Warda al-Jazairia ( وردة الجزائرية, La rose algérienne) généralement appelée Warda (وردة ) est une chanteuse algérienne née le 22 juillet 1940 à Puteaux en France. Elle demeure une diva de la chanson d'amour, adulée de ses admirateurs en suscitant la passion chez ses nombreux fans du monde entier qui louent son art, son talent et sa voix magique. Avec plus de 300 chansons à son répertoire, elle donne des concerts dans le monde entier. Celle que l’on appelle la diva du monde arabe est l’une des rares chanteuses capables de surmonter les barrières linguistiques et musicales.
“Elle représente une certaine unité du monde arabe. Et aussi un brassage culturel essentiel”.
Biographie et évolution musicale
Née d'un père algérien (Mohammed Ftouki) originaire de Souk-Ahras et d'une mère libanaise en 1940, elle commence à chanter en 1951, à l'âge de onze ans, au Tam-Tam, un établissement du Quartier Latin de Paris appartenant à son père. Elle se fait rapidement connaitre pour ses chansons patriotiques algériennes.
C'est sa mère, libanaise, qui lui enseigna dès son plus jeune âge, ses premières chansons. C'est dans le club parisien de son père qu'elle fit ses débuts sur scène. C'est là aussi qu'elle gagna son surnom de "Rose d'Algérie", dans ce Tam-Tam - le nom du club, très populaire durant la guerre d'indépendance auprès des grands noms de la musique arabe de l'époque. En s'installant au Caire, Warda devient une superstar et cet album, en proposant la longue plage "Law Sa'Alouk" en public, montre l'impact, la ferveur de l'artiste. Ainsi que la communion qu'elle peut provoquer. La tension, perceptible au fil de sa voix, s'installe pour ne plus vous lâcher. Les violons et les percussions, lascives, accusent votre corps, à l'intérieur. Le son, capté en 1977, n'a pas besoin d'artifice. L'émotion, brute, naît du basculement dans ce frisson que provoque la voix de Warda. Cosmopolite, la chanteuse égyptienne sait aussi convoquer d'autres atmosphères, jouant avec l'orgue et la guitare électrique ("Moustaheel"), ainsi qu'avec les tempos plus latins ("Rahhala"). Si vous n'avez pas découvert Warda dans la bande originale du film Élisa, ce disque sera une idéale introduction. -- (Sources : José Ruiz)
En 1958, suite à ses chansons, elle est obligée de quitter la France pour Beyrouth. Après l'indépendance de l'Algérie, elle retourne au pays et se marie en 1962. Son époux lui interdit alors de chanter. En 1972, le président algérien Houari Boumediene, lui demande de chanter pour commémorer l'indépendance du pays, ce qu'elle fait accompagnée d'un orchestre égyptien. Suite à cela, son mari demande le divorce ; c'est ainsi qu'elle décide de consacrer sa vie à la musique.
Elle part vivre en Égypte, où elle rencontre le compositeur Baligh Hamdi avec qui elle se remarie. En Égypte, elle connait un grand succès en travaillant avec les plus grands compositeurs arabes, comme Mohamed Abdel Wahab ou Sayed Mekawi. Elle tient aussi quelques grands rôles dans des films égyptiens.
Une nuit, le chanteur Mohamed Abdel Wahab est dans le public. À la fin de la représentation, il lui propose de composer pour elle et elle perçoit sa proposition comme un immense honneur. Wahab deviendra ainsi son "parrain" et pour lui, le prix de la gloire est de travailler dur : ses méthodes de travail sont rigoureuses, quasi tyranniques, mais Warda lui sera reconnaissante. C'est à cette époque qu'elle décide d'apprendre l'arabe écrit et "d'effacer" son accent algérien. Jusqu'alors, Warda interprétait ses chansons d'après des textes transcrits phonétiquement en alphabet latin. Désormais, elle le fera avec des textes écrits en arabe.
Elle a vendu plus de 20 millions d'albums à travers le monde pour un répertoire comprenant plus de 300 chansons. Parmi les plus connues on trouve "lola el malama", "batwannes bik" (reprise aussi par George Wassouf), "harramt ahibbak", "wahashtouni" ou "awqati btehlaw".
Elle fait un come-back éclatant à la fin des années 90 avec Nagham el hawa, le titre d'un album de compilation qui mêle orchestration classique et arrangements modernes. Elle a travaillé en étroite collaboration avec le compositeur Salah el Sharnoubi, l'auteur lyrique Omar Omar Batiecha, le musicien Tarek Akef et le producteur Mohsen Gaber (Alam el Fan), une association de talents qui a donné naissance à trois de ses albums recevant la récompense du "meilleur album de l'année" en 1991, 1992 et 1994.
En 1995, à Paris, Warda se fait remarquer en concert au Palais des Congrès. Ce concert fait l'objet d'un enregistrement DVD par Mega Net.
Accompagnée de l’orchestre "Khaled Fouad", Warda al Jazairia a présenté en 2005 sur la scène du Festival International de Baalbeck ses principaux titres.
En 2008, le public la découvre également dans "Al dhameer Al Arabi".
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Après l'énorme succès qu'elle a obtenu à Baalbek en 2005, Warda Al Jazayria revient en 2008, pour interpréter à ses fans de par le monde, ses titres les plus connus accompagnée par l'orchestre "Majed Serour". Sa voix magnifique s'élèvera entre les temples pour une unique soirée de "tarab" sur les marches du temple de Bacchus.
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