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Musiques arabes

Musiques arabes

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 « Les échanges sont devenus monnaie courante ; la musique arabe s'exporte sous d'autres cieux, et s'y établit. Classicisme, romantisme, modernisme voire baroquisme : tout s'accumule simultanément dans une pratique musicale en pleine mutation, qu'elle soit ou non vouée à l'échec, en passe de renouveler le langage ou de revenir vers le passé. On n'a sans doute jamais autant fait de musique dans les pays arabes qu'en cette fin de siècle où, parfois, l'industrie musicale l'emporte sur l'artisanat. Les expériences se succèdent et ne se comptent plus, les unes chassant ou cachant les autres : reconnaissance de musiques marginales ou laissées en friche, jeunes en soif de notoriété rapide, etc. Tout cela ne cesse de malmener l'orientation générale, la recherche d'effets faciles oblitérant souvent la marque de cette musique et la dérobant à son tronc ancestral. Mais cette ébullition n'est pas nouvelle, et a émaillé la longue histoire qu'elle a traversée pour nous parvenir. La transmission orale de cette musique, qui semble la fragiliser, révèle néanmoins la vigueur de ses règles. ».  Christian Poché

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La musique arabe (الموسيقى العربي) constitue un ensemble de musiques orientales issues d'une vaste zone géographique s'étendant de l'Asie centrale à l'Atlantique. Ces musiques appartiennent aux branches d'une même famille musicale ayant évoluée dans les foyers culturels du Proche-Orient et du Moyen-Orient[1]et souvent dans des contextes différents.

 

Deux siècles après la disparition du prophète de l'Islam Mahomet, le monde arabo-islamique avait posé les bases de son unité culturelle, religieuse et linguistique. Le pouvoir, cependant, était éclaté. De l'est vers l'ouest, Bagdad, Le Caire et Cordoue vont être les sièges d'autant de califats. Les trois zones principales du pouvoir seront : la première, abbasside, qui allait couvrir l'Iran et l'Irak du sud ; la deuxième, fatimide, s'étendant sur l'Egypte, la Syrie et l'ouest de l'Arabie ; enfin, la dernière, andalouse, allant du Maghreb à l'Espagne musulmane.

En dépit de leurs multiples apparences, ces musiques qui dérivent essentiellement de la tradition orale[2], présentent des caractéristiques communes, surtout l'étude de la musique savante ; cela est moins évident dans les musiques ethniques, où les particularités régionales sont marquées. Les concerts traditionnels de cette musique associent généralement des interprétations vocales et instrumentales, souvent en alternance.

Le terme "musique arabe" semble prêter à certaines équivoques : ils est justifié si l’on désigne l’expression historique d’une civilisation dont la langue arabe et la culture de l'Islam constituent les deux axes fondamentaux, mais l'expression est impropre si l’on entend par ce terme les formes d’un art inhérent aux Arabes et à l’Arabie définis ethniquement et d'un point de vue géographique[3]. Cet art couvre en fait des réalités esthétiques et des concepts ethnomusicologiques variés et parfois fort éloignés. Il est incontestablement marqué au sceau unificateur de l’Islam, lequel a pris racine et s’est principalement exprimé dans cette langue[4].

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Sources d'influence

Les origines de la musique arabe se confondent en trois sources principales :

  • L'origine sémitique : Elle donne à la musique des sources divines. On trouve ainsi un certain nombre de récits bibliques expliquant jusqu'au terme même de musique : Moïse entra en contact avec Dieu dans le désert du Sinaï. Gabriel vint et lui dit : frappe le rocher avec ton bâton. Il fit éclater douze sources d'eau, chacune d'elles rendant un son agréable différent. Elles furent les bases des douze modes classiques ( maqamat ). Gabriel ordonna alors de faire boire les fils d'Israël, par ces mots : Ya musa sqi : O Moïse, donne à boire. On contracta les deux mots et il en résulta l'appellation de l'art révélé par Allah : Musiqi. L'origine sémitique donne la priorité à la voix et au chant.
  • L'origine indo-persane : Elle lie la musique au cosmos. Chacun des douze modes, ou maqamat, correspond à un signe du zodiaque, et est lié à un élément : terre, feu, eau, air. La musique anime le bien et le mal.
  • L'origine grecque et de la Méditerranée: Les modes musicaux sont liés aux tempéraments, soit climatiques, soit humains.

 

Musiciens de la Méditerranée

Les multiples sources d'influence de cette musique sont à la fois sémitiques et méditerranéennes et remontent à la période qui se situe entre le Vème siècle et l'expansion de l'islam au VIIème siècle, avec des influences indo-persanes et grecques. Par ailleurs, les traditions majeures forgées en Arabie se développèrent et subirent les influences d'anciennes cultures des différents pays où l'islam et la civilisation arabe s'imposèrent, principalement en Perse, en Anatolie, au Proche-Orient et au Maghreb.

