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Lundi 31 mars 2008

Le Festival Couleur Café est un festival de musiques du monde et urbaines. Il est organisé par l'association sans but lucratif (ASBL) Zig Zag. Il a lieu chaque année à Bruxelles sur le site de Tour et Taxis, le dernier weekend du mois de juin (si cela se présente, à cheval sur juin et juillet). Si ce festival est prisé par les bobos, amateur de world, l'accès est prohibitif aux habitants à revenus modestes et aux familles nombreuses qui habitent le quartier Maritime de Molenbeek-Saint-Jean.


Historique du concept

Fin des années 1980, Patrick Wallens (qui fondera l'Asbl Zig Zag avec Poney Gross) effectue son 'service civil' auprès de la Vénerie (centre culturel de Watermael-Boitsfort). Il profite d'un voyage en Suisse avec Mirko Popovitch pour découvrir le Paléo Festival de Nyon. Festival dont il s'inspirera pour importer le concept à Bruxelles.

L'idée était de proposer un festival métissé et convivial qui offrirait autre chose qu'une vaste et morne plaine pour lieu de résidence (en opposition à Torhout-Werchter par exemple). Le festival se voulait ancré dans le tissu social de Bruxelles et s'installait dès la première édition, en 1990, dans les Halles de Schaerbeek, les anciennes halles maraîchères situées en plein cœur de Bruxelles (aujourd'hui reconverties en centre culturel européen).

La programmation de l'époque était principalement axée sur les musiques africaines et afro-cubaines. Les ingrédients du succès sont déjà présents ; souks, décoration, restos, artisans, fanfares. La première édition accueillit 5300 personnes.

En 1994, suite aux travaux des Halles de Schaerbeek, le festival s'installe sur le site de Tour et Taxis, l'un des plus beaux sites industriels d'Europe. Cet ancien et vaste site industriel désaffecté (aujourd’hui en restauration), situé en pleine ville, le long du canal de Bruxelles, à quelques minutes à peine du centre de la capitale, comporte plusieurs grands bâtiments et entrepôts faits de briques, verre et fer forgé, exemples de valeur de l’architecture industrielle. Le lieu offre au festival la possibilité d’extension nécessaire ainsi qu’un décor exceptionnel.

La programmation musicale lorgne du côté de la musique urbaine et se veut volontairement éclectique en offrant une place de choix aux découvertes et à la scène musicale belge tout en restant dans le créneau 'worldbeat'. Au fil des années, le côté festif du festival et l'aspect pluridisciplinaire se voient renforcés, notamment au travers de l'exposition thématique Cool Art Café consacrée aux arts plastiques et la multiplication des activités extra-musicales : cours de danse, démonstrations de free style, invitation d'ONG.



Aujourd'hui

Le festival ne s'affiche plus seulement comme un festival de musiques du monde mais comme un festival de toutes les musiques offrant désormais 3 chapiteaux où se côtoient RNB, Hip-Hop, World, Afro, Reggae, Ragga, Dub, Dancehall, Latin, Salsa, Son, Raï, Rock ainsi qu'un espace consacré aux musiques électroniques. La programmation fait preuve d'éclectisme en mêlant artistes confirmés et découvertes.

Organisé comme un grand village convivial dans la ville, avec ses places et ses ruelles, le festival offre, en marge de la musique, de nombreuses animations, feux d’artifices, ateliers pour enfants, cours de danse ou de musique, expositions artistiques allant de l’art traditionnel à l’art contemporain, ainsi que des lieux de rencontres multiculturelles.


Il propose également un vaste marché artisanal avec des artisans au travail et des dizaines d’échoppes qui présentent des spécialités culinaires venues du monde entier.

Chaque année, les ONG d’aide au développement participent à l'évènement : regroupées sur une place, elles proposent animations, informations et débats. En 2007, le festival a accueillit près de 70.000 personnes sur trois jours.
 

Un festival responsable

Réduction d'émission de CO2 - Depuis 2005, l'action mobilité se développe, rencontrant un franc succès dès 2006 puisque un tiers des festivaliers (environ 25.000 personnes) ont utilisé les transports en commun pour rallier le festival. Le réseau de la Stib s'ouvre gratuitement au public de Couleur Café, jusqu'à Noctis pour les irréductibles noctambules. Un parking deux roues est mis à disposition à proximité de Tour et Taxis, et un autre, de délestage automobile au Heysel, est relié par des navettes.

Recyclage - Des tonnes de déchets sont produites pendant une telle manifestation.



Les festivaliers sont invités à pré-trier leurs gobelets et autres récipients qui suivront ensuite la voie du recyclage.

Solidarité - Appel est fait au public d'apporter un vêtement ou des chaussures propres et réutilisables au bénéfice d'Oxfam-Solidarité. Tandis qu'un jeu-parcours permet à un gagnant de visiter les projets de l'ONG SOS Villages d'enfants au Rwanda et au Burundi. Référence : (http://www.lalibre.be/article.phtml?id=5&subid=104&art_id=356502&folder_id=370)



Ethique - Non content de proposer l'hébergement d'ONG sur le site du festival, l'organisation se veut exemplaire quant aux produits proposés. Suite au lobbying de certaines organisations humanitaires, les organisateurs ont, par exemple, décidé de ne plus poursuivre leur collaboration avec Bacardi (Référence : http://www.imagine-magazine.com/ (bimestriel belge). C'est du Havana Club qu'on sert désormais lors du festival.



Fait marquant

L'édition 2007 a été marquée par un incendie le 30 juin en début de soirée dans un entrepot où était stocké du matériel, ce qui a nécessité l'évacuation des plus de 20.000 festivaliers présents sur le site de Tour et Taxis. La foule s'est retrouvé massée dans les rues avoisinantes. Aucun blessé n'a été à déplorer et après l'extinction du sinistre par les services incendie envoyés sur place, le festival a rouvert ses portes après une interruption de deux heures.


Pour inviter les amateurs à venir de loin fêter sa 20e édition du 26 au 28 juin, le festival musical bruxellois Couleur Café va ouvrir pour la première fois cette année un camping sur le site de Tour & Taxis.


Ambiance chaude à Couleur Café en 2009

Ce camping ne pourra cependant accueillir qu'un nombre limité de campeurs ce qui a poussé les organisateurs à le réserver exclusivement aux festivaliers de minimum 16 ans qui achèteront un ticket pour les 3 jours du festival et qui résident à l'étranger et hors Région bruxelloise.

Le complément de prix est de 15 euros, mais les 500 premiers tickets seront accompagnés d'un ticket SNCB aller-retour vers la capitale au départ de n'importe quelle gare belge.

L'affiche est connue. Le vendredi les maliens Amadou & Mariam, Ayo et Keziah Jones seront les têtes d'affiches des scènes qui accueilleront encore Rohff, Babylon Circus, Ziggi & The Renaissance Band et Nneka.

Le lendemain le réalisateur et bassiste serbe Emir Kusturica sera présent avec The No Smoking Orchestra. Alpha Blon,dy, Saule et les Pleureurs, Magicc System,  Mamady Keita & Sewa Kan - The Skatalites et Ozomatli.

