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Wadih El Safi (en arabe وديع الصافي ), de son vrai nom Wadih Béchara Francis (né en 1921 à Niha) est un chanteur, un oudiste et un compositeur libanais. Safi signifie veut dire pur[1]. Avec plus de soixante ans de carrière, une voix exceptionnelle et un répertoire musical qui regroupe près de 5000 titres, il est considéré comme le chantre consensuel du monde arabe. Wadih El Safi, est un artiste qui a pu préserver la splendeur de la musique et la tradition musicale arabe et est considéré comme l'un des piliers du tarab tout comme le ténor Sabah Fakhri. C'est pour cette raison qu'il est surnommé la Voix du Liban. Agé de 89 ans en 2010, ses prestations se font rares.

Biographie et évolution musicale

Né en 1921, à Niha, une région montagneuse du Liban, le Jeune Wadih débute sa carrière à la fin des années 30, et choisit la voie de la chanson militante nationale libanaise à une époque où la chanson arabe était dominée par la production égyptienne.

En 1938, à l’âge de 17 ans il participe à un concours de chant, organisé par la station « Chark el Adna », qu’il remporte avec succès, il débute dans la chanson.

Il a commencé par mettre en musique la poésie dialectale libanaise, mais s'est aussi orienté plus tard vers l'arabe littéraire et s'est mis à puiser ses textes dans les recueils des grands poètes arabes. Pendant ces années là Farid El Atrache lui composera aussi quelques chansons célèbres. Il utilise le Zajal pour inspirer le patriotisme, la dévotion, la morale et les valeurs.

En 1947, Wadih vit et travaillera au Brésil où il reste jusqu'en 1950. Il est remarqué pendant son séjour par la diaspora libanaise établie dans ce pays.

La notoriété de Wadih El Safi s’est confirmée en 1957, lors du fameux Festival de Baalbek.

 

Parmi ses œuvres musicales les plus importantes au théâtre, on se souvient de: "mawsam el izz, ardouna ila el abad, kasidat houb (un poème d'amour), " Al anwar " (les lumières) , et Ayyam sayf (Jours d'été) ...

Wadih est réputé pour l'interprétation musicale avec une extrême spontanéité, simplicité appuyée par une voix d'une extrême flexibilité qui peut changer de forme d'une note à l'autre en plus de l'expression voulue donnant une démonstration peu commune qu'elle n'a pas de limites en conservant la même qualité d'interprétation.

C'est un jeu qu'il livrera d'ailleurs en se jouxtant musicalement au chanteur gitan de flamenco José Fernández[2]dans son célèbre 3endak ba7rea en écoute dans son Myspace, La Ouyouni Gribeh, ou encore dans jannat[3][4]. Les prouesses communes au deux chanteurs marquent un souvenir de l'origine Mozarabe du flamenco qui apparaît pleinement dans la poésie des troubadours appelée « muwashshah[5] », terme que l'on retrouve déformé dans la langue Rom sous la forme « Muvaachaha ». 

Wadih El Safi obtient le titre de docteur honoris causa de l’Université de Kaslik, au Liban, en hommage à son immense talent.

La mairie de Paris, sous les auspices de Bertrand Delanoë a rendu un vibrant hommage à ce chanteur lors d'une cérémonie annuelle organisée par la Maison franco-libanaise où Wadih el-Safi reçoit une médaille d’honneur et un certificat d’appréciation en signe de reconnaissance pour son apport artistique pendant plus d’un demi-siècle. Wadih El Safi à cette occasion a entonné plusieurs chansons issues de son répertoire.

  • Best of Wadi - Vol. 1 (EMI, 1999)
  • Best of Wadi - Vol. 2
  • Best of Wadi - Vol. 3
  • Inta Omri (2000)
  • The Two Tenors:Wadi Al Safi Aad Sabah Fakhri (Ark 21, 2000)
  • Wadih El-Safi and José Fernandez (Elef Records)
  • Wetdallou Bkheir
  • Rouh ya zaman al madi atfal qana
  • Chante Le Liban
  • Wadi El Safi / Legends Of The 20th Century
  • Mersal El Hawa
  • Mahrajan Al Anwar
  • Youghani Loubnan
  • Ajmal El Aghani

Albums

  • Cantiques de l'Orient (Harmonia Mundi Fr., 1996)
  • Psaumes Pour Le 3ème Millénaire (Angel Records, 2002)



