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Jeudi 28 février 2008


Scott Tixier (né le 26 février 1986 à Montreuil) est un violoniste de jazz français de réputation internationale. Il se fait remarquer pour avoir remporté en 2007, le Premier Prix des "Trophées du Sunside", l'une des récompenses les plus gratifiantes en France pour un jeune musicien de jazz, il s'impose alors dans le paysage du jazz en France[1].[2] et devient déjà une référence pour beaucoup de musiciens qui le sollicitent pour des collaborations. Le Quintet de Scott Tixier propose une musique actuelle et métissée. Ses performances sont proches de la performance artistique, ne serait-ce que par les prises de risque liées à l'acte d'improviser totalement.

Biographie et évolution musicale

musicien d'origine martiniquaise, Scott débute le violon à 6 ans. C'est à partir de 15 ans qu'il commence à pratiquer le jazz. Il poursuit d'abord l'enseignement de Florin Niculescu, puis celui de Didier Lockwood.

Il a participé de 2000 à 2004 à plusieurs Masters Class avec, entre autres: Elvin Jones, McCoy Tyner, Michel Camilo, Steve Coleman.


A 18 ans il enseigne le violon jazz dans le stage/festival "Les Enfants du jazz" à Barcelonnette sous la direction de Stéphane Kochoyan. En 2007, ce passionné obtient des lettres de recommandations de nombreux grands noms du jazz, tels que: Pat Metheny, Jean-Luc Ponty, Marcus Miller...Il s'établit à New York et devient membre du "Lonnie Palxico Group"
.

Scott Tixier est régulièrement sollicitée dans les salles de Jazz les plus prestigieuses de Paris ou de New York (Sunset/Sunside; Le Baiser Salé; Jazzcartoon; The Stone).


Collaborations musicales

Ce virtuose à joué avec des artistes comme Lonnie Plaxico, Helen sung, Anne Paceo, Jaleel Shaw, Siegfried Kessler, Mario Canonge, Brice Wassy...


Extraits de presse

  • « …The twins Scott and Tony, who represent the young French Jazz …» Jean-Marie Lagache, La Mezzanine, March 2nd 2006.
  • « [...] Scott Tixier who still remembers with enthusiasm the joy he had playing with Macéo Parker [...] » Chantal Gillet, Le Dauphiné, July 2003.
  • « Influenced by the New York ‘scene’, Scott Tixier violinist and composer , and Yvonnick Prene, considered as on of the best French harmonicist[...]. ». Rosny Magazine, Agenda Culturel, june 23th 2007.
  • « [...]SCOTT TIXIER. True virtuoso of the violin, will share with you his energy in his sets of Soulful, Hip, Deep et Groovy des Djs STARKS, NIKO & MAC D ! ...[...] » may 12th 2007, Etudiant Sortir.
  • « [...]Lead by the young harmonicist Yvonnick Prene, this amazing quintet plays an original repertory influenced by the New York scene As well as ‘reprises’ de Mark Turner and Myron Walden to quote a few.[...] » March 27 2007, CitizenJazz.
  • Interview de Scott à 19 ans.
  • Scott Tixier est également référencé à l'Irma.

Notes et références

  1. Scott Tixier Quintet |auteur=Lamentin JazzProject|date=26/06/07
  2. Scott Tixier |auteur=Stephane Portet|date=03/10/07

 

 

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Par Mario Scolas - Publié dans : hors catégorie - Communauté : Toutes les musiques
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Jeudi 28 février 2008

Maurice Meimoun (موريس ميمون), connu sous le pseudonyme de Meïmoun El Tounsi (ميمون التونسي), né le 21 février 1929 à Tunis et décédé le 18 août 1993 à Tunis, est un musicien et compositeur tunisien. Il quittera la Tunisie en 1962 et constituera à Paris un orchestre qu'il dirigera jusqu'à sa mort. Dans les années 70, il se rendit au Etats-Unis pour mettre en avant le rayonnement de la chanson tunisienne.