La dernière journée, dimanche, donnera l'occasion à Cesaria Evora de revenir en Belgique. A l'affiche de l'édition 2008, la chanteuse capverdienne avait été contrainte de renoncer à sa prestation pour des raisons de santé. Bénabar, qui sera ensuite aux Francopholies de Spa, partagera l'affiche complétée par Patrice, Groundation, RZA (ex-Wu-Tang Clan), Terrakota et Ben' Bop.


Discographie

  • 1999 - "10 ans Couleur Café" (Universal)
  • 2004 - "Festival Couleur Café - 15th" (BMG) avec Sergent Garcia, Ska-P, Sizzla, Orishas, Salif Keita, Burning Spear, Daniela Mercury, Cesaria Evora, Youssou N' Dour, Gabriel Rios, Zuco 103, Habib Koité, Israel Vibration, Le Peuple de l'Herbe, Asian Dub Foundation, Capleton, Starflam et Buscemi.

 

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Par Mario Scolas - Publié dans : Médias de diffusion, institutions et événements
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Lundi 31 mars 2008

Ferhat Mehenni, né le 5 mars 1951 à Illoula en Kabylie (Algérie), est un chanteur et une personnalité politique algérienne d'origine kabyle.





















Biographie et évolution musicale

Diplômé en sciences politiques de l'université d'Alger, Ferhat Menni fait sa percée dans le monde musical en 1973 en remportant avec son groupe Imazighen Imoula le premier prix du Festival de musique moderne d'Alger.


Il commence alors sa carrière de chanteur contestaire, hostile à la fois au pouvoir algérien et aux islamistes. Arrêté en 1977, il le sera une douzaine de fois encore par la suite. Condamné à trois ans de prison ferme en 1985, torturé, il sera gracié en 1987.



Présent dans le Vol AF 8969 d'Air France détourné en décembre 1994, il en réchappe grâce à l'action du GIGN.



Cet homme qu'aucune épreuve n'a épargné est l'un des quatre fondateurs, avec feu Mustapha Bacha, Mokrane Ait Larbi et Said Sadi du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Il en a démissionné fin mai 1997.



Quant au MCB-Coordination nationale, qu'il a créé lui-même le 4 avril 1993, il est vrai que Said Saadi lui avait fait un coup d'État vers la fin du boycott scolaire(1995). Ceci n'avait pas découragé pour autant cet infatigable militant de la cause amazighe puisqu'il avait aussitôt créé le MCB-Rassemblement national.



En 2001, suite aux assassinats de jeunes du Printemps noir par la gendarmerie algérienne en Kabylie, il prôna comme solution à la sortie de crise dans laquelle se débat depuis l'Indépendance l'Algérie, l'autonomie régionale. À cet effet, il a fondé le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK). L'assassinat de son fils aîné Améziane, le 19 juin 2004 à Paris, qui n'a pas été élucidé est peut-être lié à son engagement autonomiste selon lui.



Son intervention musclée lors du colloque Afidora à l'Assemblée Nationale, particulièrement médiatisée, a eu un important retentissement en Algérie, particulièrement en Kabylie. Ferhat Mehenni est l'auteur d'un livre, Algérie : la Question kabyle, publié en 2004 à Paris aux éditions
Michalon, où il exprime ses convictions autonomistes pour la Kabylie.



En 2008, il lance un nouvel album à la grande joie de son public.




Voir aussi
  • Musique algérienne
  • Musique kabyle

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Par Mario Scolas - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : ALGERIE
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Lundi 31 mars 2008


L' Ahwach ou Ahouach ou Ahwash désigne une musique et une forme de danses collectives binaire, pratiqué dans les villages berbères du Haut-Atlas et de l’Anti-Atlas. Pour les gens du pays, c'est ce chant dialogué qui est la partie la plus appréciée et aussi la plus difficile à réussir. C'est également la plus surprenante par son originalité pour les spectateurs non initiés.

 

Lors des mariages et autres célébrations lors de fêtes qui porte le même nom. L'ahwach est interprété au son de la flûte avec accompagnement de bendir chez les Berbères, Chleuhs de l’Atlas marocain. Cette musique traditionnelle, est présenté sous forme d’animations où alternent spectacle haut en couleur et échanges entre les musiciens.

 

La partie dansée, que l’on appelle derst, suit la dernière phrase de l’improvisation qui s’est peu à peu accélérée au rythme du tambour. Un râys percussionniste, un premier danseur (ou a’allâm) et le musicien joueur de flûte métallique (tal’uwât ou awwasa) sont le intervenants majeurs. Le musicien gère le rythme et débute son improvisation pour attirer l’attention et réunir les amateurs de l’Ahwach. Le poète lance les premiers vers et les répète jusqu’à ce que le chœur les assimile. Puis, quelques battements de percussion entament le cycle avec un mouvement de plus en plus accéléré.


Il s'agit également d'une cérémonie nocturne dans laquelle les femmes forment une ronde autour d'un feu de branches légères. Au centre une douzaine d'hommes forment un cercle plus restreint, tous munis de bendir. Le thème musical s'établit par soubresauts puis succèdent alors les bendirs sur lesquels la ronde des femmes commence à onduler. La danse arrive alors à son paroxysme lorsque la ronde des femmes se divise en deux groupes qui se font face et se donnent la réplique. L'ahidous est une danse d'hommes et de femmes du Moyen Atlas dans laquelle, cette fois, hommes et femmes sont coude à coude. Elle est réglée selon un rythme à la fois souple et rigoureux avec des ondulations. Après cette phase d'introduction, un couple de danseurs se détache, puis virevolte avec grâce.



Chaque région a son propre Ahwach qui peut être mixte ou non, avec ou sans chant. Lorsque les deux sexes son représentés, le groupe des femmes est en face ou autour des hommes.


Malgré l’impression de solennité qui se dégage de ces rencontres, l’ahwach reste une musique profane et l’occasion d’un rassemblement populaire, l’intérêt de l'évènement dépendant en grande partie de la subtilité et du talent des jouteurs et des danseurs.


Un festival d’Ahwach est organisé annuellement à Ouarzazate au Maroc. Outre le menu principal composé d'ondulations artistiques accomplies par les troupes d'Ahwach, le programme de cette manifestation est assorti d'expositions, des défilés, des projections cinématographiques, des représentations théâtrales et une conférence autour du patrimoine d'Ahwach et ses perspectives. Le programme de cette deuxième édition sera également une occasion pour rendre hommage à plusieurs artistes d'Ahwach, connus surtout pour avoir donné des moments de bonheur au public de la région.



Voir aussi






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Par Mario Scolas - Publié dans : Musique marocaine d'expression berbère - Communauté : Musiques berbères
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Lundi 31 mars 2008
 

Mehdi est un chanteur auteur-compositeur-interprète de la nouvelle scène française. Le spectacle de Medhi est plus qu'un concert, on passe des rires aux larmes (ou presque), on apprécie les mélodies, les jeux de mots travaillés et les messages contenus dans ses textes.


Biographie

Il est issu d'un père kabyle et d'une mère italo-espagnole. Ancien musicien de bals et MJC, Mehdi démarre son parcours compo/solo dès 1999. Il pratique la guitare, le piano et le violon et développe une passion pour l'arrangement. Il décroche une licence jazz et musiques improvisées et une maitrise en musique populaire.

