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Omar Sarmini

Omar Sarmini


Omar Sarmini (né à Alep  en 1962)  est un munshid syrien et un spécialiste du chant classique et des airs alépins. 

Il est considéré comme une icône de l’art vocal citadin arabe et auteur d'un vaste répertoire de musique sacrée du plus haut intérêt historique[1]. Il est l'un des dignes représentants de l’art du mûwashshah, (chant classique arabe oriental) et incarne avec sa voix saisie d'une grande tension musicale nuancée, la paternité d'une nouvelle génération de cette musique sacrée. Sarmini est connu pour l'improvisation sur des poèmes du XIe siècle et selon la tradition vocale alépine[2]des chants spirituels soufis interprétés par le chanteur Cheikh Habboush[3]et sa confrérie accompagnés de celle de derviches tourneurs.

 

Biographie et évolution musicale

Omar Sarmini évolue dans des milieux religieux et fréquente très jeune les rituels du dhikr, conduits par son père, le Cheikh Muhammad Sarmini qui lui enseigne l'essentiel du répertoire de la musique sacrée. La Syrie est à cette époque, l’une des dernières régions arabes où la pratique des répertoires savants demeure la plus présente dans le quotidien de ses habitants.

Le Shaykh Muhammad Sarmini qui l'a ainsi guidé en lui inculquant l'essentiel du répertoire sacré, avant que le jeune chanteur n'accentue sa formation auprès du Club des Jeunesses Arabes de sa ville. Il représente actuellement une valeur sûre de la musique en Syrie. Omar Sarmini se présente régulièrement accompagnés par l’ensemble al-Kindi, à des festivals aussi prestigieux comme le Festival International de Baalbeck ou encore le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde.

 

Musique arabo-turque sous l'Empire Ottoman

Le syrien Omar Sarmini et Dogan Dikmen participent à une sorte de réconciliation traditionnelle assez puriste permettant malgré tout une liberté d'improvisation, en effet Julien Jalâl Eddine Weiss réunit autour de l’Ensemble Al-Kindî de grands maîtres turcs, azéris et persans. Résonnent ainsi tanbur et kamantché ottoman aux côtés du nay, luth et qânoun arabes en retrouvant l’interprétation la plus juste et la plus raffinée de la musique arabe, telle qu’elle devait être jouée à Alep durant l’âge d’or de l’Empire Ottoman.


Petite discographie

  • Omar Sarmini et l’Ensemble Al-Kindî
  • "Les Croisades" Chant du Monde/Harmonia Mundi (avec A.Shams el-din)
  • Le cercle de l'extase La schola Saint-Grégoire et Omar Sarmini/Orchestre oriental d'Alep : Le cercle de l'extase et une rencontre exceptionnelle «Orient-Occident», un rapprochement de la tradition mystique de l’islam et de la tradition liturgique du christianisme. Cette production réalisée en partenariat avec le Festival du Monde Arabe de Montréal présente une convergence artistique unique entre deux «sacrés», un face-à-face qui fait fondre les différences rituelles dans une rencontre harmonieuse à deux voix. C’est un hymne à l’humanité, àla tolérance, à l’ouverture et à la musique.
  • Les croisades sous le regard de l'orient, musique arabe et poésie du temps des croisades - Longbox, album original (Livre CD). Volumes - comme dit Myriam Antaki : il s'agit d'un dialogue avec un passé où l’Orient et l’Occident si différents convergent. Substrat magique des violences et de l’amour, du sang et des sens, les voix filtrent les siècles dans la fougue, la fluidité d’un chant mystique et charnel.
  • Le Salon de Musique d'Alep - Sabri Moudallal, Omar Sarmini et l'Ensemble Al-Kindî, L'Art du Muwashshah, Chant Classique Arabe- 1998 - 2 CD + livret – Le chant du Monde – Distribution Harmonia Mundi - CML 574110 : La suite alépine alterne pièces vocales et instrumentales, pièces improvisées et pièces mesurées, comme le mûwashshah dit "andalou"

Ecoutes

 

Liens internet



Notes et références de l'article

  1. On dit quelquefois musique spirituelle
  2. Alep est un lieu important du soufisme depuis le 13ème siècle, et était un carrefour culturel en raison de sa situation géographique et de son rôle de centre commercial vers lequel convergeaient les caravanes venant d’Anatolie, d’Iran, de Mésopotamie et de Syrie du sud. Cet environnement cosmopolite se retrouve dans les caractéristiques doctrinaires et rituelles du soufisme tel qu’il fut pratiqué à Alep, et qui fit fusionner les tendances mystiques et les cultures arabes, turques et perses.
  3. cheikh Habboush hérite du savoir mystique de son père, lui-même cheikh soufi. Il fut initié à plusieurs traditions mystiques, mais les tariqas Qadiriyya et Rifa’iyya sont les principales sources de son enseignement mystique et de la structure rituelle de son dhikr (nom d'une une prière qui peut être comparée à une litanie, le nom de Dieu est inlassablement répété jusqu'à prendre le corps puis l'esprit, amenant ainsi à un état de transe et à un anéantissement de la conscience.)