Biographie et évolution musicale 

Issu d'une famille juive dans une famille de musiciens, il est le fils du chanteur, compositeur et musicien Mouni Jebali, venu de Libye en 1908 et qui découvrit Chafia Rochdi et Hédi Jouini, il naît dans le quartier de Bab Souika situé près du mausolée de Sidi Mahrez[1]. Son père organisait des soirées musicales chez lui. Il répétait ses compositions en compagnie des musiciens de son orchestre.

Maurice Meimoun fait ses débuts en 1952, encouragé par Hédi Jouini, en chantant de la musique libyenne. Jouini était déjà réputé pour ses nombreuses compositions d’œuvres instrumentales et vocales dans différentes formes musicale, ses chansons aux airs inspirés de la musique flamenco qui ont eu un succès en Tunisie.

Il part ensuite à Paris et y joue l'oud et parfois du violon dans un orchestre oriental. A cette époque, il y fait la connaissance de Farid El Atrache, l'Égypte tout entière est amoureuse[1]. De retour à Tunis en 1957, il entre à l'orchestre de Radio Tunis en tant que violoniste mais se fait vite remarquer en tant que compositeur. Il compose notamment plusieurs tubes pour Oulaya, Fethia Khaïri ou encore Mustapha Charfi ainsi que plusieurs chansons patriotiques[1]. Il revient à Paris en 1962 et y monte sa propre structure orchestrale qu'il dirige jusqu'à sa mort.

En 1974, il est contacté par un musicien français d'origine juive, Jacky Bitton, membre et batteur d'un groupe de groupe de Blues et de Hard-rock français, Les Variations, avec lequel il part en tournée aux États-Unis et enregistre deux albums : Café de Paris (enregistré au studio Bell de New York par Michael Wendroff) et Moroccan Roll. Violoniste soliste, Meimoun apporte une sonorité orientale inédite aux morceaux rock'n roll du groupe qui connaît alors un important succès auprès du public américain. Il compose deux des chansons de ces albums : Shemoot et KasbahTadla.

Il fut également un pédagogue et remarque les prestation d' Esther Dalal, remarquée au cours d'une émission durant laquelle elle interprétait une chanson de Oum Kalsoum. Il lui enseigna les bases de la musique arabe.

En 1993 Maurice Meimoun est honoré par le ministre tunisien de la culture . Il s'éteint quelques mois plus tard à l'âge de 64 ans.

Références

  1. 1,0 1,1 1,2 [http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=4&news=61539 Tahar Melligi, « Maurice Meimoun, de la chanson à la composition », La Presse de Tunisie, 3 décembre 2007

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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques tunisiennes - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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Mercredi 27 février 2008


Mohamed Khelouat (Ccix Lḥasnawi) mieux connu sous son nom de scène Cheikh el Hasnaoui (le "chantre de l'amour") est un musicien, chanteur et compositeur de chaâbi algérien. Son nom d'emprunt se réfère à sa région natale, où il naît en 1910 au village de Tadart Tamuqrant située au sud de la ville de Tizi Ouzou (Haute Kabylie). Il meurt en 2002 à l'Ile de la Réunion. Il figure comme l'une des figures emblématiques de la chanson algérienne. Il demeure l'un des artistes kabyles dont l'œuvre se vend le mieux en Algérie et au sein de la communauté kabyle de France. Même les jeunes qui n’ont pas connu l’artiste en activité l’estiment et apprécient ses chansons.








Biographie et évolution musicale


Orphelin de mère à deux ans, Mohamed il est élevé par sa sa famille. A 14 ans, il fréquente le timaâmrin, des écoles coraniques et décide de quitter le village.
Cheikh El Hasnaoui est considéré comme une figure de proue de son genre musical et un symbole aussi de l’Algérie réconciliée avec ses identités. En effet le chanteur alterne dans ses composition l’arabe dialectal et le tamazight.