Au contact de ses ainés Michel Fugain (qu'il apprécie beaucoup), ou encore Daniel Guichard (dont il fera la première partie), Mehdi developpe son amour de la scène et du métier de chanteur.

C'est la scène qui lui permet de s'exprimer véritablement. Il s'inspire le plus généralement du quotidien, use du "name dropping", en se jouant de l'individualisme.

Depuis 2005, Mehdi se présente très régulièrement en concert tant en France qu'à l'étranger.

Parallèlement à sa carrière musicale, Mehdi apparaît à l'écran en 1996 dans "La voisine", de Luc Béraud, en 1997 dans "Kub Valium" de Marine Ledu avec Isild Le Besco ou encore dans "Venus beauté (institut)" de Tonie Marshall, avec Nathalie Baye, Mathilde Seigner, Audrey Tautou... On peut le trouver également au théâtre en tant que metteur en scène (comédie, one man show...).


Discographie
  • 2007, 2-Toi (Album live)
  • 2005, David et Safia (cd 2 titres)
  • 2003, Mehdi (cd 2 titres)

 


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Par Mario Scolas - Publié dans : Chanson française - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 29 mars 2008

Gens d'al-Andalus,
c'est Dieu qui a fait votre bonheur
Entre l'ombre et les eaux,
les arbres et les rivières,
D'entre tous, ce pays est jardin pour toujours
Si j'avais à choisir, c'est lui que je choisis.

Ibn Khafâdja

 


L'historien d'art, spécialiste de l'art islamique Oleg Grabar expose que L'art de l'Islam est un art qui sert non pas de fin en soi, mais d'intermédiaire entre l'homme et ce qui existe. Ce qui a rendu les artistes du monde Islamique uniques, c'est d'avoir pu montrer que l'eau se boit mieux dans un beau verre, que la lumière est plus belle lorsqu'elle émane d'un chandelier richement incrusté.

 


 

La musique arabo-andalouse, لطرب الأندلسي aussi appelée andalous, nouba, nuba, moussiqua al-âla, musique hispano-musulmane ou encore malouf en Tunisie, est un genre musical à la fois classique et traditionnel originaire du Maghreb qui se perpétue depuis un bon millénaire d'années.


Dérivé de la
musique arabe de l’Orient, ce style musical s’est développé dans le territoire andalou en s’enrichissant des apports de différentes cultures des communautés cohabitant dans la péninsule ibérique tels les Berbères, les Arabes, les Africains, les Coptes et les Andalous. Cette musique, bien que reposant sur des règles très strictes est une musique non écrite se transmettant oralement de maître à élève. Les confréries soufies ont également joué un rôle déterminant dans la conservation des chansons arabo-andalouses qui cultivent l'ambigüité entre l'amour sacré et le profane.


Histoire

Al Andalus, nom donné au sud de la péninsule Ibérique où s’établirent les invasions successives de peuples d’origine arabe et nord-africaine du VIIIe au XVe siècles, fut pendant le Moyen-Âge un foyer de culture dont l’influence devait rayonner sur toute l’Europe médiévale. L’Europe n’avait alors pas encore atteint un degré de civilisation comparable à la splendeur et au raffinement extrême auxquels étaient déjà parvenus les habitants du Sud de l’Espagne. Très vite, après que le Califat de Cordoue eut proclamé son indépendance en 755, la culture devint autochtone, aboutissant à une forme de vie et à un esprit typiquement andalous, nés du mélange des cultures antérieures de la péninsule, du legs grec et des apports orientaux. Déjà à l’époque romaine, les danseuses de Cadiz, héritières présumées de la culture de l’île de Tartessos, étaient célèbres.

 

 

D'après le musicologue tangérois, Omar Metioui qui est un grand praticien de la musique arabo-andalouse et soufie: dans l'Espagne Wisigothique, se pratiquait une musique liturgique chrétienne qui se développait au contact des cultes byzantins, gallicans, ambrosiens et bénédictins qui coexistaient alors en Méditerranée. L'essor musical de Séville, encouragé par Saint Isidore, a favorisé le développement de plusieurs grandes villes comme Palencia, Saragosse et Tolède.  La réforme grégorienne, initiée parle pape Saint Grégoire au début du VIIe siècle, a connu une certaine résistance de la part des Espagnols. Cette réorganisation du culte et du chant s'est implanté surtout en Catalogne grâce à l'influence de Charlemagne (764-814) qui avait instauré en France la loi romaine qui incluait la réforme liturgico-musicale. Mais l'Andalousie est restée à l'abri de cette influence bien des années.

 

Dans cette Espagne d'avant la conquête arabe, existait également une musique profane. C'était une musique de divertissement qui se jouait à l'occasion des cérémonies de mariage au cours desquelles se mêlaient la musique, le chant et la danse.

Les mélodies païennes ballimatiae étaient également pratiquées dans le cycle naturel de la vie et de la mort. Pour dresser un obstacle contre les textes non chrétiens, l'église avait prohibé, par la suite, les chants et les danses qui accompagnaient le défunt jusqu'à sa tombe. Cette attitude hostile à l'égard des autres cultures a abouti à l'anéantissement des mélodies.

En ce qui concerne la musique dans la Péninsule Arabique, il est démontré qu'elle était constituée d'un mélange de plusieurs courants civilisationnels. Des écrits d'avant l'avènement de l'Islam mentionnent l'existence, entre autres, de marchés de qayna, poétesses et musiciennes qui feront partie de la tradition littéraire et qui se propageront grâce aux ruwât (récitants), sorte de troubadours et de jongleurs.

Les chants à caractère religieux étaient le Tahlîl et la Talbiya. Ils relevaient d'un rituel magique et se pratiquaient autour de la Ka'ba. La musique s'inscrivait dans le cycle vital de l'homme : prières, chants de guerre, élégies funèbres (Nawâh), mariage, naissance, etc. Les autres genres en vogue sont une sorte de mélopée chantée par les caravaniers pendant la traversée du désert, le Nnaçb, variante du Huda' réservé aux cérémonies familiales, le Hazaj,  constitué de vers chantés accompagnés d'instruments comme le duff (tambour sur cadre) et le mizmâr (flûte).

 





La prose et la poésie furent deux disciplines hautement valorisées par les andalous, esthètes de la beauté et de la nature. L'époque des Taifas fut un chaos politique mais aussi une période de décentralisation du pouvoir qui jusqu'alors se concentrait à Cordoue.


La recherche musicologie a connu deux évènements qui ont permis d'apporter de nouvelles connaissance de cette musique. La découvert des kharja-s (courtes stances poétiques en arabe dialectal, en roman ou en hébreu) en 1956 prouvent que la société d'al-Andalûs était multilinguale et que les rapports entre les différentes communautés étaient fréquents. En outre, la découverte récente, du manuscrit d'al-Tifashi (XIIIè siècle) apporte un éclairage nouveau sur l'activité musicale d'al-Andalus. Selon al-Tifashi, le développement de la musique en al-Andalus s'est effectué par étapes successives.


