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Nayda : phénomène de la "contre-culture" marocaine

Nayda : phénomène de la "contre-culture" marocaine

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"I don't care" de Said Ben Allal, mille frissons...à minuit!

 

L’art a toujours été l’expression d’une âme et le porteur d’un message. Lié à la sensibilité et au romantisme, les arts modernes qui s’en écartent ont souvent été refusés voire dénigrés par le public avant de trouver leurs adeptes. Il arrive même que ces derniers vivent la même marginalisation que l’art qu’ils admirent.

De plus en plus, les arts se multiplient et l’artiste ne se conforme plus forcément à un modèle bien défini. Ainsi, dans la musique voyons-nous l’émergence de plusieurs genres, qui sont encore refusés. Le hard rock et le rap en font partie pour beaucoup de personnes qui n’y «voient pas de goût».

Nayda est un mouvement culturel marocain qui se traduit approximativement de l'arabe par réveil ou debout. Ce mouvement est pour le moment à caractère essentiellement musical, avec une grande dominante issue de la culture musicale du hip-hop et du  rap avant gardiste marocain.

Une de ses principales manifestations qui y est associée est le Festival annuel du L'boulevard  se déroulant sous la forme d'une compétition à Casablanca. Sur fond de rap ou de fusion, la jeunesse marocaine réclame le droit à la parole et pour les groupes marocains, c'est l'une des rares occasions de se produire sur scène ! Le cinéma marocain est également une autre forme artistique rattrapé par le fièvre du mouvement avec des jeunes cinéastes comme Khalid Benkirane ou encore Zakia Tahiri.

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Origine, contextes et considérations à propos de ce mouvement culturel parfois antagoniste

Décrits comme libertaires, ces mouvement ne sont pas neufs au Maroc tout comme dans le cadre de la culture hippie de la fin des années 60 et surtout dans les seventies, les jeunes urbains marocains de l'époque ressentaient déjà le besoin de s'exprimer et de se démarquer de la génération de leurs parents.

Une scène avant-gardiste du Hip-Hop démontre que ce phénomène n'est pas de courte durée, mais un mode de vie, un moyen d'expression, un nouveau souffle pour une génération de jeunes qui cherchent à s'affirmer artistiquement.  Notamment parmi ces idoles des seventies figuraient les Jil Jilala qui ont créé avec leurs titres un moyen d'expression efficace. Au-delà des structures sonores, des recherches phonétiques, il y avait déjà les prémisses d'une affirmation d'une identité musicale propre à la jeunesse du pays.

Nayda est un terme utilisé généralement par les adolescents et les jeunes voulant exprimer leurs émotions lors de ce qu'on appelle le "bouillonnement de la musique urbaine au Maroc depuis 2003". Ce qui n'est pas totalement nouveau, souligne Mario Scolas

Parmi les principales figures de ce mouvement des groupes rap comme : Mafia C, H-kayne, Fnaïre, Zanka Flow, Don Bigg, Darga, ou d'autres formations ou chanteurs tels que Hoba Hoba Spirit, Ahmed Soultan, Steph Ragga Man...

Certains y voient un mouvement culturel similaire par certains égards à la movida espagnole (renouveau culturel pendant la fin de la période de la transition démocratique espagnole, au début des années 1980, après la mort du Général Franco), d'autres n'y voient qu'un phénomène artificiel ou purement marketing crée de toutes pièces et poussé par la presse progressiste et moderniste comme Telquel ou Le Journal Hebdomadaire.

Eclose en “terre d'islam”, la Nayda est plombée dans son élan par des interdits moraux beaucoup plus forts que ceux de l'Espagne post-franquiste. Qui plus est, la Nayda ne s'accompagne d'aucun développement économique contrairement à l'Espagne qui a pu faire un bond en avant spectaculaire grâce à son ouverture sur les autres pays européens[1]. D'autres artistes pratiquent dans ce contexte un rap différent qu'à Casablanca, comme à Meknès[2].

La plupart des Marocains, jeunes ou moins jeunes, pratiquent le soufisme sous une forme ou sous une autre. Elément fort de l'identité marocaine, le soufisme absorbe tous les membres de la société, quel que soit leur âge, leur sexe, leur statut social ou leur orientation politique. Le soufisme attire de plus en plus de jeunes marocains du fait de sa tolérance, du fait de l'interprétation facile qu'il donne du Coran, du fait qu'il refuse le fanatisme et qu'il embrasse la modernité. Les jeunes gens trouvent dans les principes de ''beauté'' et d'''humanité'' du soufisme un style de vie équilibré qui leur permet de savourer les arts, la musique et l'amour sans être obligés d'abandonner leurs obligations spirituelles et religieuses.

A ce propos, d'après Kamal Mesbahi "la Nayda relève du développement social et de l'extension des libertés individuelles. Mais elle ne pourra pas compter sur l'essor économique pour grandir. Le PIB marocain progresse mais les inégalités sociales s'accentuent", le mouvement touche principalement les ­classes moyennes en milieu urbain, ce qui lui vaut d’être consi­déré aujourd'hui comme «minoritaire». Il a cependant contribué à dédramatiser la question de l’identité marocaine, surtout après les accusations du journal Attajdid. «Ce ne sont pas des Marocains», harrangue ce journal islamiste en oubliant que des jeunes filles voilées dansent au L’Boulevard aux côtés de jeunes venues des quartiers populaires de Casablanca.