Cheikh El Hasnaoui souvent associé à un titre majeur intitulé " La Maison Blanche " dans lequel il introduit des touches de musique occidentale s’illustre dès les années 1930 en créant un style reconnaissable à sa cascade de voix grave, aux sonorités lancinante du banjo et à ses textes qui évoquent la douleur sentimentale. Douleur pour laquelle, il s’exile en France en 1937, mais surtout pour pouvoir enregistrer et produire des microsillons. Le thème de l'exil deviendra par ailleurs le leïmotiv d'une grande partie de son œuvre.

C' est dans le Paris des années 30, lorsque s’implantent les rythmes clavés afro-cubains et se laisse séduire par ces musiques d’Amérique latine et en utilise certains rythmes dans ses propres compositions.
Après l’indépendance de son pays, il se produit dans les milieux de l’émigration aux côtés de jeunes vedettes de l’époque, dont Akli Yahyatene. Comme bon nombre d’autres artistes, il célèbre cette indépendance inespérée en composant une chanson. Invité par Salah Sadaoui à se produire au gala organisé par l’Académie berbère en 1969, le cheikh répondit que son âge l’invitait à céder la place aux jeunes artistes.

En 1970, à l'âge de 60 ans, il décide brusquement d’interrompre sa carrière, jugeant sans doute impossible de continuer à se produire dans les cafés où les ouvriers qui assistaient aux concerts s’adonnaient de plus en plus aux boissons alcoolisées.

De Matoub Lounès à Lounis Aït Menguellet ou plus tard Takfarinas et bien d'autres, s'inspirent ou évoquent l'œuvre musicale de Cheikh El Hasnaoui, pour sa musique ou sa thématique récurrente de l'exil comme source d'inspiration.

Il appréciait particulièrement les chanteurs Hadj El Anka, El Hadj Mrizek, Kaddour Cherchali qui l'a toujours accompagné au banjo, Mohamed Temmam le célèbre miniaturiste et violoniste. Il entretenait des relations amicales avec Houcine Slaoui et Slimane Azem.


Il meurt en 2002, à l'âge de 84 ans à l'Ile de la Réunion, sans laisser de descendance. Il est enterrré à Saint Pierre.





Toute sa discographie comporte 29 chansons en kabyle, et 17  en arabe.


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  • Musique algérienne
  • Musique kabyle


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Par Mario Scolas - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : ALGERIE
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Lundi 25 février 2008

 

Bülent Ersoy né en 1952 est une chanteuse turque devenu un symbole de la communauté LGBT dans les médias turcs. Elle dut s’exiler un temps sous le gouvernement militaire des années 80. Elle fit scandale dans les milieux religieux, par un appel à la prière qui précédait l’une de ses chansons. L’appel à la prière étant réservé aux hommes.  En Turquie on la surnomme la Diva. Cette chanteuse transsexuelle, longtemps interdite sur scène, cristallise à elle seule beaucoup des hypocrisies d’une société face à l’homosexualité. 



Brillant étudiant, Bülent Ersoy étudie au conservatoire d'Istanbul. En 1971, elle sort sa première cassette chez Saner Plake. En 1974, elle se produit sur scène dans le Grand Casino de Taksim (Casino Grand Maksim) (Dans un quartier situé sur la côte occidentale du Bosphore, aussi connu sous le nom de Beyoğlu). Son registre est très étendu, du Tango à la musique turque de l'Anatolie, de l'opéra jusqu'au rock'n'roll en passant par la chanson populaire.


En 1977, Bülent Ersoy reçoit le prix international de Montu Merid. Elle est aussi docteur es musique. Elle se produit sur des scènes prestigieuses : London Palladium (1980), Madison Square Garden (1983), l'Olympia (1997).


Son opération de changement de sexe, à Londres le 14 avril 1981, lui offre une renommée internationale et lui vaut de grands problèmes dans son propre pays où ses œuvres sont systématiquement censurées. Une loi est votée en 1988 pour reconnaître officiellement le changement de sexe des transsexuels. En 1989, elle perd un rein à la suite d'une agression lors d'un concert. Elle s'est mariée deux fois.