Entre les IX et XIIIè siècle, elle passe du stade de musique archaïque à un art de plus en plus technique sous l'influence notamment de Ziryab.


A côté du roi poète Al-Mutamid, il faut citer Ibn Zaydun (1003-1071) et son aimée, la princesse Wallada, ainsi que All-Ramadi (m. 1015) et, quelques siècles plus tard, Ibn Zamrak, le poète du XIVe siècle qui inscrivit ses vers dans les murs de l'Alhambra. La forme la plus cultivée et élégante de la poésie fut la qasida, à côté de formes plus populaires appelées Muwashshah et zéjal, dont l'auteur le plus réputé fut Ibn Quzman (XIIe siècle), dont la renommée s'étendit jusqu'à Bagdad à une époque où l'Europe n’avait alors pas encore atteint un degré de civilisation comparable à la splendeur et au raffinement extrême auxquels étaient déjà parvenus les habitants du Sud de l’Espagne.



Bien avant la chute de Grenade, de nombreux musiciens musulmans s'étaient repliés en Afrique du nord où la tradition musicale arabo-andalouse s'y est développée jusqu'à nos jours, particulièrement dans les villes ayant accueilli les réfugiés espagnols (Fès, Tetouan, Tanger...). C'est au contact des ensembles de ces villes que l'on peut donc retrouver les mélodies et rythmes de ces musiques, même si la tradition a continué d'évoluer à travers les siècles. La musique arabo-andalouse implantée à Tétouan est nommée "tetouanniya", celle originaire de Fès: " fassiya ", celle développée à Rabat et Oujda est dite " Gharnati ", en hommage à la ville de Grenade qui fut le dernier bastion de la présence mauresque en Andalousie témoignant encore cet âge d'or arabo-epagnol où juif, musulmans vivaient en parfaite entente. La musique est ramenée, au Maroc et en Algérie, par les Maures expulsés de l'Espagne redevenue catholique en 1492 lors de la Reconquista :  Elle s'est développée dans toute l'Algérie, notamment avec la contribution de la communauté juive, et s'est étendue à tout le Maghreb.


Après le décret d'expulsion des Moresques, en 1609, et leur exode massif au Maghreb, cet art assure une continuité grâce à l'intérêt que lui portent les autochtones et donne naissance notamment au flamenco. Il laisse par ailleurs des empreintes dans différents folklores et dans l'imaginaire populaire espagnol.

 

 

Pendant le règne des Alaouites, les zaouwya ont également joué un rôle de premier plan dans la préservation et le développement de la musique arabo-andalouse. Dans le nord du Maroc, par exemple, les tarîqa  font preuve d'un esprit d'ouverture. Elles tolèrent la pénétration des instruments de musique dans les lieux de culte et encouragent leurs adeptes à la pratique musicale. L'une des confréries les plus célèbres est zâwya al-Harrâqiyya.

Après l'avènement de la dynastie des Alaouites, en 1660, la musique arabo-andalouse connaît un nouvel essor. Des érudits s'efforcent de sauvegarder le patrimoine poétique et musical.

 

Le Maghreb, quant à lui, devient l'unique défenseur et continuateur de cette tradition musicale jusqu'à présent.


Le vingtième siècle donne une nouvelle impulsion à cette musique. Les Congrès du Caire (en 1932) et ceux de Fès (en 1939 et en 1969) ont été des occasions de rencontres très fructueuses entre les spécialistes de divers horizons. Ils ont surtout pour objectif de susciter des études comparatives à partir de différents répertoires et des publications d'enregistrements musicaux. Le travail des associations contribue lui aussi à faire connaître le répertoire de al-Âla. C'est sans aucun doute l'Association des mélomanes de la musique andalouse, fondée à Casablanca par Drîs Benjellún (1897 - 1982) en 1958, qui se révèle la plus féconde. En 1960, elle procède à l'enregistrement de huit noubat exécutées par les grands maîtres du Maroc commeMoulay Ahmed Loukili, Haj Abdelkrim Raïs et Mohamed Ben Larbi Temsamani, sous l'égide de l'UNESCO. Par ailleurs, depuis la création d'un orchestre de musique andalouse, en 1952, la Radio Télévision Marocaine contribue activement à la diffusion du répertoire de al-Âla. Tout comme le Ministère de la Culture qui a réalisé une œuvre colossale en enregistrant de 1989 à 1992, l'Anthologie "al-Âla ".

De nos jours, les rencontres andalouses qu'on appelle " les Andalousiyates "  sont organisées depuis quelques années Maroc entre les artistes marocains, espagnols, algériens ,tunisiens permettent aux artistes algériens et tunisiens de retrouver les fondements de cette musique qui était sur le point de s'éteindre dans ces pays. La musique arabo-andalouse marocaine et ses groupes servent aujourd'hui de référence incontournable aux artistes et écoles d'Algérie et de Tunisie qui souhaitent découvrir cette musique appartenant à leur patrimoine.



Trait commun aux beaux-arts arabo musulman ?

Il est à remarquer qu'aussi bien en musique arabo-musulmane qu’en arabesques, les œuvres sont rarement signées et demeurent anonymes, et peu de traces nous restent au sujet des compositeurs et des artistes. De ce fait, les œuvres sont souvent assimilées de nos jours à l’art islamique en général ou à l’art d’un pays en particulier, mais jamais à un artiste. Il a lieu donc de se demander si cet effacement total de l’artiste devant l’œuvre qu’il a crée est une caractéristique de cette civilisation ou s’agit-il là d’un trait commun à toutes les cultures de tradition orale ?


Le mot "El-Andalous" était donné par les arabes pour toute la région regroupant aujourd'hui l'Espagne et le Portugal soumise au moyen âge à la domination musulmane, c'est la péninsule réunissant ces 2 royaumes, située entre les latitudes 36° et 43° Nord. 




L’originalité dans apprentissage de la musique arabe

L’apprenti musicien apprend la technique et le répertoire traditionnel transmis par un maître (maâlem) grâce à la tradition orale. Après une certaine maîtrise de ces éléments, le musicien évolue et se met au jeu de l'improvisation et à l'art de la création musicale. Comme créateur il puise dans la tradition des éléments qui lui ont été transmis pour ensuite les assembler selon ses aspirations, ou à partir desquels il invente des variations qui viendront enrichir un répertoire commun.  Cette musique apparait comme très structurée et élaborée exigeant une très grande rigueur, une longue pratique et demande forcement des approches nouvelles qui doit remettre aux nouvelles générations une élévation au niveau d'excellence.


Les pédagogues, les véritables gardiens de la mémoire et la préservation de ce Patrimoine musical et exercent une grande responsabilité dans la transmission de la tradition. Il est généralement admis que leurs efforts doivent être conjugués à ceux des musiciens versés dans l’approche académique. L’un complète l’autre afin d'arriver à un objectif commun contributif à pouvoir transmettre au élèves de moyens pédagogiques conformes à la rationalité et la modernité, en mettant à la disposition d’un étudiant donné un manuel pédagogique dans lequel il trouvera le programme du solfège tout en assumant l'esprit critique, la tolérance culturelle.


