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113, un groupe de rap à la langue de putes !

113, un groupe de rap à la langue de putes !

Le 113 est un groupe de rap français formé en 1994 et originaire de Vitry-sur-Seine en banlieue sud de Paris. Leur label est Jive Epic, bien qu'ils possèdent leur propre label, Frenesik, pour des projets moins commerciaux que leurs albums.
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Qu’on me sorte les rappeurs qui se prennent pour des bad boys de la cité de la mort et qui ont rien dans le crâne ! s'exclame un jeune lors d'un des nombreux concerts de ce groupe...et rajoutant : combien de musiciens vendant des centaines d'albums alors qu'ils ne sauraient même pas jouer de leur instrument!  Mieux, tant de groupes "vendus" osent jouer en concert, ce qui n'est pas underground du tout.

Dans Hold-up, du groupe 113, composé d’Abdelkrim Brahmi-Benalla alias Rim’K, de Mokobé Traoré alias Mokobé et de Yohann Duport alias AP, on trouve ceci : « Je guette le vigile qui m’regarde bizarre / Je m'approche de lui et j’lui dis qu’est-c’que tu veux connard ? / J’lui mets un coup de plafond / Et direct j’lui sors mon arme, / Je braque la grosse pute qui s’trouve derrière le comptoir : /Ferme ta gueule, on va pas en faire toute une histoire. » Face à la police, du même groupe, clame ceci : « J’ai pas d’sélection, j’crie tout haut : J’baise votre nation […] L’uniforme bleu, depuis tout p’tit nous haïssons / Produits stupéfiants et pe-pom comme protection / Faut qu’on s’fasse la malle, on remballe et on leur pète leur fion.[…] Du commissaire au stagiaire : tous détestés ! […] A la moindre occasion, dès qu’tu l’peux, faut les baiser.[…] Bats les couilles les porcs qui représentent l’ordre en France. »...
Malgré la violence des propos, malgré certains décalages, le rap mérite le respect, car c'est un porte parole, l'expression d'une jeunesse, de passionnés... On peut de plus en plus remarquer une mauvaise image du rap, ses interprètes catalogués, ses paroles parfois déviées ou incomprises, des lyrics violentes... ce qui est généralement mal perçu par ceux qui ne sont pas adeptes du rap.
Des producteurs essayent de nous fourguer à toutes les sauces des
succédanés de rap comme 113, qui ne méritent même pas d'avoir le respect du milieu du rap. Personnellement, je trouve que le rap est une part de vérité dans un système, un contexte donné. Il sont incapable de donner de vraies infos qui parlent des bavures et des erreurs de l'état; le rap devrait être la voix du peuple, des temoins direct qui retranscrivent ce qu'ils voient, ce qu'ils vivent. 113 ne fait que jeter de la vômissure...
Hormis 113, parmi les autres "artistes" de rap qui ne savent pas produire du rap en France...On peut dire que Kamelancien, sont parmi ceux du "podium des nuls". Et cette évidence fait presque l’unanimité parmi la jeunesse et la critique musicale. Pour Kamelancien, c'est plutôt son flow haché (et à chier) mais surtout des lyrics très pauvres qui témoignent bien évidemment un manque de repères culturels de ces pseudo artistes.



Les paroles en entier

J'suis postiché, j'ai les mêmes cheveux qu'Dalida

La barbe de Fidel Castro et un gros beretta

La gabardine de Columbo, les lunettes d'Elton John

Et la dégaine distinguée des frères Dalton.

Les lieux sont repérés, 9 H devant la banque,

J'suis devant le sas, je sonne et je rentre,

J'fais la queue comme tout le monde,

Mes potes m'attendent 2 rues plus loin,

J'suis opérationnel dans 30 secondes,

Je guette le vigile qui m'regarde bizarre,

Je m'approche de lui et j'lui dis qu'est-c'que ta connard ?

J'lui mets un coup de plafond

Et direct j'lui sors mon arme,

Je braque la grosse pute qui s'trouve derrière le comptoir:

Ferme ta gueule, on va pas en faire toute une histoire.