Bulent Ersoy restera une des figures les plus marquantes de la société turque.


En 2008, elle est poursuivie par la justice turque pour avoir affirmé à la télévision que si elle avait eu un enfant, elle n'aurait pas voulu l'envoyer à l'armée en pleine opération de l'armée turque contre des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak en février 2008.

Bulent Ersoy & ebru gundes - Dogum gunum
envoyé par sayit

Discographie

  • 1971 Lüzûm Kalmadı (single)
  • 1976 Toprak Alsın Muradımı
  • 1978 Orkide 1
  • 1979 Orkide 2
  • 1980 Beddua
  • 1980 Yüz Karası
  • 1981 Mahşeri Yaşıyorum
  • 1983 Ak Güvercin
  • 1983 Ne Duamsın Ne De Bedduam
  • 1984 Düşkünüm Sana
  • 1985 Yaşamak Istiyorum
  • 1987 Suskun Dünyam
  • 1987 Soundtrack Sierra Leone (film)
  • 1988 Biz Ayrılamayız
  • 1988 Anılardan Bir Demet
  • 1989 Öptüm
  • 1991 Bir Sen, Bir De Ben
  • 1992 Ablan Kürban Olsun Sana
  • 1993 Şefam Olsun
  • 1994 Benim Dünya Güzellerim
  • 1995 Alaturka 95
  • 1996 Akıllı Ol
  • 1997 Maazallah
  • 2000 Alaturka 2000
  • 2002 Canımsın

 
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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques turques - Communauté : L'AMITIE PAR LA MUSIQUE
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Dimanche 24 février 2008

Mustapha Skandrani (né le 17 novembre 1920 à Alger - décédé en octobre 2005 dans la même ville) est un musicien, compositeur, chef d’orchestre et pédagogue algérien de chaâbi algérois. Monument de ce genre musical et de musique andalouse, l’histoire de la musique algérienne est intimement liée à sa personnalité. On retient du cheikh sa virtuosité au pianoriental et ses compositions sont fort appréciées par les amateurs de cette musique.

 


Biographie et parcours musical


Mustapha Skandrani est né le 17 novembre 1920 dans la Basse Casbah à Alger d’une famille originaire de Cherchell (Tipasa). Selon lui, ses origines seraient d’Iskander, ville située en Turquie.


Il grandit et fait des études jusqu’au brevet élémentaire sans problème dans la séculaire Casbah et ses rues tortueuses qui nous renvoient dans un Alger mystérieux et magique d’un autre temps. La partie basse de la Casbah où il est né est proche de la mer et du port d'Alger et avait été, à l'époque de la splendeur de la cité, un important quartier commercial. Il n'en reste aujourd'hui que peu de traces si ce n'est un marché aux puces animé dans une ancienne rue commerçante.


Sid-Ali, son père et ses deux oncles Hamoud et Habib étaient des passionnés de musique andalouse et c'est dans cette ambiance favorable à la musique que Mustapha débute sa carrière de musicien en s’inscrivant à l'école "Nadi Et-Taraqi" dans sa ville natale où il eut comme professeurs Mohamed Ben Teffahi et les frères Mohamed et Abderezzak Fakhardji. Ses oncles sont des membres fondateurs du Mouloudia d’Alger, il signe au sein de ce club en tant qu’attaquant mais il est beaucoup plus attiré par les instruments et les intonations musicales. Multi-instrumentaliste, Mustapha Skandrani est d'abord remarqué pour son jeu à la guitare, à la mandoline et à la kouitra avant de choisir le piano en 1938 qu'il étudie d'abord avec le maître de la musique andalouse, Ahmed Sebti et ensuite avec cheikh El Hadj Mrizek, grand maître de la chanson hawzi qui maîtrisa toutes sortes d'instruments de musique, tels que la derbouka, le piano, le violon, le mandole.