Origine de la nouba

L'apparition de cette musique de Cour est liée à l'installation en Espagne d'une forte personnalité. Abdourrrahman Ibnou Nafaa, un esclave affranchi surnommé Ziryâb(Oiseau noir), fuyant la cour de Bagdad et la jalousie de son maître Ishaq Al Mausili, arriva à la cour de Cordoue en 822. Il y imposa un certain nombre d'innovations comme l'élaboration des règles strictes de la Nouba (Définition précise des 24 modes, propres à chaque nouba). Malheureusement une bonne moitié des 24 Noubas, bases du répertoire, a aujourd'hui disparu.

 
Après Ziryâb, l’Andalousie cesse de puiser son inspiration musicale en Orient. Ibn Bâjja (Saragosse 1070 - Fès 1138) commencera alors à faire la symbiose entre les composantes musicales orientale, maghrébine et chrétienne qu’il découvre en Andalousie. Malgré la chute de Grenade et celle de la dynastie des Banû al-Ahmar, en 1492, les us et coutumes des musulmans, et plus particulièrement leur tradition musicale de al-Andalous, perdureront. Les morisques, ministriles et zambreros sont toujours sollicités par les chrétiens pour participer à la vie musicale à l’occasion de fêtes sacrées et profanes.


On définit généralement la
nouba comme une longue suite de pièces vocales et orchestrales provenant des fondements de la musique arabo-andalouse. Cette musique est fondée sur les intervalles des gammes modales et monodiques, exploitant aussi bien les virtuosités instrumentales que vocales, cette musique savante est le creuset dans lequel sont nés plus tard les styles populaires tels que le chaâbi, l'hawzi ou l'aroubi que nous connaissons actuellement. Si les noubas sont au nombre de 24, c'est parce qu'à chaque moment du jour est associée une musique adéquate, régie par des règles précises. Les noubas sont transmises par la tradition orale, la plupart des noubas se sont éteintes au cours des guerres, des déplacements de populations et du temps qui passe.


Selon l'école d'Alger, il n'en resterait de nos jours que douze; mais la Tunisie en recense treize, le Maroc douze et quinze à Tlemcen en Algérie mais ces noubas disparues qui circulent toujours actuellement dans le milieu musical à Tlemcen, sous parfois considérées par certains musicologues comme douteuses quand à leur authenticité.


Musique Mudéjare

Dans l'Espagne chrétienne du XIIIe siècle, le roi Alfonso X Le Sage (1230-1284) forme une Cour où se développe l'essentiel des cultures arabe, juive et chrétienne. II fonde l’école des traducteurs de Tolède dont l’importance est bien connue et l’Université de Salamanque où l’enseignement de la musique est dispensé d'autres disciplines scientifiques comme l’arithmétique, l’astronomie et la géométrie, comme il était d’usage dans les centres d’études arabes. La musique Mudéjare est issue des musiciens musulmans restés en terre chrétienne après la Reconquista[9]. Une grande partie des musiciens du roi Alfonso el Sabio étaient musulmans. Ils n'hésitaient pas, pour cette raison, à traiter certains répertoires comme les Cantiguas de Santa Maria, selon les règles de la musique arabo-andalouse, qui bien que reposant sur des règles très strictes, est une musique non-écrite se transmettant oralement de maître à élève. Avant même la chute de Grenade, de nombreux musiciens musulmans étaient venus s'installer en Afrique du Nord. La tradition musicale arabo-andalouse s'y est développée, particulièrement dans les villes qui ont accueilli les réfugiés espagnols (Tanger, Tétouan, Fès...)


École musicale maghrébine


Cette musique est l'héritière d'une longue tradition musicale transmise depuis le IXe siècle de Bagdad (alors capitale des Abbassides) à Cordoue et Grenade, tradition profondément remaniée à la même période probablement par Ziryab qui crée les bases de la musique arabo-andalouse actuelle. La nouba devient à cette époque le terme qui désigne cette forme de composition.


École musicale syro-égyptienne

Au IXème siècle, cette école reprend la musique connue en Égypte et au Proche-Orient sous une forme de prosodie réformée appellée muwashshah. Celle-ci introduit une nouvelle forme musico-poétique soutenue par de longues suites modales qui regagne le Machrek. Le muwashshah peut désigner un chant soliste ou de chœur qui repose sur des psaumes ou des poèmes. En Égypte, le daour fait son apparition au début du XIXe siècle. Cette forme permet à un chanteur d'être accompagné par un takht (un petit ensemble de musique savante comprenant oud, qanûn, violon, ney et riqq), une chorale et un ensemble musical.


Rôle et image de la femme dans la musique andalouse


Il est évoqué dans les travaux de l'académicien marocain Abdelaziz Benabdeljalil[12]qui mettent en évidence la participation de la femme musulmane dans la création musicale depuis l'avènement des Omeyyades à Cordoue au VIIIème siècle jusqu'à la fin du XVème siècle, date de la chute de Grenade.


Pour étayer cette réalité, Abdelaziz Benabdeljalil s'appuie sur Tifachi Sfaqsi, un savant du VIIIème siècle, qui précise que la pratique de la musique à cette époque était l'apanage de la seule ville de Séville, où des vieilles femmes enseignaient le chant à leurs captives, puis les vendaient comme esclaves aux Rois du Maroc et de la Tunisie au prix de mille dinars marocains pour leur savoir-faire plutôt que pour leur beauté, ajoutant que l'acheteur consulte le curriculum vitæ de la chanteuse mise en vente, l'interroge selon son choix et lui demande de jouer l'instrument mentionné dans son carnet. Des fois, la même chanteuse joue avec habileté plusieurs instruments et exerce la danse tout en se faisant accompagnée par ses collègues qui tambourinent et jouent de la flûte. Ce qui élève son prix à des milliers de dinars.


Quant à la participation féminine dans l'élaboration de la théorie de la musique andalouse, le musicologue fait allusion à certains théoriciens qui ont attribué à deux chanteuses esclaves la découverte - ou plutôt l'utilisation pour la première fois- de deux "tabaâ" ou autrement dit, deux modes, sachant que la musique andalouse au Maroc est fondée sur 24 modes et non seulement le majeur et le mineur, comme c'est le cas dans la musique européenne. Les deux chanteuses en question sont la dénommée "Ghariba" (l'étrangère) et sa sœur. Outre les chanteuses esclaves que nous venons de citer, l'Andalousie a aussi connu des femmes de la grande société qui pratiquaient le chant et la poésie avec beaucoup d'adresse dont Ouallada Fiffe du Calife Al Mustakfi
[13].

Au Maroc, seul l'orchestre de femmes de Tétouan dirigé par Rahima a ouvert le genre au sexe faible, alors qu'en Algérie les formations masculines accueillent volontiers des dames musiciennes.



Instruments de musique

Les instruments utilisés dans un orchestre typique de musique arabo-andalouse sont :

  • le riqq : le tambourin arabe qui est l'instrument maître de l'orchestre dans le sens où c'est celui qui est joué par le musicien tenant lieu de « chef d'orchestre » (notion qui n'existe pas en musique arabe), c'est-à-dire qui donne le rythme à l'ensemble.
  • la darbouka 
  • l'oud : le luth arabe
  • le rebec (ou rabāb) : le violon arabe
  • le nay : flûte en roseau, à six ou sept trous, soufflée par le coté de la bouche
  • le qanûn : instrument à cordes joué à plat et ressemblant à la cithare.