Des musiques fortes différentes sur les plans instrumentaux, techniques, musicales que poétique, à l'image de la constellation des sociétés et des cultures du monde méditerranéen. Mais pendant des siècles, les liens matériels et immatériels ont été assez denses pour que de nombreux aspects communs leur soient donnés en partage.

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Les musiques de la Méditerranée subissent aujourd’hui le choc de la mondialisation. L’irruption médiatique des musiques du monde, la circulation rapide des musiciens et la commercialisation de toutes les musiques dessinent une nouvelle configuration sonore, et augure d’un horizon incertain pour certaines expressions, menacées d’engloutissement dans le flot de la world music.

D’aucuns résistent et tentent de maintenir le cap de la fidélité aux traditions ; ainsi en va-t-il des Aïssawa de Fès, des Ahwach du Haut-Atlas ou des troupes de musique arabo-andalouse maghrébine. D’autres tentent de réinterpréter et parfois de réécrire le legs musical des aïeux, contribuant ainsi à la rénovation du patrimoine. Les troupes du nord et du sud de la Méditerranée se rencontrent fréquemment lors des festivals ou des résidences d’artistes. A la croisée des chemins naissent de nouvelles esthétiques, issues de rencontres, de fusion des mélodies, des rythmes et des sons ; le dialogue du oud de Naseer Shamma et de la guitare espagnole de Carlos Piñana en est l’une des expressions les plus séduisantes.

Les musiciens de la Méditerranée se sont fait tisserands, en ce sens qu'ils nouent, de plus en plus, des relations entre les formes musicales anciennes et nouvelles, notamment par la mise en parallèle de modes ou des rythmes communs, la synthèse d'emprunts et d'extraits musicaux, parfois par la combinaison savante de sons et d'instruments, esquissant l'amorce d'un nouveau langage esthétique méditerranéen... [5]

Les arabes ont prêté une grande attention à la musique et ils ont regardé cet art avec hommage et respect. Quant aux artistes qui ont versé dans cet art, ils ont reçu toute l'attention et l'estimes des classes dirigeantes. La musique, et plus particulièrement le chant a toujours étroitement accompagné la vie des Arabes et joué un rôle unique dans la plupart des évènements sociaux. Les racines de cette musique remontent à une période lointaine de l'histoire et sa progression est intimement liée à des évènements politiques et culturels : parfois appréciée et respectée, parfois, au contraire, réprouvée et bannie.[6]

Histoire

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Il faut voir dans la civilisation arabo-musulmane le point de convergence d'anciennes civilisations de l'Orient mésopotamien, égyptien, assyro-babylonien, indo-iranien et byzantin, synthèse dont l'Orient musulman se revendique l'héritier. L'arabe devient ainsi un dénominateur commun aux peuples comme à leurs expressions culturelles, du Golfe arabo-persique à l'Atlantique, de l'océan Indien au Caucase et en Asie centrale, tandis que l'Islam, religion et civilisation, fondra dans l'unité de foi et un même mode de pensée, de sentir et de vivre, les deux parties autrefois séparées de l'Orient méditerranée et indo-iranien : très au-delà de son aire de domination, son influence atteindra l'extrême Asie et s'étendra vers l'Occident jusqu'en Europe des l'Est et de l'Ouest. Il se crée en conséquence une identité facilement ambigüe entre "arabe" et "islamique" [7], qui s'est appliquée plus particulièrement au domaine du langage musical. "Musique arabe" et "musique de l'Islam" ou du "Monde musulman" sont soit confondues, soit considérées comme deux cultures musicales tout à fait distinctes. [...][8].

Le Congrès du Caire de 1932

A la fin des années 1920, au Caire, les mélomanes constatent la décadence de la musique classique arabe. Assoupissements, corruption, inculture, disent-ils, appelant de leur voeux un modernisme inspiré de la musique occidentale, déjà largement diffusée au Caire. La ville possède un opéra et plusieurs écoles de musique. Accompagnant l'émergeance des mouvements nationalistes panarabes, musiciens et musicologues cherchent à créer un mode, ou maqâm, unique pour tous les pays de la zone (l'équivalent, en tant que principe unificateur de la gamme occidentale. Les traditions de ces pays différemment pourtant profondément. Le maqâm permettrait de jouer différemment une musique identique de Damas à Marrakech, de Tunis au Caire. Poussant le jeu plus loin, certains théoriciens proposent de mettre au point une échelle tonale universelle, utilisée à la fois par l'Orient et par l'Occident.

Fin 1929, le gouvernement égyptien inaugure l'Institut Oriental de Musique, et le roi Fouad décide de marquer le coup. "Tous les  compositeurs, tous les musiciens ambulants et tous les improvisateurs de l'Islam y seront convoqués avec leurs instruments de musique. Nous débattrons du meilleur moyen de développer le meilleur le génie musical de nos races, en conservant les vieilles traditions tout en suscitant de nouvelles originalités créatrices".