 



Ses débuts à la radio se font avec le compositeur Rachid Ksentini et sa partenaire Marie Soussan. Mahieddine Bachtarzi un chanteur surnommé Le Caruso du désert par la presse française le découvre et l’engage pour remplacer les pianistes israélites. Il fit, ainsi, une grande tournée en Algérie en 1940 avec Oum Kalsoum, Mahieddine Bachtarzi, Driscar, Mustapha Kateb et autres. Dès son retour de tournée, il accompagna toutes les vedettes qui participaient à des concerts entre autres Dahmane Ben Achour, El Hadj Menouar et le doyen de la musique chaâbie Mohamed El Anka. En qualité de chef d’orchestre de la partie concert, Skandrani fut présent aux 46 créations du théâtre arabe de l’Opéra d’Alger.


En 1956, le musicologue Safir El-Boudali qui s'imposait depuis 1943 comme directeur artistique patenté durant 20 longues années[1] lui confie l’orchestre moderne et le charge de remplacer El Hadj M’Hamed El Anka à la direction de l’orchestre populaire.


Il a été également le soliste de l’orchestre classique confié à Abderezzak Fakhardji, un poste qu’il garda jusqu’à l’indépendance de l’Algérie, cumulant ses activités de radio avec ses participations à la télévision naissante.


 


Depuis 1938, Mustapha Skandrani a composé plus de 300 morceaux modernes ou chaâbi et 187 compositions pour qasidah et chansonnettes dont «Youm El Djemaâ», «El Haraz», «Kifechhilti», «Qahoua ou lateye», « A bouya hnini», «A laini filaati».


De 1966 à 1981, il s’est consacré à l’enseignement en prenant une classe au Conservatoire d’Alger.


En 1981, Mustapha Skandrani dirigeait le conservatoire.


Mustapha Skandrani était un maître chevronné qui encourageait ses élèves à l’originalité et au développement de leur personnalité. et exigeait souvent de se présenter aux examens et concours avec d’autres œuvres que celles du regretté Mohamed El Anka.


Il décède en octobre 2005 à son domicile à Alger des suites d’une longue et pénible maladie. Il avait 85 ans.


Cette perte laisse un grand vide dans le chaâbi, du fait qu’il était un élément incontournable des structures musicaler chaâbies. D’ailleurs, lui-même avait dit un jour dans un entretien : «après moi, cela va continuer mais, il n’aura pas un deuxième Skandrani comme il n’y a pas eu un deuxième El Anka». Ajoutant «parce que j’ai aimé ce métier, je me suis donné à fond, j’ai aussi fait des sacrifices pour acquérir la maîtrise et j’en suis fier»[2].

 


Notes et références de l'article

  1. Safir El-Boudali avait compilé une œuvre extraordinairement riche sur la musique, le théâtre et la littérature algérienne
  2. Evocation : il y a deux ans nous quittait Mustapha Skandrani L’artiste aux doigts d’or in La Nouvelle République 17/10/2007 par par H.M. Kahina

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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques algériennes
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Samedi 23 février 2008

Abderezzak Fakhardji (Alger, 6 juin 1911 - 1984) est un musicien et professeur musique arabo-andalouse algérienne de haute facture musicale.

Il  est considéré comme un monument de cette musique.







Biographie et évolution musicale

Abderezzak Fakhardji est issu d'une famille comptant plusieurs fervents mélomanes et s’initie très jeune, au contact de ses deux frères aînés, Hamidou et Mohamed (décédés respectivement en 1925 et 1956) à la musique classique andalouse. Il joue d'abord de la percussion et de la mandoline et ensuite pratique le violon-alto. Il adhère en 1929, à l'association El Andaloussia, nouvellement créée où enseignait son frère Mohamed et rencontre Makhlouf Bouchara, un disciple du Maître Mohamed Sfindja, (décédé en 1908) auprès il recueille quelques morceaux relativement rares.


