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Reggada

Reggada

 


La reggada est à la fois une danse traditionnelle et un genre musical local des Béni-Snassen, tribu berbère originaire de la province de Berkane au Maroc qui se sont ensuite propagés dans les montagnes voisines du Rif.

Origine

Cette dénomination "reggada" est en rapport avec le nom de la petite localité d'Ain Reggada (la source qui dort, en raison de son caractère capricieux) qui est située à 10 km à l'est de la ville de Berkane et qui a donné son nom à cette danse à l'origine guerrière de deux tribus rifaines. Les ait iznéssen (région de Berkane et Ahfir) et les Izennayéne (région d'Aknoul et Ajdir). Mais cette danse n'a pas pour premier nom "reggada" (nom donné dans les années 1990), mais bien "imdiyazen". La musique la plus ancienne connue sur le rythme imdiyazen est la célèbre "ga3 ga3 Zoubida", chantée depuis des siécles au Rif, en l'honneur du reine rifaine. Il faut préciser que ce nom de reggada est apparu il y a seulement une vingtaine d'année.

On danse le reggada avec des mouvements d'épaules, un fusil (ou un bâton), en cognant ses pieds contre le sol au rythme de la musique. La Reggada est inspiré d'une autre danse guerrière le Alaoui venant de Oujda qui porte son nom en référence a la famille des Alaouite grande famille puissante originaire de cette ville.

Autrefois, ces guerriers dansaient en signe de victoire sur l'ennemi, d'où l'usage du fusil, les frappes incessantes de pieds au sol qui se font au rythme de la musique et symbolisent l'appartenance à la terre. Comme dans l'alaoui algérien, elle est exécutée par plusieurs danseurs guidés par un meneur qui se tiennent coude à coude, comme s'ils étaient soudés les uns aux autres en poussant des cris montrant leur symbiose avec le rythme qui rappelle l'unité indissoluble qui devait autrefois lier les guerriers face à l'ennemi.

Fortement rythmé par le Bendir (espèce de tambourin) et la "Mangouchi", sorte de flûte a deux cornes, ce style musical intègre le patrimoine folklorique marocain qui a été modernisé en associant des instruments modernes aux instruments traditionnels.

C'est à partir de la rythmique 4/4 et 6/8 que cette musique est travaillée afin de perpétuer la musique ancestrale. La musique de fond est à 4 temps, mais les arrangements sont puisés de différentes mélodies se rapportant à ce qui se fait partout dans le monde. Les sons propulsent les airs locaux vers l'universalité. C'est une sorte de démarcation par rapport au raï, mais c'est dans le même style. Le principe de base est identique, la différence est au niveau de l'exécution.

Un festival annuel de reggada est organisé en août est consacré à cette musique à Saïdia.

Le reggada est un patrimoine local à préserver. Bien que cet art sort d'une longue léthargie du à son confinement local, il se réveille pour se répandre au niveau national, voire sur la scène international par sa diffusion dans de nombreux albums de compilations ou du Djéing qui associent les sonorité.

Après les meddahâte et le Raï moderne, la chanteuse chebba Zahouania adopte le style, en 2007, collant ainsi le style au marché musical actuel.

Elle s'est aujourd'hui internationalisée grâce notamment à la diaspora marocaine en Europe. Parmi ses plus populaires chanteurs, on citera Talbi One, Hassan el Berkani, Mustapha el Berkani, Hassan el Houssini, Mokhtar el Berkani, Aziz el Berkani, cheb Kader, Monaïm el Berkani, Said Rami, Said Mariouari, Rabeh Mariouari, Milouda, Abdelwahid el Berkani, Mourad Masaoudi, Zinbi, Chippie el Berkani, Jalal el Hamdaoui...

 

 

Représentants

Voir aussi


Notes et références de l'article

  1. A bâtons rompus : El Hamdaoui : «Il faut plaire au public» par : Ali Kharroubi Le 20-7-2007 in Aujourd’hui le Maroc


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