Le roi demande au Baron Rodolphe d'Erlanger de mettre sur pied le premier concrès Congrès de musique arabe, qui s'ouvre le 28 mars 1932. Il y travaille avec l'aide de musiciens tunisiens et proche-orientaux ainsi que du baron Carra de Vaux. Malheureusement, sa santé ne lui permet pas de se rendre au Caire pour participer au congrès et il décède le 29 octobre de la même année.

 

Aux débuts de l'ère islamique, les Arabos-musulmans confinèrent souvent la pratique musicale aux esclaves et aux captifs (comme les chanteuses appelées Qayna), ce qui favorisa notamment les influences persanes.

La musique arabe connut une renaissance au XXe siècle, sous les effets conjugués de certaines techniques et l'introduction d'instruments occidentaux qui y furent adoptés, et de la volonté grandissante de sauvegarder le patrimoine musical arabe. L'Égypte notamment vit l'éclosion d'immenses talents, compositeurs ou chanteurs, comme Mohammed Abdel Wahab, la chanteuse Asmahan ou encore Oum Kalsoum qui a emprunté d'ailleurs son nom à la poésie arabe préislamique et dont la carrière avait commencé dès 1932 en incarnant au temps d'al-Nasser l'ambition d'un retour à la grandeur première de l'islam. A la fin des années 60, elle élabore un nouveau style qui trouva aussi ses aficionados. Mais elle n'a été que la plus grande d'une pléiade d'artistes.

Caractéristiques communes de la musique savante arabe

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L'historien d'art, spécialiste de l'art islamique Oleg Grabar dira : L'art de l'Islam est un art qui sert non pas de fin en soi, mais d'intermédiaire entre l'homme et ce qui existe. Ce qui a rendu les artistes du monde Islamique uniques, c'est d'avoir pu montrer que l'eau se boit mieux dans un beau verre, que la lumière est plus belle lorsqu'elle émane d'un chandelier richement incrusté.

À la différence de la musique occidentale dans laquelle se sont développées l'art de la polyphonie et de l'harmonie, la musique arabe est plutôt attachée au chant et à la mélodie, laquelle est la plupart du temps homophonique (c'est à dire une seule note à la fois) et construite sur un système extrêmement riche de modes mélodiques, appelés Maqâm. Les ouvrages arabes anciens sur la musique recensent jusqu'à 400 maqamat, dont 30 au moins demeurent en pratique utilisés. Inspirés de l'échelle des sons et des intervalles de la musique grecque ancienne, les modes furent adaptés à la musique arabe. Comme les modes grecs, ils reposent sur des intervalles de tierces (tricordes), quartes (tétracordes) et quintes (pentatonique), et reflètent la diversité des cultures rencontrées pendant l'expansion de l'islam.

La musique arabe n'utilise pas, comme la musique occidentale, la gamme tempérée (système de division de l'octave le plus communément utilisé de nos jours dans la musique occidentale et les musiques qui en sont issues), mais la gamme naturelle (définie comme des harmoniques simples de la note tonique), qui permet une interprétation toute différente de l'échelle des sons à l'intérieur d'une octave, et de leurs rapports (les intervalles). En conséquence, les intervalles dans ces modes sont inférieurs au demi-ton occidental : le plus courant d'entre eux représente trois quarts de ton, mais l'on rencontre des intervalles d'un neuvième, de quatre neuvièmes et de cinq neuvièmes de ton. Si, dans la musique moderne, le monde arabe a souvent adopté le mode de notation occidental, le terme « gamme » est inapproprié, puisqu'il couvre théoriquement une octave, et que la musique arabe est construite sur des modes inférieurs à l'octave. Les intervalles inférieurs au demi-ton ; on utilise le Limma (1/3 de ton) et le Comma (1/9 de ton). Mais le plus utilisé est le 1/4 de ton. Les altérations utilisées pour indiquer les 1/4 de ton sont le « demi bémol » et le « demi dièse ». Pour noter ces intervalles inconnus dans la musique occidentale, on utilisait autrefois le bémol inversé (comme un d). Aujourd'hui on utilise le bémol barré [9]. Une autre particularité de cette musique, apportée par un art vocal très sophistiqué et mélodique (résultant du système modal et de ces micro-intervalles), réside dans l'ornementation des lignes mélodiques homophoniques (les instruments sont alors utilisés à l'unisson ou à l'octave). Trille, glissando et autres variations rythmiques et mélodiques constituent une ornementation continue et souvent complexe.


