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16e Festival de l'Imaginaire, à la Maison des Cultures du Monde - 2012

16e Festival de l'Imaginaire, à la Maison des Cultures du Monde - 2012

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Scène ouverte aux peuples et civilisations du monde contemporain et à leurs formes d’expression les moins connues ou les plus rares, le Festival de l’Imaginaire invite chaque année de jeunes créateurs et de grands maîtres dans les domaines de la musique, de la danse, du théâtre et des performances rituelles.

 

Dans le cadre du 16e Festival de l'Imaginaire,la Maison des Cultures du Monde programme des concerts albanais :

  • JEUDI 3 ET VENDREDI 4 MAI à 20h30 


ZIKR RIFAï, Cérémonie soufie de Tirana

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Les RIFAÏ sont l’une des confréries soufies qui jouèrent un rôle essentiel dans la diffusion de l’islam dans les Balkans. 

La première maison de cérémonie RIFAÏ d’Albanie fut fondée au XVIIe siècle par le shaykh Rizai. Aujourd’hui, il en existe trois : à Tirana, Shkodra et Berat. Celle de Tirana est dirigée par le SHAYKH QEMALUDDIN REKA

Pendant le régime communiste, suite à l’interdiction de toute pratique religieuse, les Rifai furent contraints à la clandestinité et la famille du shaykh Reka s’efforça de préserver le rituel en transformant sa maison en lieu de prière. 
Après la chute du régime, ce lieu devint le centre officiel de transmission des chants et des coutumes des Rifai. 
Depuis lors, les fidèles s’y réunissent le dimanche soir pour y célébrer le ZIKR, cérémonie de remémoration et d’extase. 


Prières, versets du Coran, litanies et louanges en arabe et en albanais se succèdent, chantés en solo ou en chœur. 
Entre deux chants s’élève le son de la flûte fyell. Cette grande flûte des bergers albanais, au timbre riche en harmoniques, remplace ici le nay en roseau des soufis turcs et arabes dans d’émouvantes improvisations pastorales. 
Enfin, un petit groupe de percussions, composé de daf et d’une darbouka, prend le relais et annonce la danse. 

Le SHAYKH QEMALUDDIN se lève et invite l’un des fidèles. Les deux hommes se font face. 
Se tenant par les pouces, puis par les épaules, ils commencent à tourner en cercle, lentement, tandis que l’assemblée entame la récitation haletante des 99 noms divins. Ils sont bientôt rejoints par d’autres. Le rythme s’accélère et la danse devient bondissante. 
Au-delà de la quête de l’extase, elle affirme le lien puissant qui unit les membres de la maison de cérémonie au fondateur de l’ordre et à la famille du prophète dont le nom turquisé, ehli beyt – les gens de la maison, a été donné au lieu de prières de la confrérie. 

 

 

  • SAMEDI 5 MAI


18H30 Projection du film CHANT D' UN PAYS PERDU, de Bernard Lortat-Jacob et Hélène Delaporte suivi, à 20h30, du concert CHANTS DU PAYS DES AIGLES

  • DIMANCHE 6 MAI À 17H


CHANTS DU PAYS DES AIGLES, Traditions musicales guègue, labe, tosque et tchame

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Qu’il s’agisse d’une naissance, de noces ou d’un simple repas entre amis, la musique et le chant rythment la vie des Albanais, ils coulent aussi spontanément que le raki et le vin. 
Chants épiques, éloge d’une femme, d’un paysage ou nostalgie d’un pays perdu, le répertoire est immense et sans cesse renouvelé. 

Pour ce concert exceptionnel, le public découvrira des traditions de différentes communautés, en provenance des quatre coins du pays. 

Avec : 
PJETER MATUSHA : il chante le këngë majë krahi, ce chant autrefois relayé de colline en colline qui fait revivre aux sons de la viole lahutë les héros de l’histoire albanaise, leurs exploits, leurs amours, leurs martyres. 
SHERIF DERVISHI : au chant et au luth çifteli, il allie la spontanéité et le naturel du musicien amateur à une grande maîtrise de la voix et de l’instrument. 
BAJRAM SAÇMA : clarinettiste, il appartient à la communauté rom d’Albanie. Accompagné par un violon, un luth, un tambourin et un discret accordéon, il se produit surtout dans les mariages, improvisant des élégies bouleversantes suivies de danses dont les rythmes lents déroutent puis envoûtent l’auditeur. 
Les iso-polyphonies du sud de l’Albanie (des Labes, des Tosques, et des Tchames) ont été proclamées chef-d’œuvre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. 
Les chants labes privilégient la douceur et un timbre moelleux : ils seront portés par L’ENSEMBLE BILBILAT, qui rassemble des chanteurs de tout premier plan. 

Quant aux polyphonies tchames, elles sont empreintes d’une grande mélancolie, évoquant le drame de l’exil des Tchames de Grèce vers Fier ou Durrës. SHABAN ZENALI et RIFAT SULAYMANI sont les chantres de ce pays perdu. 

BASHKIM LLAPUSHINAIM SHARKUSHAQIR SINANI et GËZIM BAJRAMI sont des bergers qui, sur leurs grandes flûtes pastorales fyell improvisent des airs aux titres pleins de poésie : « l’avaz à l’ombre des arbres » ou « le chant de la fleur de printemps »… 

 


Chaque année, de nombreux lieux, à Paris et en régions, accueillent les spectacles, concerts, performances et rituels du festival : Musée du Louvre, musée du quai Branly, Institut du Monde Arabe, Opéra Bastille, Théâtre Équestre Zingaro, Opéra de Lyon, 104, Théâtre du Soleil, Opéra de Lille, Maison des métallos...