Lorsque l'association El Djazairia (connue depuis le 15 octobre 1951 sous l’appellation d’El Djazairia – El Mossilia à la suite de la fusion, intervenue pour une simple question de local, des deux associations). Il ira, avec son frère Mohamed, rejoindre cette dernière. C’est là qu’il enrichira son répertoire auprès de Mohamed Ben Teffahi, fidèle disciple de Mohamed Sfindja qui se produisait également dans ces cafés où l'on chantait pendant l'époque coloniale à profusion la nouba (les théâtres étaient sous contrôle colonial et interdisaient à cette époque toute expression algérienne, et auquel il succèdera, plus tard, pour former, à son tour, toute une pléiade d’élèves.


Faisant sienne la méthode de son maître, Abderezzak fréquente El Djazairia, El Mossilia que le Conservatoire d’Alger (où il occupe successivement de 1935 à 1952 et de 1952 à 1982), les fonctions de professeur (en classe supérieure) et  dispense à des générations d’élèves le Patrimoine musical qu'il a acquis.. Fidèles à la tradition de leur maître, certains élèves continueront eux même l’enseignement de la musique aux sein des associations et au Conservatoire en  assurant, ainsi la continuité du maître dans la transmission du répertoire andalou.

 

Il convient de signaler,  que Abderrezak Fakhardji a été appelé, en 1945, à conduire, sous la direction de son frère Mohamed, l’orchestre de musique classique andalouse de Radio-Alger (composé d’une trentaine de musiciens) pour accompagner les chanteurs les plus réputés de l'époque.


Lors des festivals nationaux de musique classique organisés en 1966, 1968 et 1972 par le Ministère de l’Information chargé de la Culture, il a assuré, avec la maestria  la direction de l’Orchestre d’Alger, mettant en relief la richesse et la qualité du patrimoine musical, face à une représentation étrangère aguerrie du Maroc, de Tunisie, de Libye, d'Égypte, de Syrie, d’Iran, de Turquie, d’Espagne et la participation du Liban avec Fayrouz.


Ce fût donc l’occasion pour Abderrezak Fakhardji de démontrer que l’Algérie recelait un art musical très riche, raffiné qui provient d’une civilisation qui eut ses heures de gloire.

 


A sa mort, le Chaâbi est officialisé comme un genre à part entière et l'orchestre en est confié au brillant Mohamed El Anka. Une formation moderne est  confiée à Mustapha Skandrani à Oran.


El Fakhardjia est une prestigieuse association qui porte le nom de celui qui l'a fondée où de nombreux artistes sont passé comme élève (Beihdja Raha...).


 




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  • Sid Ahmed Serri qui fut son élève éprouve une admiration sans limite pour son maître qui lui a tant apporté. Il déclare au journal El Watan, qu'il se désole de constater que son maître n’a pas eu les honneurs qu’il méritait alors qu’il a fait, pendant un demi-siècle, un travail remarquable dans l’enseignement et la transmission de son art dans la conduite de l’orchestre de la radio entre 1946 à 1961.


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Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : ALGERIE
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Samedi 23 février 2008



Avec la confrérie des Hamadchas et son moqqadem Abderrahim Amrani Marrakchi


Amri Saurel (née Magali Saurel à Montpellier, le 14 juin 1965) est une auteur, compositeur et interprète française. Elle chante aussi bien en français qu'en arabe grâce aux traductions de ses textes réalisées par l'artiste franco-algérien Mabrouk Abdendi.


Biographie et évolution musicale

Dernière née d'une fratrie de trois enfants, son père exerçait le métier d' enseignant et sa mère celui d'infirmière. Elle embrasse également la profession exercée par sa mère, sans vraiment cacher sa passion pour la la poésie chantée et récitée en arabe, qu'on appelle aussi qasida.

En 2001, elle rencontre le grand pianiste connu Michel Tardieu avec qui elle profile une carrière artistique.