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Structure du maqâm

Un élément très important de la musique orientale est l'improvisation du musicien qui, généralement suit un maqam (maqâm) et égraine ses notes. On appelle cela le Khawatar : improvisation du cœur, les sentiments s'expriment librement à travers la mélodie, sans cesse renouvelée et censée être infinie car impromptue.

Dans la musique arabe, l'emploi des nuances est quasiment absent (sauf dans la musique turque). L'art du contre-chant est encore timide dans les formations musicales rabes.

L'occident est plus enclin à la polyphonie. La musique orientale commence à l'adopter, mais cette assimilation n'est que très progressive pour la majorité du public, seuls certains artistes parviennent à effectuer une réelle fusion.

Il existe une infinité de modes (maquamat) dans la musique orientale. La musique orientale est, sur ce point beaucoup plus riche et diversifiée que la musique occidentale.

A ne pas confondre avec cette forme d'écriture arabe

Le maqâm est composé de plusieurs sous-ensembles de 3, 4 ou 5 cordes (tricorde, tetracorde ou pentacorde) appelés genres ou nœud (ce dernier terme étant plutôt réservé aux pentacordes). Ces genres portent les noms des familles de maqâms. C'est le 1ergenre d'un maqâm qui détermine sa famille. Ainsi les maqâms commençant par le genreBayati appartiennent à la famille Bayati.

 

Tempérament

Bien que utilisant les mêmes maqâms (même nom et même structure), les musiciens des différentes contrées n'utilisaient pas les mêmes hauteurs (fréquences) pour les mêmes notes. Ceci a été mis en évidence lors du 1er Congrés de la musique arabe en 1932.  Plus tard, des expériences menées par le musicien Salah El Mahdi (1966)  ont montrés que des altérations étaient utilisées pour abaisser ou augmenter le ton de :

  • 2/10 de ton
  • 3/10 de ton
  • 4/10 de ton


De nos jours, pour des raisons de commodité, les altérations sont arrondies au ¼ de ton et on n'utilise que deux altération pour représenter le demi-bémol et le demi-dièse. 


Ajam  tricorde commençant avec si
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Bayati tétracorde commençant avec ré
Image:Arabic maqam jins bayati.jpg
Hijaz tétracorde commençant avec ré
Image:Arabic maqam jins hijaz.jpg
Kurd tétracorde commençant avec Ré
Image:Arabic maqam jins kurd.jpg
Nahawand:tétracorde commençant avec do et qui correspond au 1er tétracorde du do mineurImage:Arabic maqam jins nahawand.jpg 
Nikriz pentacorde, commençant avec do
Image:Arabic maqam jins nikriz.jpg
Rast tétracorde, commençant avec do
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Saba tétracorde, commençant avec ré
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Sikah  tricorde, commençant avec mi
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Liste des Maqâms les plus couramment utilisés

  • Ajam: Ajam, Jiharkah, Shawq Afza (terme qui désigne « ce qui n'est pas arabe »)
  • Sikah (du perse Se-gah qui veut dire 3ème son): Bastanikar, Huzam, Iraq, Mustaar, Rahat El Arwah, Sikah, Sikah Baladi
  • Bayati: Bayatayn, Bayati, Bayati Shuri, Husseini, Nahfat, Nawa
  • Nihawand (du nom d'une ville perse): Farahfaza, Nahawand, Nahawand Murassah, Ushaq Masri
  • Rast (en perse : principal): Mahur, Nairuz, Rast, Suznak, Yakah
  • Hijaz: Hijaz, Hijaz Kar, Shadd Araban, Shahnaz, Suzidil, Zanjaran
  • Saba: Saba, Saba Zamzam
  • Kurd: Kurd, Hijaz Kar Kurd
  • Nawa Athar: Athar Kurd, Nawa Athar, Nikriz


Formes de compositions ornant un maqâm

  • Bashraf
  • Dawr
  • Doulab
  • Longa
  • Maqtou'a Mousiqiyya
  • Mawwal
  • Muwashah
  • Qadd
  • Qasida
  • Samai
  • Tahmila
  • Taqsim
  • Wasla



L'originalité dans l'apprentissage de la musique arabe 

L'élève apprend la technique et le répertoire traditionnel transmis par un maître grâce à la tradition orale. Après une certaine maîtrise de ces éléments, il évolue et se met au jeu de l'improvisation et à l'art de la création musicale. Il puise dans la tradition des éléments qui lui ont été transmis pour ensuite les assembler selon ses aspirations, ou à partir desquels il invente des variations qui viendront enrichir un répertoire commun.