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Une nouvelle scène sans conséquences 

D'après le journal marocain Tel Quel plusieurs jeunes artistes marocains participant à la scène Nayda ont disparu en 2007, au lendemain d'une représentation de la troupe à Bruxelles, en Belgique. Ce deuxième incident après celui des musiciens du chanteur Barry en Espagne, en 2006 remet en question l’octroi des visas aux artistes de la nouvelle scène marocaine.[1]

Film documentaire réalisé sur le sujet  

Farida Belyazid  tourne un film documentaire intitulé Casa Nayda dévoile ce mouvement culturel.

La chercheuse à l’INALCO, Dominique Caubet l’associe à la réalisation de ce documentaire de 52 minutes[5][6].

Dans le film, l’historien Mohamed Tozy va même jusque à évoquer une nouvelle forme de patriotisme[7]. Le film précise avec effet répétitif que ce mouvement est un attachement profond voué au Maroc et à tous les acteurs qu’ils soient musiciens, organisateurs ou journalistes.

« Heavy Metal Islam » : rock around the monde musulman

Dans cet ouvrage surprenant et empathique, Mark LeVine explore le potentiel politique de la scène heavy metal et hip-hop au Moyen-Orient. C'est en entendant mentionner l'existence de punks marocains que Mark LeVine a décidé d'aller à la rencontre des fans de metal, de hard rock et de  la culture hip-hop qui trouvent dans ces musiques un moyen d'échapper à des sociétés de plus en plus répressives et bloquées. C'est en entendant mentionner l'existence de punks marocains qu'il a décidé d'entreprendre cette recherche des fans de cette culture musicale qui trouvent dans ces musiques un moyen d'échapper à des sociétés de plus en plus répressives et bloquées. la scène métal. est à la fois un style de musique très populaire parmi les jeunes mais aussi marginalisé, en effet certains estiment que métal et islam ne font pas bon ménage.

Résultat : programmer des groupes de métal reste difficile. Les fans sont souvent obligés d'organiser leurs propres concerts pour pouvoir écouter leur musique.

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Notes et références de l'article      

↑ Plusieurs millions de Marocains et particulièrement de jeunes vivent aujourd'hui dans des situations de dénuement extrêmes: sans travail, sans couverture de santé et sans perspectives réelles d'avenir quant à un futur meilleur et sans issue à court ou à moyen terme, les jeunes refusant êre bercée d'illusions et de promesses. Le rap marocain émerge donc de plus en plus dans les quartiers populaires des villes et aussi dans les agglomérations avoisinantes. Ce rap rencontre néanmoins des difficultés de prendre son envol du côté des maisons de disques qui hésitent à prendre le risque de produire du rap et du hip-hop.

«I love Hip-Hop in Morocco» C'était justement dans cette ville et à Marrakech qu'est organisé le premier festival de hip hop au Maroc par la section des Affaires publiques de l'ambassade des États-Unis.

Nayda : Artistes harragas

Nayda dans les métiers de la musique, in Selwane par Saïd Raïssi

↑ Dominique Caubet, auteur de "Casa Nayda", est professeur de langues à L’Inalco à Paris. Spécaliste de la darija, elle étudie la nouvelle scène musicale au Maroc.

↑ Dominique Caubet :"Casa Nayda" est le reflet d’une identité plurielle, publié le 30-10-2007

↑ C’est plutôt un attachement opposé au nationalisme panarabe n’est pas une réalité à l'ordre du jour, démontrent les intervenants.

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Voir aussi

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El Nayda es un movimiento cultural marroquí que puede traducirse aproximadamente en la palabra Levantamiento en árabe. Este movimiento es por el momento de carácter esencialmente musical, con en particular una gran dominante resultante de la cultura musical el hip-hop y el  Rap marroquí.

Una de sus principales manifestaciones aparte claramente del nacimiento de muchos grupos de fusion, es el Festival del Bulevar de los jóvenes músicos que se desarrolla todos los años en Casablanca, el festival ALegria del Norte Que se celebra en la ciudad de Chaouen , el  Festival Timitar en Agadir, o el incomparable festival de musica Gnawa en Essaouira o los conciertos por la tolerancia en Marrakech.

Entre los principles figuras de este movimiento de los grupos como : Mafia C, H-kayne, Fnaïre, Zanka flow, Bigg, Darga, Hoba Hoba Spirit, Oum, Ahmed Soultan, khansa Batma, muslim, Walid Mimoun, Med ziani, Steph Raggaman, Joudia, Casa Crew,...

El movimiento cultural Nayda es similar a la Movida madrileña, para unos solo es un fenómeno artificial o puramente comercial y lo consideran pasajero, pero para la Gran mayoria esta creando una autentica revolucion cultural en el pais, ya que por fin hay libertad de expresion en el arte aun asin sigen habiendo ciertos puntos criticados por los mismos artistas como la censura en las radios que generalmente afecta a la cultura hip hop.

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Amiral feat La reina Yoja "Nar Lhob", est lancé à cet instant !