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Mahieddine Bachtarzi

Mahieddine Bachtarzi


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Mahieddine Bachtarzi  (en arabe : محيى الدين بشطارزي) - (né à Alger le 15 décembre 1897 - décèdé à Alger le 6 février 1986). Il fut un des principaux artisans du théâtre algérien. Il fut aussi chanteur d'opéra (ténor), acteur de cinéma, comédien, auteur et directeur du TNA (opéra d'Alger). Surnommé Le Caruso du désert par la presse française à la suite à une réception donnée au Quai d'Orsay où il brilla en 1925  fut un chanteur, compositeur et pédagogue algérien reconnu. Il est l'auteur de quelque 400 œuvres musicales. Avec une carrière qui s'étale sur plus de 70 ans,  il demeure toujours l'interprète qui a le plus interprété à la Çan'a d'Alger . Il obtiendra de nombreuses distinctions honorifiques tout au long de sa vie. 

 

Biographie et évolution musicale

Mahieddine Bachtarzi poursuit des études coraniques à la Medersa libre de cheikh Ben Osman, à l’issue desquelles il devient chantre à la grande mosquée d’Alger. Il avait alors 14 ans. 

Doté d’une voix chaude et suave, il fait son entrée en scène en intégrant l’école de musique El Moutribia, où il sera nommé président, sans pour autant oublier d’assumer son rôle de Bach Hazzab. Après un périple de 12 ans de concerts , avec la troupe El Moutribia à travers l’Europe, il devient, en 1928, professeur de musique au Conservatoire municipal d’Alger. 

Il est admis en 1931, comme membre de la société des auteurs-compositeurs de musique de Paris tout et obtient, en 1926, la distinction honorifique marocaine de 5ème chevalier du Ouissam et de commandeur du mérite humain décerné par les autorités suisses pour sa contribution et le rôle qu’il a joué pour faire connaître la culture et la musique algériennes. 

Parallèlement à la musique, il s’investit dans le théâtre populaire plus accessible en recourant aux pièces composées par Allalou et Rachid Ksentini, puis dès 1931, en collaboration avec Mohamed El-Hamel, il écrit Djeha et l’usurier, une fable populaire qui séduisit vite le public et en 1932 entame sa première tournée à travers son pays.

À l’Indépendance de l'Algérie, il dirige le Conservatoire de musique d’Alger où le chanteur de Chaâbi algérois El Hachemi Guerouabi fut parmi ses brillants étudiants. 

Le ténor algérien s'est produit avec succès dans plusieurs tournées dans les milieux d'émigrés algériens en métropole. 

Le 21 mai 1992, à titre posthume, Mahieddine Bachtarzi est récompensé par la médaille de l’Ordre du mérite national. 

Il demeure l'interprète qui a le plus donné à la Çan'a d'Alger avec une immense carrière artistique qui s'est étalé pendant plus de 70 ans.

L'Association de Musique Andalouse EL-BACHTARZIA de Koléa a été fondée en 1992 en hommage au grand Maître de la musique arabo-andalouse et homme de théatre.

 

Chansons connues

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Le recueil de chansons de Mahieddine, publié en 1937, comportait les titres suivants[2] :

  • Pourquoi m'avoir reproché ?
  • Habibi L'Toua Madjache
  • H'bibi Ghab Ma Djani
  • La voix de l'Algérie
  • "El-Aachagua"
  • Taaallamou
  • Yeedjebni Essif
  • Marefnach Ach Mentriq Nakhdou
  • Littihade
  • Leila
  • Houbb Erreassa
  • Yezha Quelbi

Filmographie

  • 1936 : Un de la légion de Christian Jaque
  • 1937 : Sarati, le terrible de André Hugon
  • 1940 : Face au destin de Henri Fescourt
  • 1946 : Serenade for Mariam de Norbert Gernolle
  • 1947 : Kenzi de Vicky Ivernel
  • 1969 : L'Opium et le Bâton de Ahmed Rachedi
     

Bibliographie

Rachid Bencheneb, «Les mémoires de Mahieddine Bachtarzi ou vingt ans de théâtre algérien», Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, Pp : 15-20.


Liens internet

 

Notes et références de l'article

  1. ↑ dans Le Journal par Géo London
  2. ↑ source : Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence