Suivre ce blog
Administration Créer mon blog


Fairuz (فيروز), ("turquoise" en arabe) née le 1 novembre 1935 à Jabal El Arz sous le nom de Nouhad Haddad (نهاد حداد), est une chanteuse libanaise. Son nom de scène, Fairuz (également orthographié Fairouz ou Fayrouz).

Elle est remarquée très jeune pour la qualité de sa voix lors d'un concert donné par la chorale de son école. Fairuz exprime l'amour passionné du Liban, commémore la ville de Jérusalem…Elle se détache indéniablement des thèmes évoqués dans la musique arabe. Ses chansons racontent des histoires de villages, d'amour, avec un air tendre et poétique, rarement rencontré dans les autres formations musicales arabes. Elle est considérée comme la plus grande chanteuse arabe depuis la disparition d'Oum Kalsoum. Elle est aussi célèbre pour ses chants religieux .

Fairouz demeure sans conteste la personnalité la plus attachante de la musique libanaise. Celle-ci n'aurait pas connu une telle vogue si elle n'avait pas bénéficié de la voix sublime de cette chanteuse qui, même du vivant d'Oum Kalsoum, s'est imposée dans tout le monde arabe, en chantant non seulement le Liban mais aussi la Palestine, l'Égypte, la Syrie et La Mecque. 
 fairouz_1.jpg

Biographie et évolution musicale

Fairouz, une des plus grandes vedettes de la chanson arabe, a débuté sa carrière en 1947 alors qu'elle participait à la chorale de Mohamed Fleifel.

Elle fut présentée à Halim Elroumi qui dirigeait la radio du Proche-Orient " Mahattat Ach-Charq Aladna " créée en 1942 pour soutenir la politique des alliés dans les pays arabes. Halim Elroumi l'auditionna avec des chansons de Farid Al Atrache et Asmahan. Il lui ouvrit les portes de la radio et croyant en son avenir, il composa pour elle.

Son premier concert public a lieu en 1957. Elle devient très vite célèbre dans tout le monde arabe mais se fait rare pendant la guerre civile libanaise afin d'éviter d'être utilisée par un camp ou par un autre. Cette retenue lui vaut l'affection et l'intérêt du public de toutes confessions. Cette même année, elle inaugure le Festival de Baalbek où, pour la première fois, elle rencontre le public en plein air, sur des planches installées au pied des gigantesques colonnes du temple romain. Elle remporte un tel triomphe qu'on la surnomme aussitôt la "septième colonne".

 

A l'automne 1975, Alors que la capitale est mise à feu et à sang, elle chante tous les soirs sur la scène du Picadilly de Beyrouth. 

En septembre 1994, après vingt ans de silence volontaire, elle a retrouvé son public lors d'un concert donné au cœur d'un Beyrouth qui a perdu ses points de repères mais pas le souvenir de la voix de sa diva.Née au sein d'une famille chrétienne syriaque installée à Beyrouth en 1935 dans le quartier de Zouk El Blat où elle grandit.
Avec les frères Rahbani, Assi et Mansour (Assi deviendra son mari), elle crée un nouveau style de musique libanaise initialement très influencé par la musique latino-américaine.
  Depuis la fin de la guerre civile, elle travaille avec son fils Ziad Rahbani. Sa musique est de plus en plus influencée par les rythmes de jazz.

Polémique

La diva de la chanson arabe,  est le sujet d'une grande polémique en 2010 au Liban. Après l'avoir interdite de chanter, ce n'est plus seulement les Libanais qui la réclament mais aussi tout le monde arabe. L'histoire a commencé quand Fairouz a décidé de reprendre les vieilles pièces théâtrales et musicales qu'elle a jouées sous la direction de feu Mansour Rahabani.  Les héritiers de ce dernier ont porté plainte contre elle alors qu'elle préparait le retour de "Yaich Yaich" puis de "Sa7 ennoum". La décision du tribunal : interdire Fairouz de présenter les travaux de Mansour Rahbani sans la permission de ses enfants qui avaient réclamé leur part des bénéfices. Une grande campagne sur facebook nommée " Fairouz est dans le cœur " est lancée pour protester et réunir les fans de l'artiste à travers le monde (source).

On peut parler de métissage dans la musique chez cette chanteuse dans le sens où : par ex dans "Lei Berout"

  • La mélodie et l'instrumentation sont conservées.
  • Ajout de la voix, texte en arabe.
  • C'est un métissage entre la musique classique occidentale et la musique vocale orientale.
     

 

Œuvres musicales

Une partie importante des textes et de la musique de ses œuvres musicales est composée par les frères Rahbani qui sont également ses producteurs.

  • Ayyam al Hassad (Le jour de la récolte, 1957)
  • Al 'Urs fil qarya (Noces villageoises, 1959)
  • Al Ba'albakiya (La jeune fille de Balbek, 1961)
  • Jisr el Amar (Le pont sur la lune, 1962)
  • Awdet el 'Askar (Le retour des soldats, 1962)
  • Al Layl wal Qandil (La nuit et la lanterne, 1963)
  • Biyya'el Khawatem (Le marchand d'alliances, 1964)
  • Ayyam Fakhreddine (Les jours de Fakhreddine, 1966)
  • Hala wal Malik (Hala et le roi, 1967)
  • Ach Chakhs (La personne, 1968-1969)
  • Jibal Al Sawwan (Les montagnes de Sawwan, 1969)
  • Ya'ich Ya'ich (Viva-viva, 1970)
  • Sah Ennawm (Garde les yeux ouverts, 1970-1971)
  • Nass man Warak (Les personnages de papier, 1971-1972)
  • Natourit al Mafatih (La gardienne des clés, 1972)
  • Al Mahatta (La gare, 1973)
  • Qasidit Houb (Un poème d'amour, 1973)
  • Loulou (Loulou, 1974)
  • Mais el Rim, 1975
  • Petra, 1977-1978


Liens internet


Tag(s) : #musiques libanaises