Cette tradition orale reste l'un des éléments majeurs dans l'interprétation comme dans la transmission pédagogique de la musique. Une bonne maîtrise des systèmes mélodiques et rythmiques est donc indispensable pour la composition et l'interprétation de la musique arabe. Les élèves étudient des morceaux vocaux et instrumentaux, mais ils les interprètent rarement exactement tels qu'ils furent initialement composés. Dans la tradition arabe, les bons musiciens apportent des variations et improvisations musicales sur les morceaux ou modèles connus, comme les musiciens classiques de l'Inde ou les musiciens de jazz. Les improvisations peuvent être relativement longues, transformant des compositions d'une dizaine de minutes en interprétations d'une heure et n'ayant parfois que peu de points communs avec le modèle d'origine.



Les partitions de musique arabe sont écrites comme pour l'écriture de droite à gauche dans le cas pour d'anciennes partitions. Les partitions modernes s'écrivent de gauche à droite, reprenant ainsi l'habitude d'écriture en vigueur en Occident.

La musique, l'objet de rencontres familiales Le mariage est une affaire très sérieuse et les anciens attachaient beaucoup d'importance sur le lien unissant deux familles qui vont s'allier pour l'éternité. Dans la société musulmane, les fêtes de mariage tendent à impliquer la communauté toute entière. C'est l'occasion de fêter non seulement l'union de deux personnes, mais aussi le contrat social conclu entre deux grandes familles, clans ou tribus, contribuant ainsi à la stabilité et à la paix dans la vie quotidienne. La musique y joue en grand rôle.


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Organologie

« dans tout l’islam, le seul mot pour désigner les instruments de musique est malâhî (plur. de mulhî), littéralement “les dissipateurs”) »[10].

Les instruments les plus usités dans la musique arabe sont l'oud (عود), ancêtre du luth européen employé parfois comme basse mélodique ou rythmique dans les ensembles instrumentaux, et le nay, une flûte de roseau. Les instruments à percussion les plus courants sont des tambours en forme de sabliers (comme la derbouka دربكة et des tambourins avec ou sans clochettes (daff ou târ). Les noms et les formes des instruments varient en fonction de leur région d'origine. Des instruments à anche double, de différentes tailles, tels que le mijwiz au Liban et le mizmar en Égypte, sont utilisés lors de célébrations en plein air. Le rebab arabe, violon à pointe joué verticalement, peut être historiquement apparenté au violon européen, lui-même adopté dans de nombreuses régions arabes, notamment dans les orchestres arabo-andalous. Parmi les autres instruments classiques figure le Qānun (قانون‎) - adopté dans l'Europe médiévale sous le nom de canon), cithare à soixante-douze cordes métalliques.

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Evolutions musicales et disparités

Au cours des siècles, des pratiques musicales locales distinctes se développèrent, en se forgeant un une identité culturelle particulière à chaque société. Il existe ainsi, dans des villes du Maghreb telles que Fès, Tétouan, Tlemcen et Tunis, des versions distinctes du noubas, qui font partie intégrante de la culture musicale locale. Des modes mélodiques légèrement différents portent le même nom en Syrie, en Égypte, en Irak et dans les pays d'Afrique du Nord. Les modes rythmiques de ces musiques peuvent être articulés différemment et leurs interprétations varient. La poésie populaire chantée, changent aussi en fonction du dialecte local. Le maqam irakien n'est pas simplement un mode mélodique mais constitue une suite de pièces dans un mode particulier. En Irak, le terme maqam a d'ailleurs une signification plus proche de celle du waslah ou du nawbah que de celle du maqâm dans d'autres régions arabes.

Du fait de l'absence de partitions de musique écrites jusqu'au XXe siècle, il est impossible de dater les mélodies avec exactitude. Certains genres mélodiques, en particulier ceux du Muwashshah andalou ou syrien (Ce type de poème en langue arabe est distincte de la qasidah (en Arabe قصيدة, en Persan قصیده) à une seule rime et autorisant une plus grande subtilités et possibilités de création et de composition musicale. le poème est composé en larges versets monorythmiques. Selon García Gómez, à la fin du 9ème siècle, un poète arabe anonyme empruntait certaines de ces chansons en un poème arabe intitulé moajaxa, qui lui donna une structure strophique particulière), doivent remonter à plusieurs siècles, mais il est probable qu'ils aient subi quelques modifications.

Des centaines de traditions musicales locales coexistent dans le monde arabe, qui portent souvent les traces des pratiques musicales de peuples avec lesquels les populations arabes se sont trouvées en contact. Ainsi, la pratique du tambour dans les États du golfe Persique pourrait s'expliquer par les relations avec les commerçants africains. La tradition gnawa tirerait son nom des esclaves de l'Afrique noire amenés au Maroc. La musique nubienne, en Égypte, fait appel à un système mélodique particulier utilisant une gamme pentatonique (à cinq notes) et intégrant des rythmes distincts.

