œuvre.
C' est dans le Paris des années 30, lorsque s’implantent les rythmes clavés afro-cubains et se
laisse séduire par ces musiques d’Amérique latine et en utilise certains rythmes dans ses propres compositions.
Après l’indépendance de son pays, il se produit dans les milieux de l’émigration aux côtés de
jeunes vedettes de l’époque, dont Akli Yahyatene. Comme bon nombre d’autres artistes, il célèbre cette indépendance inespérée en composant une chanson. Invité par Salah Sadaoui à se produire
au gala organisé par l’Académie berbère en 1969, le cheikh répondit que son âge l’invitait à céder la place aux jeunes artistes.
En 1970, à l'âge de 60 ans, il décide brusquement d’interrompre sa carrière, jugeant sans doute
impossible de continuer à se produire dans les cafés où les ouvriers qui assistaient aux concerts s’adonnaient de plus en plus aux boissons alcoolisées.
De Matoub Lounès à Lounis Aït Menguellet ou plus tard Takfarinas et bien d'autres, s'inspirent ou évoquent l'œuvre musicale de Cheikh El Hasnaoui, pour sa musique ou sa thématique récurrente
de l'exil comme source d'inspiration.
Il appréciait particulièrement les chanteurs Hadj El Anka, El Hadj Mrizek,
Kaddour Cherchali qui l'a toujours accompagné au banjo, Mohamed Temmam le célèbre miniaturiste et violoniste. Il entretenait des relations amicales avec Houcine Slaoui et Slimane
Azem.
Il meurt en 2002, à l'âge de 84 ans à l'Ile de la Réunion, sans laisser de descendance. Il est
enterrré à Saint Pierre.
Toute sa discographie comporte 29 chansons en kabyle, et 17 en arabe.
Lien
internet
Voir
aussi
-
Musique algérienne
-
Musique kabyle
Derniers Commentaires