D'ailleurs ouvre le sas y'a mes potes sur le trottoirs,

Je sors les sacs de sport en un temps record,

J'veux juste l'oseille et dans 5 minutes je sors.

Refrain:

On fait notre entrée dans la banque

Sans faire toc-toc-toc

113 intouchables, ferme ta gueule, c'est un hold-up !

On braque, charge les sacs et on décolle,

La main sur la détente, tu seras pas l'seul à embrasser l'sol ( x 2 )

Démon / AP

Montre en main tout est OK

J'suis pr't pour le feu d'artifice concentré dans mes pensée, remarque

L'entrée des artistes, artistes cagoulés,

J'donne l'ordre que tout l'monde s'mette à terre,

J'tire une fois en l'air, c'est bon on a le feu vert.

Monsieur le directeur, on vient relever les compteurs.

On va passer 1 heure à attendre les inspecteurs,

Assez parlé, et passons aux choses sérieuses,

J'ai pas l'temps de m'attarder, chaque seconde me sont précieuses,

Pendant qu'on est dans les temps, je m'occupe de l'argent de surface, du

Travail de pro, t'inquiète, on laissera pas de trace.

J'remplis les sacs à bloc et là la pourriture veille,

Si Ça tourne au drame, on va laisser des cervelles.

Direction la salle des coffres, j'emmène le directeur au sous-sol,

Mais là y'a un p'tit problème c'batard veut pas cracher le code.

Obligé de le sequester car y'a refus d'obtempérer,

Il a fallu que je lui fasse des photos de sa femme ligotée,

Je prends en otage un client qu'a voulu faire le justicier,

Canon sur la tempe, refais plus ça, sinon j'vais t'tuer,

De ce hold-up on en chie, ça risquerait de finir en boucherie,

Y'a plus de temps à perdre, on s'dirige vers la sortie,

Je remonte les escaliers, les sacs chargés on peut y aller,

Je crois qu'les gars on a touché, un très gros paquet de billets,

Mais j'allais oublier, j'prends le directeur pour couvrir la fuite,

Ne paniquez pas on va l'lacher sur le périph'.

OK on s'barre, dans les sacs plus de 100 barres, je préviens le D,

Le M qui sont restés à l'écart, à la sortie de la banque, on se précipite vers

La planque, le D est prêt à partir avant qu'il y ait une descente,

Y a rien qui manque, non ! Le D est là ? Ouais ! Le M est là ?

Ouais ! La pourriture ? Ouais ! Le colonel ? Ouais ! Ouais !

Refrain

Dry

Après une entrée surprenante, une sortie plutôt fracassante,

Mes membres en attente, dans l'attente d'une couille imminente,

J'garde le contact,démon One plus que 10 secondes,

Plus qu'un sac Gros.

Juste assez de temps pour finir ma blonde,

Ils ont l'air chargés, je pense que le coup a marché,

Dry au volant, je vous conseille de vous accrocher,

Freins à main, tête à queue, trace avec mes complices, VR6,

Compteur 2, 3, 4 et j'sème ta police, j'reprends le volant,

Sans avoir fait de contrôle technique,

Mais cette fois-ci moi j'fonce dans le tas,

Si Ça se complique.

Ici le M pour le D, première à droite, keufs à 500 mètres...

Eh ! Y'a d'la poucav ou quoi ? Ces PD's bouchent le périmètre ,

Chronomètre à la main, fusil à portée de main,

Personne nous freine car par les quai, moi j'connais le chemin.

Refrain.

Ceci dit, en parlant de Rim K ou de 113. Il n’y a que pour le rap qu’on dit que tout est Rap… Comme si le simple fait de prendre un micro en grimaçant, c'était faire du rap. Je ne le pense sincèrement pas. En littérature, il va de soi que tout ce qui est écrit n’est pas de la littérature. En peinture aussi : tout ce qui est peint n’est pas de la peinture. Il y a un point commun entre Rika Zaraï et Marcel Proust: tous les deux ont fait des livres que l'on peut trouver sur les rayonnages des librairies. Mais un seul a fait de la littérature. Il y a un point commun entre Picasso et un peintre de la place du Tertre, mais un seul fait de la peinture.