Parmi son immense répertoire

  • A Lalla Teoud
  • Aal Bal Ya Aasfort El Nahrain
  • Aala Remsh Eyounha
  • Aalby Yehwaha
  • Aammer Ya Maallem El Emar
  • Al Dalounieh
  • Al Laylou Ya Layla
  • Allah Yerda Alayek Ya Ibny
  • Ana We Hal Beir
  • Baitna Ya Karim
  • Bayt Bel Jenoub
  • Beyouny Sfartik
  • Bsaha Tlaayna&Mejana
  • Bsaha Tlaayna
  • Btrihlak Meshwar
  • Daa Bab El Bait
  • Dolab El Omor
  • Eebao Zkorona
  • El Dayaa
  • El Majd Emznar Madena
  • El Nejmat
  • En Jad El Jad
  • Endak Bahreya
  • Fawoa Stoh Dieaetna
  • Ghabit El Shams
  • Haiyhat Yabo El Zolof
  • Hal Tathkorena
  • Hawa El Widian
  • Heyhat Ekhtor
  • Inti We Ana Ya Layel
  • Jannaat
  • Jarou El Habayeb
  • Jayen Ya Arz El Jabal
  • Jena El Dar
  • Kbery Ya Ibny Farehty
  • Kinto Hnayen
  • Lawain Ya Marwan
  • Lawain Ya Marwan&Sarkhet Batal
  • Lebnan Ores El Deny
  • Lebnan Ya Otaet Sama
  • Lebnany Men Lebnan
  • Marao El Hasaden
  • Matwalk Ya Lel
  • Mayel Aala Khadak
  • Men Youm Forgak
  • Mosalha
  • Oum Men El Beir Ya Yousef
  • Oumy Tnimshy
  • Oyonik
  • Oyounha El Kahla
  • Oyounik Akhdony
  • Rabea El Hana
  • Remshet Aynek
  • Sarkhet Batal
  • Sayajna Lebnan
  • Sobhana Man Jmalak
  • Stlony Oyouna El Sod
  • Tal El Sabah
  • Talaany Darji We Darjy
  • Talet Tetmkhtar
  • Talo Hbabna
  • TeWalaoow
  • Waslet El Laylo&Endak Bahreya
  • Wekbrna(Junto con Najwa Karam)
  • Welly Law Yedron
  • Wely
  • Ya Asfor
  • Ya Baitna El Khalf El Dabab
  • Ya Em El Dafayer
  • Ya Ghayeben
  • Ya Helwa
  • Ya Maryamo
  • Ya Sakhret El Mena
  • Ya Wel Haly
  • Ya Zaman
  • Yabo El Mejana
  • Yakhty Njoum El Lail
  • Yarayet Baader
  • Yemken Ya Ibny
  • Zaraana Telalek
  • baa Baladna

 



Voir aussi

  • musique libanaise
  • La notion du tarab désigne le plaisir indissocié du musicien et de l'auditeur. L'instrumentiste ou le chanteur dans la musique arabe trouve satisfaction par sa musique dans les yeux des autres. On joue rarement seul, ou plus exactement on n'atteint le plaisir suprême du jeu qu'en présence d'un auditeur satisfait. Cette satisfaction se manifeste par plusieurs actes, allant du sourire à la transe en passant par les soupirs ou les cris (les mots Allah , yâ Salam , teslam , yâ lil, etc. accompagnent souvent ces soupirs et ces cris ), l'applaudissement, le soulèvement ....

Notes et références de l'article
  1. Probablement, qu'il emprunte ce pseudonyme par l'éclat de pureté qu'est doté la voix du chanteur
  2. National Geographic Society
  3. José Fernandez est né au sein d'une famille gitane, où la plupart de ses membre étaient des musiciens confirmés depuis plusieurs générations. A l'âge de 4 ans, le jeune José participaient commue percussionniste lors des cérémonies familiales, et révèle très rapidement ses performances de chanteur, que la presse locale le surnommaient déjà le "Mozart du Flamenco".
  4. http://www.elefteriades.com/wadih.htm Michel Elefteriades
  5. Ce terme désigne aussi une forme de musique arabe classique originaire du Machreq et est transcrit également en castillan comme muaxaha, muwasahas, muassaha, etc. Ce genre de composition est imité par les poètes judéo-espagnol.
Liens Internet
Tag(s) : #musiques libanaises
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