La musique populaire arabe contemporaine emprunte à la fois au style traditionnel et au style classique arabes. Les claviers électroniques accordés pour les maqamat et les tambours accompagnent généralement les chanteurs de poésies et de chansons populaires. Dans certains cas, les chanteurs adaptent leur style vocal ou leur langage au public non arabophone, tout en s'efforçant de préserver en partie la tradition musicale arabe. Le raï, venu des faubourgs d'Oran en Algérie, a su associer le rock, le funk et le reggae à la musique arabo-andalouse traditionnelle.

La tradition de la musique arabe côtoie d'autres traditions musicales en Turquie, en Iran et en Asie centrale. Des points communs existent parmi les systèmes à prédominance mélodique du dastgah persan, du mugam d'Azerbaïdjan, du makam turc, du shashmaqam d'Ouzbékistan et du maqâm du peuple Ouïghour de Chine. Les traditions de récitation coranique et de chants religieux originaires des régions arabes sont partagées par l'ensemble des communautés musulmanes, par exemple en Indonésie et au Pakistan. De même, les traditions de musique religieuse des Églises chrétiennes du Proche-Orient, en particulier celles de l'Église maronite en Syrie ou au Liban et de l'Église copte égyptienne, peuvent être rattachées à la tradition musicale arabe.

Cette pluralité n’a pas épargné la musique savante de l’Islam, dans la mesure où le substrat ethnique, omniprésent dans les musiques populaires, marqua de son empreinte l’évolution du langage musical dans les trois grandes aires ethnolinguistiques de l’Islam traditionnel notamment au niveau des formes et de la pratique.[11][12]

La Musicothérapie

Au Moyen Age, les Arabes inventent la musicothérapie et faisaient venir des musiciens dans les hôpitaux pour guérir les malades. Il faudra pourtant attendre notre époque pour que soit fondé en 1942 le premier institut européen de musicothérapie. Avicenne est l'auteur du Canon de la médecine, un ouvrage fondamental qui fait le point notamment sur les manifestations psychosomatiques et la phytothérapie. À l'époque, la civilisation islamique fait aussi grand cas des conteurs et des musiciens pour traiter les maladies mentales. L'anthropologue viennois Gerhard Tucek s'est rendu en Ouzbékistan pour y rencontrer des praticiens restés fidèles à l'héritage d'Avicenne, qui soignait à la fois les corps et les âmes.


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Artistes

Des noms célèbres comme

  • Oum Kalsoum (1904 - 1975) ont pu populariser cette musique à travers le monde entier.
  • Fairuz (née en 1935), chanteuse libanaise, sans conteste la personnalité la plus marquante de la musique libanaise.
  • Sayed Darwish est considéré comme un précurseur du renouveau de la musique arabe malgré sa mort prématurée en 1923, tout comme les compositeurs Riyad el Sounbati ou Bayram Tounsi.
  • Mohammed Abdel Wahab (1907 - 1991) est le premier chanteur arabe à atteindre la popularité. Il joue dans le 1er film musical arabe (La rose blanche) en 1932, et se consacre plus tard à la composition.
  • Abdel Halim Hafez (1929 - 1977): l'une des plus belles voix du monde arabe. Ces chansons rencontrent encore un grand succès.
  • Farid El Atrache (1915 - 1974): chanteur égyptien d'origine syrienne, connu pour avoir été l'un des meilleurs joueurs de l'oud.
  • Hedi Jouini, (né en 1909 à Bab Jedid - Tunis - décédé le 2 décembre 1990).
  • Wadih El Safi (né en 1921 à Niha au Liban), considéré comme l'un des piliers du tarab. A la fin des années 30, il choisit la voie de la chanson militante nationale libanaise à une époque où la chanson arabe était dominée par la production égyptienne. Il a commencé par mettre en musique la poésie dialectale libanaise, mais s'est aussi orienté plus tard vers l'arabe littéraire et s'est mis à puiser ses textes dans les recueils des grands poètes arabes. Il utilise la forme poétique du Zajal pour inspirer le patriotisme, la dévotion, la morale et les valeurs.

On peut ajouter d'innombrables musiciens comme Sayed Mekawi (Égypte), Oulaya (Tunisie), ou les syriens Sabah Fakhri, Omar Sarmini, Fayza Ahmed (1930-1983).


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Bibliographie

  • La musique arabe, PUF (collection que sais-je), 1971

  • J.Azzouna, Evolution de la musique arabe jusqu'au Zajal, Ibla. Revue de l'Institut des Belles-Lettres Arabes Tunis, 1977, vol. 40, n°140, pp. 213-241.

  • Dr. M. Victor Sahab Assabaa L kibar Fil Musiqa L Arabiya L Mu'asira, thèse de doctorat[13].