Patrimoine et enregistrements systématiques de tous les maîtres actuels
  

Selon Caroline Ledru, s'intéressant dans le cadre de ses recherches universitaires, à la musique de la musique marocaine, et à la musique andalouse et au malhoun en particulier, l'avenir de ce répertoire musical semble dépendre de plusieurs domaines d'action.

  • Tout d'abord du travail musicologique relevant de ce que l'on peut appeler une musicologie de l'urgence et qui consiste en l'enregistrement systématique de tous les maîtres actuels. La réalisation de l'Anthologie al-Âla est à ce niveau remarquable à plus d'un titre et principalement dans le sens où elle contribue à la prise de conscience concernant la nécessité d'une telle entreprise. Cependant, elle n'en constitue qu'une étape et ne doit pas être considérée comme un aboutissement.
  • Ensuite, de l'analyse des répertoires et des recherches historiques entrepris par les spécialistes ; le colloque de Royaumont qui a réuni en 1999 aussi bien des musicologues et musiciens que des historiens et luthiers est une illustration très encourageante de l'intérêt que portent les chercheurs à la musique arabo-andalouse.
  • Enfin de la promotion des pratiques actuelles. C'est ce dernier point qui me semble quelque peu négligé aujourd'hui. En effet, il peut paraître assez paradoxal de se plaindre du fait que la musique arabo-andalouse ne suscite pas assez d'intérêt pour le public tout en dénigrant en même temps toutes les initiatives prises par les musiciens pour l'interpréter.


Les migrations des derniers andalous en Afrique du Nord

 

Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Art et musique arabes
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Samedi 29 mars 2008



Expression

Maroc




Au Maroc, cette musique est aussi appelée el ala (l'instrument) pour le répertoire profane et samaa pour le répertoire religieux. La musique andalouse est un des pilliers de l'identité marocaine et, en raison des évolutions socioculturelle historique et économique, cette musique est relativement différente de celle du reste du Maghreb.


En effet, celle-ci connaît des influences diverses : arabo-andalouses, berbères, juives et africaines en raison de la migration d'africains au Maroc au XVIe siècle. Considérée actuellement comme une musique noble, elle est surtout très présente au sein de l'élite marocaine formée en grande partie par les citadins d'origine arabo-andalouse issus des cités tel que Fès, Rabat, Salé, Marrakech, Safi, Tétouan, Tanger, Ksar Kebir, Oujda, Taza, Meknès, etc.


Chacune des formations issues de ces cités se revendique d'une école musicale spécifique ayant comme référence une cité andalouse précise. Ainsi, la musique andalouse fassie se revendique de Tolède et Cordoue, ce qui fait d'elle la gardienne de la mémoire du courant classique. L'école de Rabat et Salé se caractérise par sa filiation à la ville de Séville et au courant de
Ziryâb, la tarab al-gharnati de Grenade.


Au cours du XXe siècle, plusieurs hommes influencent et font évoluer ce qui s'appelle au Maroc al-ala al-andalousia:
Haj Abdelkrim Raïs et Bouzoubaae pour la ville de Fès, Bajedoub et Mohamed Briouel pour la ville de Safi, Lhaj Pirou pour la ville de Rabat et Abdesadek Chekara pour Tanger.

 


Créé en 1946, l
Orchestre arabo-andalou de Fès est l’un des plus anciens et des plus importants de la musique andalouse marocaine. Sa première mission est de restituer la musique dans son cadre traditionnel et sa forme historique authentique. Pour cela, seuls les instruments à cordes sont utilisés. Grâce à l'enregistrement de quatre noubas pour le label discographique Erato, l'Orchestre a largement contribué au développement de la musique traditionnelle marocaine.


Le répertoire andalou au Maroc se présente de nos jours sous la forme de onze grandes suites ou noubas qui comportent des pièces instrumentales et vocales. Chacune d'elle est interprétée sur un mode (tab') qui donne son nom à la nouba [15] :

  1. Nouba raml-mâya
  2. Nouba ushshâq
  3. Nouba isbahân
  4. Nouba gharîbat al-husayn
  5. Nouba rasd
  6. Nouba rasd al-dhîl
  7. Nouba hijâz al-mashriqî
  8. Nouba irâq ajam
  9. Nouba istihlâl
  10. Nouba hijâz al-kabîr
  11. Nouba mâya

Chaque de ces dernière est construite en 5 mouvements (mizân) comportant chacun un rythme de base et suivant un principe d accélération progressive :

  1. Mizân Basît
  2. Mizân Qâ im wa-nisf
  3. Mizân Btâyhî
  4. Mizân Darj
  5. Mizân Quddam


Du fait de sa longueur (jusqu' à 8 heures de musique), une nouba est rarement jouéee dans son intégralité. Cette forme peut donc être considérée comme étant à géométrie variable, le chef de l'ensemble ayant pour rôle de choisir et d'agencer les différentes pièces (san'a) de manière harmonieuse.

 

 



Algérie

Implantée par les Andalous exilés en Afrique du Nord après la chute de l’ultime royaume de Grenade, en 1492, la musique arabo-andalouse a été préservée au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Algérie, dans des villes promues au rang de véritables cités-conservatoires, comme Alger, Constantine, Blida, Bedjaïa et Tlemcen.[16]

 

Trois grandes écoles constituent la musique andalouse algérienne : Musique gharnati à Tlemcen[17], le ça'naa à Alger et le malouf à Constantine et Blida qui a su garder un cachet spécifique pour la musique andalouse. Dahmane Ben Achour demeure la référence. Mohamed Khodja dit Dziri et son neveu Farid Khodja permettent de continuer cet art transmis de père en fils comme pour les Benguergoura. El Besseri,Abdelmoumène Bentobal, Kessoum et, surtout, Rachid Nouni, rajouteront à ce cachet de ville de musique aux côtés des balbutiements du théâtre. Mohamed Touri, Farida Saboundji, Abderrahmane Setofe surnagent devant l'inconscience des responsables pour la préservation de cet art. Des festivals de musique andalouse se déroulèrent durant les années 1996, 1997 et 1998...

 


Tunisie

Le malouf tunisien occupe dans la tradition musicale tunisienne une place privilégiée car il comprend l'ensemble du patrimoine musical traditionnel et englobe aussi bien le répertoire profane (hazl) que les répertoires religieux (jadd) rattachés aux liturgies des différentes confréries. Il recouvre toutes les formes de chant traditionnel classique : le muwashshah, genre post-classique dont la forme se détache du cadre rigide du qasideh classique, le zéjel qui s'apparente au muwashshah mais fait surtout usage de la langue dialectale, et le shghul, chant traditionnel « élaboré ».



Libye

Le malouf lybien est un genre musical devenu rare et isolé, on y trouve parmi ses représentants l’Ensemble de Malouf de la Grande Jamahiriya, une structure musicale dirigée par Hassan Araibi.



