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Lemchaheb

Lemchaheb

Lem Chaheb aussi orthographié Lamchaheb ou encore Lemchaheb (qui peut se traduire approximativement de l'arabe par "étoiles filantes", "Le flambeau") est une formation musicale de ethno-beat qui a révolutionné la musique marocaine intimement lié aux années de plomb au Maroc.

Formé en 1975, à Casablanca, on se souvient d'eux habillés de longues robes noires ornées de flammes rouge et or, qui ne cessent de faire parler d'eux dans tout le Maghreb, le monde arabe et l'Occident.

Ensemble ils revendiquent une musique maghrébine aux influences spécifiques des musiques occidentales les plus provocantes.


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En 1978, Lamrani a quitté le groupe et le remplacent par Noujoum Ouazzaà la guitare électrique.

La tonalité de sa musique éclatante était très « distinctive » (variée), a clear toned electric wiht a chorus and flanger » (effets spéciaux). Il a permis au groupe d'acquérir un son plus profond qui était tout à fait complémentaire avec l’acoustique de la mandoline de Lamrani. Son impact musical auprès du groupe est bien présent avec les effets spéciaux et le quart de ton (pour la première fois dans le répertoire mélodique de Lemchaheb). Tout cela devient une « marque déposée ». A son retour, même Lamrani utilise une mandoline acoustique mais « with an electric pickup » et un léger « flanger effect ». Cette nouvelle tendance a fait revivre certaines vieilles chansons tout en écrivant des compositions nouvelles.

Qui pourrait oublier « Moualna »« Tbaye’Annass » ou encore « Khlili » ?

Après avoir reçu une offre du groupe allemand « Dissidenten » pour se joindre à eux lors de la réalisation d’un album, Lamrani quitta temporairement le groupe « Lemchaheb » et parti également avec Chadili à Paris où ils composèrent et enregistrèrent « Sahara Elektrik ». Pendant cette période, Noujoum avait pris le groupe en main.


Evolution musicale

Originaires de la banlieue de Casablanca, leur textes animent une volonté de changement et de progrès économique dans un contexte de malaise social. Malaise qui au Maroc a donné naissance à une effervescence culturelle et artistique à l'exemple des années 1960 en Europe. Une des chansons qui ont popularisé ce groupe est Radi Braïde.

Le groupe ne peut pas être évoqué sans citer le nom d'un de ses fondateurs : Cherif Lamrani qui meurt le 20 octobre 2004 à Rabat et de Mohamed Sousdi (décédé le 17 janvier 2011) qui a donné toute la couleur vocale du chant.

Cherif Lamrani avait créé un répertoire de quelque 250 chansons. Ce musicien, avait inventé un nouvel instrument de musique à corde, une sorte de mandoline était même le véritable cachet musical de Lemchaheb, cet instrument combinait les sonorités d'un instrument de la musique indienne et le oud. En effet, Lem Chaheb a pour particularité d'introduire des instruments électriques modernes et de chanter des textes dénonçant les excès du makhzen et du tyran Hassan II. De ce fait, Ils sont à maintes fois été comparé au groupe de rock britannique Sex Pistols.

Ils ont joué dans les plus grandes salles marocaines - à Agadir, ils ont déplacé près de 25000 personnes - et pour les plus grandes causes telles celle de l'UNESCO. En France, ils se sont produits notamment à l'Olympia, le Bataclan, le Zénith, etc...au plus grand plaisir de la jeunesse, qu'ils soient d'origine arabe ou française et auprès de quelques grands noms de la musique africaine notamment Manu Dibango.

Riche d'influences musicales diamétriquement différentes comme le raï, la musique berbère, la musique gnawi et mis au diapason du rock et de la musique pop, Lemchaheb est reconnu pour avoir participé au renouveau de la musique marocaine des année 1970 jusqu'aux années 80 où le groupe disparaît de la scène. Les membres du groupe choisissent un nouveauchemin.

D'autres formations on essayé de poursuivre la voie tracée par ces ghiwanes endiablés : Siham, larsad, Wi’am...mais sans pour autant obtenir le même degré de sincérité que le groupe de Cherif Lamrani.

Après le décès de Mohammed Batma et Moulay Lamrani, nous avons le chagrin de vous annoncer la disparition de Mohamed Sousdi, un des leaders du groupe de musique ghiwane Lemchaheb لمشاهب. Il était le chanteur du groupe, et sa voix se distinguait par sa suavité et son expressivité inimitable. Il est décèdé des suites d'une crise aiguë des voies respiratoires. C'est une partie de l'âge d'or de la chanson marocaine qui disparait avec lui.




Discographie

  • La chanson populaire marocaine
  • Sahara Electrik avec Dissidenten réalisé à Tanger avec l'aide de Abdessalam Akaaboune.
  • L'âge d'or de la chanson populaire marocaine (Album compilant d'autres artistes comme Jil Jilala ou Nass El Ghiwane).

Lien internet