  • Lodge, David and Bill Badley. "Partner of Poetry". 2000. In Broughton, Simon and Ellingham, Mark with McConnachie, James and Duane, Orla (Ed.), World Music, Vol. 1: Africa, Europe and the Middle East, pp 323-331. Rough Guides Ltd, Penguin Books. ISBN 1-85828-636-0

  • Shiloah, Amnon. Music in the World of Islam. A Socio-Cultural Study 2001. ISBN 0-8143-2970-5

  • Julian Ribera y Tarrago. La musica arabe y su influencia en la española (1985). ISBN 84-8191-357-X

  • Barrios Manuel, Gitanos, Moriscos y Cante Flamenco, Séville, RC 1994.

  • Benabdeljalil Abdelaziz, Madjal ilâ târîj al-mûsîqâ al-magribiyya (Introduction à la musique marocaine), Casablanca, s. éd., 2000.

  • Chailley Jacques, Histoire musicale du Moyen-Age, Paris, PUF, 1950.

  • Cortes García Manuela, Pasado y Presente de la Música Andalusí, Sevilla, Fundación El Monte, 1996.

  • Fernandez Manzano Reynaldo, De las Melodias Nazari de Granada a las Estructuras Musicales Cristianas, Diputación Provincial de Granada, 1985.

  • García Barriuso Patrocinio, La Música hispano-musulmana en Marruecos, Madrid, Publicaciones des Instituto General Franco, 1950.

  • Guettat Mahmoud , La Musique classique du Maghreb, Paris, Sindbad, 1980.

  • Christian Poché, La Musique Arabo-Andalouse, Paris, Cité de la musique / Actes Sud, 1998.

  • La Musique arabe, tome premier par le Baron Rodolphe d'Erlanger

  • Grand Traité de la Musique (Kitabu l-Musiqui al-Kabir), livres I by Al-Farabi Abu n Nsar Muhammad ibn Muhammad ibn Tarhan ibn Uzag

  • Paolo Scarnecchia, Encyclopédie de la Méditerranée, Musiques populaire, musique savante, série Temps Présent, Edisud, 2003

  • Ahmed Hachlaf et Mohamed Elhabib Hachlaf (Auteurs) Anthologie de la musique arabe, 1906-1960, éditeur : Publisud, (27 août 1993), Collection : Beaux Arts Musi, 346 pages - ISBN-10: 2866004264 - ISBN-13: 978-2866004262

  • Ayari Mondhe : L'écoute des musiques arabes improvisées : Essai de psychologie cognitive de l'audition, Editions L'Harmattan, , Collection : Univers musical (1 novembre 2003)[14][1]

  • An Annotated Glossary of Arabic Musical Terms / Lois Ibsen al Faruqi / Greenwood / Press Connecticut,U.S.A / 1981/ English / Important glossary of Arabic musical terms

  • Revue des Traditions Musicales des Mondes Arabe et Méditerranéen [15].

  • Amnon Shiloah Music and Its Virtues in Islamic and Judaic Writings (Variorum Collected Studies Series), Ashgate (31 Octobre 2007), 336 pages - ISBN-10 : 0754659186 ISBN-13 : 978-0754659181.

  • Musique arabe : le Congrès du Caire de 1932 (1992), Le Caire, CEDEJ, 1992, 310 p.

  • La Derbouka : Technique fondamentale et initiation aux rythmes arabes par P. Vigreux, Edisud, Prix Editeur: € 22,87

  • Muhammad Bin Faris Ensemble (2004). Sawt of Bahrein. Institut Du Monde. ASIN B00025DQEU.

  • Al-Umayri Ensemble (2004). The Sawt in Kuwait. Institut Du Monde. ASIN B00027X3RI.

  • Rovsing Olsen, Poul (2002). Music in Bahrain. David Brown Book Company. ISBN 87-88415-19-8.

  • Various artists (1995). A Musical Anthology of the Arabian Peninsula, Volume 3 - Sowt, Music from the City. Gallo. ASIN B000004A2E.

  • Berner (Alfred). Studien zur arabischen Muzik Leipzig, 1937

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Notes et références de l'article

  1. ↑ La musique arabe englobe des cultures allant du golfe Persique à l'Atlantique, de l'océan Indien au Caucase, en passant par l'Asie centrale, jusqu'en Chine. Elle constitue l'essentiel de la musique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

  2. Interview de M.Hichem Achi

  3. Musique arabe ou musique de l'Islam ? (Simon Jargy)

  4. ↑ Malgré une diversité évidente de cultures, l'influence de l'islam sur ce vaste territoire a engendré deux identités musicales : une première islamique et unitaire, une deuxième arabe et plus diversifiée. On distingue ici trois grandes cultures musicales : arabe, turque et iranienne, la première étant la plus répandue, tout en présentant des variations locales, alors que les cultures turque et iranienne ont des caractéristiques musicales qui leur sont propres.