Discographie sélective


D'après Frédéric Lagrange, le domaine le plus notable de l'avancée du travail de recherche français par rapport aux publications anglo-saxonnes réside en l’édition phonographique. En effet, les enregistrements de musiques savantes et de musiques populaires, délaissées par l’industrie du disque arabe, qui se concentre sur la variété, et les rééditions d’archives 78 tours sont, depuis la fin des années 1980, une spécialité française. Non seulement les courants les plus variés des musiques arabes y sont présentés à un large public, mais les livrets accompagnant les CD, souvent fort longs et fort savants, mériteraient presque d’être ici cités, tant ils font parfois autorité dans leur domaine [18].

  • Música Andalusi, Escuela de Rabat, Orquesta de la Radio Televisión de Marruecos, Mûlây Ahmed Lúkílí, Msháliyya l-Kbíra, Grabación año 1962, Btáyhi r-Rásd, Grabación año 1958, Madrid, Pneuma, 1998.
  • Música Andalusi, Escuela de Tetuán-Tánger, Orquesta del Conservatorio de Tetúan, Mohammed Ben Arbi Temsamani, Qá'im Wa Nisf Al Istihlál, Grabación año 1960, Madrid, Pneuma, 1999.
  • Música Andalusi, Escuela de Fez, Orquesta Brihi, Abdelkrim Rais, Qyddám Al-Máya, Cantor Muhammed Jsásí, Madrid, Pneuma, 2000.


Entre mai 1989 et février 1992, le Ministère de la Culture marocain a coproduit, en partenariat avec la Maison des Cultures du Monde à Paris, l'Anthologie al ala : 73 disques compacts totalisant plus de 81 heures de musique et de chant et couvrant la totalité du répertoire connu des 11 noubas[19].

 

Voir aussi

Pour approfondir ses connaissances

 

  • Barrios Manuel, Gitanos, Moriscos y Cante Flamenco, Séville, RC 1994.
  • Benabdeljalil Abdelaziz, Madjal ilâ târîj al-mûsîqâ al-magribiyya (Introduction à la musique marocaine), Casablanca, s. éd., 2000.
  • Chailley Jacques, Histoire musicale du Moyen-Age, Paris, PUF, 1950.
  • Cortes García Manuela, Pasado y Presente de la Música Andalusí, Sevilla, Fundación El Monte, 1996.
  • Fernandez Manzano Reynaldo, De las Melodias Nazari de Granada a las Estructuras Musicales Cristianas, Diputación Provincial de Granada, 1985.
  • García Barriuso Patrocinio, La Música hispano-musulmana en Marruecos, Madrid, Publicaciones des Instituto General Franco, 1950.
  • Guettat Mahmoud , La Musique classique du Maghreb, Paris, Sindbad, 1980.
  • Guettat Mahmoud, La Música Andaluí En El Maghreb, Sevilla, Fundación El Monte, 1999.
  • Christian Poché, La Musique Arabo-Andalouse, Paris, Cité de la musique, Actes Sud, 1998.
  • Nadir Marouf, (dir.), Le chant arabo-andalou, Paris : L'Harmattan, 1995.
  • Pierre Bois, L'Anthologie al-Âla du Maroc. Une opération de sauvegarde discographique., in Internationale de l'imaginaire, vol. 4 : « La musique et le monde », Paris, Babel, Maison des cultures du Monde, 1995, pp. 75-90.
  • Paolo Scarnecchia, Encyclopédie de la Méditerranée, Musiques populaire, musique savante, série Temps Présent, Edisud, 2003
  • Fethi Zghonda, Tunisie. Anthologie du mâlûf, vol. 4, éd. Maison des cultures du monde, Paris, 1993
  • Mokhtar Hadj Slimane : "Recueil d'informations élémentaires sur la musique andalouse à Tlemcen", publié en avril 2002.[20]
  • J.Azzouna, Evolution de la musique arabe jusqu'au Zajal, Ibla. Revue de l'Institut des Belles-Lettres Arabes Tunis,1977, vol. 40, no140, pp. 213-241.
  • thèse de doctorat inédite Los moriscos españoles emigrados al norte de Africa, después de la expulsión. Traduction de l’extrait par J. et C. Penella, révision de M. de Epalza et J. Servage.
  • Mohamed Saïd Zerouala, Introduction à la Musique Andalouse, fascicule édité à l’occasion du Festival Culturel International du Malouf 2007.



Notes et références de l'article


  1. Plusieurs termes existent pour désigner cette musique dans son ensemble, comme d’andalou-maghrébin, de musique classique andalouse, d’arabo-musulman, d’hispano-arabe...
  2. Pendant plus de huit siècles aussi bien en Andalousie qu'au Maghreb, les trois religions du grand Livre (juive, chrétienne et musulmane) se sont côtoyées, et chacune d'elles possédait sa propre culture musicale : les Romances pour la tradition séfarade, les Cantigas de Santa Maria pour la tradition chrétienne, et les Chants arabo-andalous pour la tradition musulmane. Ce fut une des périodes les plus fécondes de l'histoire de l'Europe, un métissage culturel d'une grande richesse
  3. le mot "El-Andalous" était donné par les arabes pour toute la région regroupant aujourd'hui l'Espagne et le Portugal soumise au moyen âge à la domination musulmane, c'est la péninsule réunissant ces 2 royaumes, située entre les latitudes 36° et 43° Nord. "El-Andalous" est un mot extrait de "Andalucia" de son origine "Vandalucia" en rapport avec les Vandales, un peuple berbère qui peuplait cette contrée au Vème siècle.
  4. La musique arabo-andalouse in Musical
  5. La musique, proscrite par le Coran au même titre que le vin ou toute forme de représentation anthropomorphique ou animale, était particulièrement florissante en Al-Andalus grâce au mécénat des émirs, des princes et des califes.
  6. L'Année cruciale est un terme employé de l'historiographie espagnole pour désigner le fameux an de grâce 1492.
  7. Durant l’expulsion générale et définitive en 1609, l’expulsion des Moriscos de Valence fut la première ; Elle fut réalisée en un temps record et acheminée dans une seule direction : l’enclave espagnole d’Oran et les ports d’appui d’Arzew et Mostaganem, d’où les Moriscos furent presque immédiatement filtrés vers les royaumes de Fez et de Tlemcen.
  8. Interview de M.Hichem Achi, ethnomusicologue
  9. Carlos Paniagua
  10. Le califat de Cordoue, bastion des Omeyyades, et le royaume de Grenade, en Espagne, furent le siège du rayonnement culturel de la civilisation islamique andalouse.
  11. L'histoire du Maroc et de l'Espagne arabo-andalouse sont intimement liées. De nos jours encore, les échanges culturels, musicaux et artisanaux entre l'Espagne et le Maroc sont de loin les plus importants d'Afrique du Nord. Des statistiques espagnoles récentes ont estimé à près de 5 millions les descendants marocains des arabo-andalous contre quelques milliers dans le reste des autres pays du Maghreb.
  12. Le professeur Abdelaziz Benabdeljalil est un musicologue, membre de l'Académie de la Musique Arabe, ayant déjà écrit plusieurs livres fondés sur des recherches dans le domaine musical, il dirige également le conservatoire de Meknès.
  13. Rôle et Image de la Femme dans la Musique Andalouse par Ouafaâ Bennani
  14. La musique arabo-andalouse par Caroline LEDRU
  15. LLa musique arabo-andalouse par Caroline Ledru étudiante en DEA de musicologie à Paris-IV Sorbonne sous la direction de François Picard
  16. Tlemcen andalouse, Sud Planète portail de la diversité culturelle
  17. Cette école a eu une grande influence sur l'évolution culturelle de l'Algérie. Elle a joué un grand rôle dans la promotion du patrimoine musical algérien par la création de nombreux cercles et associations qui assurent l'enseignement et la conservation de la musique classique algérienne.
  18. Frédéric Lagrange pour Culturesfrance (l’opérateur délégué des ministères des Affaires étrangères et de la culture et de la communication pour les échanges culturels internationaux.)
  19. Ministère le culture du Maroc
  20. Ministère le culture du Maroc


