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Matoub Lounès

Matoub Lounès

Matoub Lounès (Meɛṭub Lwennas) (né à Taouhrirt Moussa en 1956, assassiné le 25 juin 1998) est un chanteur et militant kabyle, athée et islamophobe[1][2]. Après bien des déboires pour avoir provoqué le système arabe et les islamistes[3], il est assassiné sur la route de Ath-Douala en Kabylie le 25 juin 1998 dans des circonstances à ce jour non élucidées. Sa mort lui donne un statut de martyr pour les nationalistes et militants kabyles qui estiment que les droits qui leur sont accordés sont insuffisants ou encore considéré comme un porte parole populiste et démagogue pour les islamistes. De nombreux faux-mythes tournent sont toujours d'actualité autour du culte de sa personnalité qui lui est voué. De nombreux enregistrements permettent d'écouter ce chanteur doté d'une voix grave et veloutée, accompagné de quelques notes au banjo ou au oud, parfois des effluves de violon ou de synthé.

Dès l'adolescence, Matoub Lounès compose des chansons. Mauvais étudiant, il se défend en prétendant que l'enseignement en Algérie ne lui convient pas et  devient un jeune autodidacte dans la vie....alors que la plupart des chanteurs kabyles à textes se cantonnent dans une sorte d'austérité musicale et restent souvent, à cause de cela, peu accessibles aux Européens.

En 1978, il enregistre son premier album, Ay izem qui l'impose comme un grand espoir de la chanson algérienne d'expression berbère.

Pendant le Printemps berbère en avril 1980 il se rend en France et est programmé à l'Olympia de Paris pour le récital AtwaliY

En 1983, le barde kabyle déjà connu dans son pays se produit à l'Olympia. Il enregistre ensuite "Aurifur", un album qui remporte quelques succès.

Depuis la sortie de son premier album A Yizem anda tellid ? (Ô lion où es-tu ?) Matoub Lounès célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).

Matoub Lounès l'homme engagé

Matoub Lounes
Uploaded by M-A-Y-U

 

Les textes des paroles des chansons de Matoub Lounès sont clairement revendicatifs et se résument essentiellement à la défense de la culture amazighe et dui mythe kabyle qui occupe une place centrale. Il dénonce la dictature et l'islamisme radical en Algérie. Écorché vif et volontiers provocateur il s'oppose en outre à la politique d'arabisation monoculturelle qui selon lui était insupportable à vivre. Sa liberté de provocation est également insoutenable pour ses adversaires, car il y'a une différence entre un Mouloud Mameri ou un Kateb Yacine qui avaient une vision culturelle plus large et universelle qu' un Matoub lounès plus axé sur un communautarisme réducteur et surtout une allergie à tout ce qui n'était pas kabyle![4]. On lui reproche également d'avoir un public qui boit ses paroles sans discernement.

S'il accepte de parler le tamazight et le français et refuse de parler l'arabe n'est pas tout à fait exact. Il s'exprime dans sa langue maternelle qui est le Kabyle. Il est vrai qu'il semble ne pas manifester une grande passion pour la langue arabe. Je ne parle pas l'arabe, je le comprend un petit peu, c'est une langue que je revendique aussi l'arabe algérois. Matoub Lounès se proclame comme un fervent partisan de la laïcité et une vision de la démocratie, et se fait le porte-parole des laissés pour compte et des femmes. Opposé au terrorisme, il condamne l'assassinat d'intellectuels, mais il fut enlevé le 25 septembre 1994 par un groupe armé, puis libéré au terme d'une forte mobilisation de l'opinion kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique intitulé Le Rebelle et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand. La même année la Fondation Nourredine Abbasle lui remet le prix Tahar Djaout, du nom du premier journaliste assassiné en Algérie, lui a été attribué pour « le courageux combat qu’il mène contre le fanatisme et l’intolérance ». [2]

En 1996, Matoub Lounès participe à la Marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort alors qu'en en mars 1995, le S.C.I.J.(Canada) lui remet Le Prix de la Liberté d'expression.

Le 25 juin 1998, Matoub Lounès est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à Ath Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal par un mystérieux commando. Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes excitées, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes. Son dernier album Lettre ouverte aux…, parut quelques semaines après l'assassinat, contient une parodie de l'hymne national algérien dans laquelle il dénonce le pouvoir en place. Le 30 juin le GIA revendique l'assassinat de Matoub Lounès. Un chef dissident du GIA, Hassan Hattab, a revendiqué l'assassinat du chanteur, qualifié "d'ennemi de Dieu", dans une embuscade en Kabylie.

Sa sœur Malika Matoub se bat, depuis l’assassinat, en 1998, de son frère, Matoub Lounès pour que la lumière soit faite sur le meurtre du chanteur ne croit pas à la version officielle qui imputait la responsabilité au GIA. Noureddine Aït Hamouda député RCD déclare au « Quotidien d'Oran » que Malika Matoub ne serait pas en quête de vérité sur l'assassinat de son frère, au contraire, selon lui elle voudrait que cette quête demeure perpétuelle, car ce qui compte pour elle, c'est la gestion, au sens «entrepreneurial» de cette mort. J'en veux pour preuve, entre autres, le fait que quelques jours après le décès de Lounès, l'avocat qui l'avait invité à venir prendre connaissance des premiers éléments de l'enquête n'a pas pu la rencontrer. C'est dire tout l'intérêt qu'elle porte à la vérité sur l'assassinat de son frère.[3]

Postérité et chantre controversé au nom d'une vision de sa mémoire

Une fondation portant le nom du chanteur a été créée par ses proches sous le prétexte de perpétuer sa mémoire, faire la lumière sur l'assassinat et promouvoir les valeurs d'humanisme défendues pendant la vie de Matoub Lounès. Les activités deviennent rare et le site web n'est plus mis à jour depuis 2006. D'autres militants prétendent que le site internet de la Fondation aurait été détourné par des pirates...Aucune plainte officielle ne permet d'établir le fait.[4]

Un film intitulé Le Rebelle et l’ironie du sort est réalisé par Mokrane Hammar qui a mis en relief la vie et l’itinéraire du chanteur. Ce film n'est pas référencé dans IMDb.