  5. ↑ Parmi les différents styles musicaux Grecs, il existe des chansons que l'on appelle Rébétika. Ce sont des chansons structurellement simples, que chantaient il y a très longtemps les gens simples, pauvres du peuple. Selon les informations que l'on a retrouvé, les premières chansons de style Rébétika sont apparues vers la fin du 19ème siècle, même si personne ne sait exactement. La tradition orale nous renseigne, que ces chansons sont nées dans les régions du vieux Athènes, à Constantinople, à Evroupoli (île de Syros aujourd'hui), à Alexandrie, et Thessalonique

  6. ↑ Les docteurs et les imams n'ont cessé de l'anathématiser et de faire peser sur elle une suspicion d'autant plus vive qu'elle s'alimente à un terreau plus ancien que l'islam : impie, le musicien est également suspect de contrevenir au règles de l'honneur. Mais, en dépit des autodafés innombrables où, au Yémen ou ailleurs, les Savonarole de l'islam jettent les instruments de musique à la flamme de bûchers que chaque siècle rallume, ni le luth ni la musique ni la poésie n'ont disparu in Jean Lambert, La médecine de l'âme. Le chant de Sanaa dans la société yéménite, Nanterre, Société d'ethnologie, 1997, 312 p., bibl., index, CD, 53'.

  7. ↑ Bien que profondément enracinée dans la tradition bédouine pré-islamique (le hudâ, chant des caravaniers), la musique arabe islamique a su évoluer en digérant le patrimoine des pays conquis (Perse, Syrie, Byzance) et en l'adaptant à son génie propre. Rôle important de l'Andalousie, in J.Azzouna, Evolution de la musique arabe jusqu'au Zajal, Ibla. Revue de l'Institut des Belles-Lettres Arabes Tunis,1977, vol. 40, no140, pp. 213-241.

  8. Musique arabe ou musique de l'Islam ? (Simon Jargy)

  9. Il est en théorie possible de simuler les quarts de ton inexistants dans l'échelle des gammes tempérées. On pourra pour cela exploiter le phénomène des battements. Le battement est un phénomène acoustique qui se produit lorsque deux notes sont jouées simultanément. Il en résulte une interférence qui produit une oscillation à une fréquence qui est la valeur absolue de la différence des deux fréquences fondamentales. Pour être exact, le phénomène se produit bien sûre aussi avec les harmoniques, et même avec toutes les combinaisons imaginables des fréquences en présence

  10. Intellectuels en diaspora et théories nomades, par Dominique Casajus in L'Homme Revue française d'anthropologie

  11. ↑ Ce qui justifie qu'aujourd'hui qu'on distingue et analyse séparément les musiques dites arabes, turques et persanes.

  12. Musique arabe ou musique de l'Islam ? (Simon Jargy)

  13. ↑ référence incontournable dans l'histoire de la musique arabe du vingtième siècle, Dr. M. Victor Sahab a travaillé avec son frère Elias, à composer une œuvre colossale sur la vie et les chansons de Oum Kalsoum, et de Mohammed Abdel Wahab, en 7 volumes, comprenant une biographie des deux plus célèbres chanteurs arabes du vingtième siècle, et une analyse historique et approfondie de chacune de leur œuvres musicales.

  14. ↑ Les phénomènes musicaux sont habituellement abordés par une diversité d'approches analytiques : aspects socioculturels par l'ethnomusicologie, aspects perceptifs, cognitifs, émotionnels et moteurs par la psychologie cognitive, aspects historiques et structuraux pat la musicologie. Il est cependant rare de voir ces approches se confronter au sein d'un effort d'intégration. L'ouvrage de Mondher Ayari propose cette intégration en abordant l'histoire, la sociologie, la politique et la structure mathématique des gammes et modes arabes. Il lit les sciences cognitives, et plus particulièrement la psychologie cognitive, et la sémiologie sous l'angle de leurs apports potentiels â la compréhension des phénomènes musicaux arabes. Enfin il présente des expérimentations sur la perception de la musique arabe improvisée par des auditeurs arabes et occidentaux et met en lumière les contraintes imposées par l'acculturation dans l'écoute et la compréhension musicales, mais également les différences individuelles au sein d'une: même culture. Il en déduit un modèle d'analyse de la musique modale arabe qui a une portée certaine tant sur le plan de la musicologie que sur les plans ethnologique et psychologique. Cet ouvrage franchit un pas important vers la transdisciplinarité et la transculturalité des sciences musicales en faisant converger des mondes conceptuels divergents sur un objet d'étude commun. Il intéressera et provoquera tous ceux qui s'interrogent sur les différents aspects du phénomène musical en général et de la musique arabe en particulier

  15. ↑ périodique scientifique annuel consacré aux traditions musicales vivantes et/ou anciennes appartenant aux espaces culturels arabes et méditerranéens - ainsi qu'aux sphères apparentées - et ce, dans une perspective musicologique analytique se nourrissant d'interdisciplinarité et s'inscrivant dans le projet d'élaboration d'une musicologie générale des traditions.