Articles connexes

 


Liens internet

Conférence du Professeur. Dwight Reynolds La tradition poétique et musicale andalouse au Moyen Age entre "influences" et "hybridation"




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Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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Samedi 29 mars 2008
 Claude Chalhoub (كلود شلهوب) (né en 1974 à Beyrouth) est un musicien libanais.


"J'ai voulu aborder la musique autrement, en y cherchant de nouvelles couleurs. J'ai commencé par renouer avec la musique traditionnelle arabe et l'art de l'improvisation. Mais malgré toute la richesse mélodique et émotive de cette musique, j'ai ressenti le besoin d'autre chose. Je me suis alors pris d'un grand intérêt pour la musique indienne. Et comme la musique occidentale était ma spécialité, il s'en est suivi naturellement qu'une nouvelle musique est née."


Issu d'une famille de musiciens, il commence à étudier le violon et la musique arabe à l'âge de huit ans avec son frère. Après des études musicales au conservatoire du Liban, il s'exile à Londres pour cause de guerre.

Puis tout s’enchaîne pour lui : il passera par le Conservatoire du Liban, obtient la bourse Queen Elisabeth, Royal College of Music de Londres, premier violon de l’Orchestre du Divan oriental occidental de Daniel Barenboïm, musicien attitré de la cantatrice libanaise Fairuz.  Claude Chalhoub enregistre et se produit dans le monde entier et récemment au festival Womad.


Impressionné par la force et la passion de sa personnalité musicale, Michael Brook a produit son premier album (ref : Nusrat Fateh Al Khan, Brian Eno). Album : Claude Chalhoub (Teldec / Warner 2003)


Lien interne

  • Musique libanaise
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Vendredi 28 mars 2008

Bouzidi.jpg



Yacine Bouzidi est un musicien marocain. Il est surtout connu par son nom de scène de Sybil.


Biographie et évolution musicale

Après des études de musique à Toulouse et une maîtrise de musicologie à Paris , ce pianiste virtuose de jazz tourne le dos aux ambitions paternelles de le voir médecin pour se consacrer à la musique.

il crée le personnage de Sybil , oracle des désordres et perversions amoureuses.

En 2001 , Maurice Elbaz Directeur artistique de FTG records lui propose d' enregistrer Bouzidi and Friends un album conceptuel avec en co starring 6 des plus prometteurs interprètes de la FTG records. Ensemble, ils composent 12 titres de jazz arabiques dont « Viva Vay» avec Tarik Batma, « BNIA » avec Roah, « Drogashin » avec Bahri Mohamed, qui a arrêté la musique depuis, « DO YOU FEEL THE SAME » avec Nawfel et Sophia, et des instrumentaux comme « LISTEN TO ME » avec Mustafa Boucho à la basse ou « L'Amour insolent» avec EL KHANSAA

Suivi de quelque concerts et d'une participation au Festival des Gnaouas d'Essaouira en 2001 en guest star, les travaux réalisés sur l'album Bouzidi and Friends restent sans doute un instantanné des meilleures talents musicaux en 2001 au Maroc.


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Vendredi 28 mars 2008

Salim Lahbib est un jeune chanteur inspiré de raï et de Chaâbi moderne originaire de Casablanca. Il vit et travaille en Espagne. Certains de ses titres obtiennent quelques succès. On lui souhaite un rapide retour sur l'avant-plan de la scène musicale musicale. 

 

 

Le jeune Salim a très tôt quitté, son Casablanca natal pour vivre à Oran. Dès son enfance, il fait preuve d'un goût marqué pour le rai et le Chaâbi moderne.

 

 

Découvert par Maurice Elbaz qui lui fait enregistrer son premier album en 2005, intitulé Salim Lahbib (Salim le Bien-aimé) fait tout son possible pour mériter son surnom de Oriental lover.

 

 

Sa Chanson « Raht Rai »  qu'il chante dans un style tout à fait nouveau est prémonitoire et obtient un petit succès.

 

Nod l'aroubi est tiré de l'album "Baraka me lahyaka" est une fusion de raï sur de paroles de chaâbi marsaoui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec son style narquois et insolent, ses textes écris au vitriol, Salim Lahbib marque sa différence dans le paysage musical Maghrébin dans la provocation.

 

Dans cette chanson, il va jusqu'à dénoncer les chanteurs médiocres qui ont tué la musique marocaine et dénaturé le raï algérien.  Il est à noter qu'il le dénature bien ironiquement le style que d'autres artistes qu'il critique.

 

Salim vit actuellement en Espagne ou il joue dans les bars de Barcelone.





Par Mario Scolas - Publié dans : Raï
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Jeudi 27 mars 2008



Nabil Kanab alias Cheb Nabil, (né à Fès au Maroc en 1984), chanteur de Raï et de Chaâbi.



Il baigne dans une ambiance favorable à la musique. Après des études de solfège pendant deux ans. Son père exerce comme musicien dans plusieurs groupes marocains comme Nass El-hâl. De plus, l'ami de Son père est le cheikh Abderrahim Amrani Marrakchi, président de l'association des Arts Folkloriques de Fès et leader de la tariqa Hamdouchiyya.



Hamdacha de Fès, ainsi que Cheb Amrou et Cheb Abdel-Moula l'encouragent à poursuivre la pratique de son art empreint de musique classique, spiritualité et modernité.



Discographie

Plusieurs albums sont disponibles auprès maison de production et de distribution Fassiphone. Un DVD est en cours de réalisation.



Discographie

 

 

  • Ya dik laghzala (moual)
  • L'mochkila mochkilti
  •  Chta dertili ya lihoudia
  • Sarah ya sarah
  • Khobz dar
  • Berkani berkani (moual)
  •  N'tia talia
  • Ana khoukom ghi âroubi
  •  Ya mma rouhi khotbili
  • La tzeyyerch âla rouhek
  • ik zarga kherjet âlia
  •  Chhal sounit chhal
  • Kharja andi tetssellet
  • M'zeyra l'materiel
  • Machi mnni l'ghalta jat
  • Amamma kif n'dir
  • Tebghi laâroubi

 


Voir aussi

  • Musique marocaine
  • Reggada







Lien internet




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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques marocaines - Communauté : Maroc
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