Deux rues portant le nom de Matoub Lounès ont été inaugurées en France à sa mémoire:

Dans la commune de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.

À Vaulx-en-Velin près de Lyon le 22 novembre 2003.

Matoub Lounès est devenu un symbole favorise un extrémisme pour de militants radicaux de la cause berbère qui exprime le rejet de toute composante arabe de la société algérienne et le rejet de l’arabe en soi entant que langue et culture. Des récupérations se font sentir dans les pays de la diaspora sous différentes formes.

Récupéré dans les milieux politiques français, le socialiste Bertrand Delanoë lance des promesses d'inscrire le nom de Matoub Lounès sur une rue ou une place publique à quelques semaines de la campagne électorale pour les élections municipales de mars prochain en France. [5]

Les déclarations de Matoub Lounès sont également récupérées par l'extrême-droite et la “nébuleuse raciste” de France-Echos et Occidentalis  de Denis Greslin qui opère dans un site web qui combat l'Islam tout en répandant des thèses haineuses d'un prétendue islamisation de l'Occident et de la France [6]. Des polémiques d'un autre ordre sont toujours à l'ordre du jour dans des forums de discussion[7] .

L'apparition d'un florilège de sites internet haineux comme www.kabyles.com ou www.kabyle qui se drape de berberisme et de kabylisme dont la webmastrice est très proche des anciens colons français reçoit des plaintes d’utilisateurs par rapport à leur racisme[8].

Il est à noter également que le site web matoub.net reprenant le relai de la Fondation Matoub Lounès est administrée en l'état par un internaute aka Le Rebelle[9] qui dépasse la sphère culturelle des revendications de revalorisation de la culture berbère pour échafauder des thèses inspirées de kabyles fanatiques, proférant du racisme à l'envers et proférant des menaces et insultes violentes[10]à la moindre susceptibilité d'ordre musical[11].

 

Notes et références de l'article

  1. Cogne donc ta tête par terre...Ne sois pas avare de prière...Et écoute ton sidi cheikh... Allah ukbar! Allah!
  2. l'Arabe salopart, à Djurdjura m'a agressé, personne parmi vous a réagi, pour l'égorger !!!
  3. Matoub Lounès n'était pas un prophète
  4. Matoub Lounès, quel héritage ?
  5. Site Fondation Matoub Lounès piraté
  6. «Qui retarde le procès des assassins de Matoub Lounès ?» «Qui retarde le procès des assassins de Matoub Lounès ?» par Raouf Tadjer, Le Quotidien d'Oran, 31 octobre 2000
  7. Site Fondation Matoub Lounès piraté
  8. Bertrand Delanoë jette son dévolu sur les admirateurs de Matoub Lounès à l'approche des élections
  9. [http://www.occidentalis.com/print.php?sid=2881 Occidentalis Pour que la France ne devienne jamais une terre d'islam Occidentalis]
  10. Nadia Matoub vous invite à un colloque Le programme
  11. [2]
  12. Islamophobie
  13. Sources Beur FM
  14. Insulte puis menace de mort : Tu veux arabétiser ou islamiser MATOUB, libre a toi, ceux qui le connaissait apprécieront et jugerons d'eux même....Pour finir, je pense que parler avec un bouffon comme toi, ne génère que de la perte de temps. Quelque soit ta réplique, tu n'auras aucune réponse de ma part...Je te place à l'endroit qui te vas le mieux, CAD plus bas que terre in Beur FM le 1er février 2008, 22h19
  15. Une petite pensée...in Beur FM
  16. Propos anti arabes sur le forum de Beur FM
  17. Musique kabyle, Le procès de Brahim Tayeb in El Watan par Saïd Gada in El Watan le 18 février 2007 
Matoub Lounes
Uploaded by rabiedz

 

discographie-matoub-lounes.JPG
Discographie

1978 : Ay izem ; Daâwessu (ayemma âzizen)

1979 : Ruh ayaqcic;yekkes-as znad iw cekkel;l'hif youréne;ayahlili

1980 : récital à l'olympia,moughrag ath yirathéne, waka imdissawléne

1981 : Assa-agi lliY ; essla3vit ay avahri ; yehzene el oued aîssi

1982 : ru ayoul

1983 : Tamsalt n-sliman (ourifor)

1984 : Tarwa n-lhif

1985 : da hamou;

1986 : ougadhegh akerwin, Les deux compères ;eras thilli

1987 : Tissirt n ndama

1988 : Lmut ; rwah rawah

1989 : L'ironie du sort

1991 : Regard sur l'histoire d'un pays damné ; Izri-w

1993 : Communion avec la patrie ; hymne à Boudiaf

1995 : Kenza

1996 : assirem ; thigri -n-yemma

1997 : Au nom de tous les miens vol 1 et 2

1998 : Lettre ouverte aux…

 

Bibliographie

  • Lounès Matoub, Véronique Taveau, REBELLE
  • Yalla Seddiki, Mon nom est combat
  • Malika Matoub, Matoub Lounès, mon frère
  • Nadia Matoub, (épouse du chanteur), Pour l'amour d'un rebelle

 

Voir aussi


Lien internet