En 2006, elle rencontre Christel Buffard, ensemble elles créent le label discographique Kyriel Productions et en août de la même année elles produisent l'album «Subtil». Cet album est un ensemble de onze chansons où se mêle l'orient et l'occident. Il s'agit de ballades raffinées, mélodies de velours et rythmes suggestifs transportent l'auditeur dans un univers intimiste. Les musiciens qui l’accompagnent sont Michel Tardieu au piano, Oliver Roman Garcia à la guitare, Joël Allouche aux percussions, Séga Seck à la batterie, Philippe Panel à la basse, et Bertille Fraisse au violon.


Men Raïrek Enta est le titre d'un deuxième album enregistré au Maroc aux côtés d’un orchestre oriental.


Amri Saurel a déclaré que parmi ses chansons en arabe, elle allait produire une chanson en arabe sur le thème de la paix dans le monde. Ecrite par l'auteur compositeur marocain Ahmed Selmouni  (Tétouan), « l'invitation à la paix ou daawatou salam » (titre de la chanson) sera interprétée avec les musiciens de l'orchestre d'Ahmed  Selmouni  et les enfants du groupe scolaire de la même ville.


Lors de la conférence de presse qui lui a été organisée par le Club de Presse Méditerranéen, l'artiste française a déclaré : « Je cherche à véhiculer la bonne image que je connais du peuple arabo-musulman trop souvent contradictoire avec celle que véhicule quelques médias occidentaux.  La langue arabe me permet de sentir la profondeur et la beauté de l'orient. Ce n'est pas moi qui ai choisi la langue arabe, c'est elle qui m'a choisie. Malgré les stéréotypes négatifs qui collent à l'image des arabo musulmans, je chante autour de différents thèmes dont l'émigration pour une meilleure connaissance des uns et des autres, contribuer au rapprochement des deux cultures . Je suis sensible à la pauvreté, aux faibles et aux enfants ».



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Vendredi 22 février 2008
Abdelmoumène Bentobal également orthographié Abdelmoumen Bentobal fut un chanteur, musicien et pédagogue algérien.


Il trouvera à Blida un climat favorable et qun cachet spécifique pour la musique arabo-andalouse et l’éclosion de son talent, à la fois vocal et instrumental. Il se distingue par ce fait d'autres interprètes.


Abdelmoumène Bentobal veille scrupuleusement à garder l’esprit du malouf des anciens, dans toute sa simplicité, sans fioriture, se rapprochant davantage de l’authentique, du vrai. Le succès public et des distinctions nationales et internationales hautement méritées ne lui ont guère fait oublier sa vocation de formateur.


Sa bonne connaissance du répertoire constantinois et ses qualités de pédagogue lui ont permis, par le biais de son association El Bestandjia, de former une pléiade de jeunes artistes.


Dans le cadre de l’Année algérienne en France en janvier 2003, il fait partie de l’Ensemble de Constantine (adoptant le style de Séville tout comme l'école de Rabat et Salé au Maroc qui se caractérisent par sa filiation cette ville et au courant musical propre à Ziryâb) composé des musiciens Hamdi Benani, El Hadj Mohamed Tahar Fergani.
 

Abdelmoumène Bentobal meurt l'année suivante, le 10 juillet 2004,  à l’âge de 76 ans.

 


Voir aussi
Musique algérienne

     Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Abdelmoum%C3%A8ne_Bentobal » 

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    Jeudi 21 février 2008

    Les frères Bouchenak est un groupe musical familial créé en 1974 à Oujda, considérée comme la ville du reggada qu'on appelle aussi le raï marocain.


    Leurs textes véhiculent un langage imagé de la tradition et de la culture marocaine en ancrant  un discours ancré sur la réalité politico-sociale du pays. La modernité de leur musique, l’introduction de synthétiseurs et leur look en font très vite un groupe phare à la fin des années 70.

     

     

    HAMID BOUCHNAK Le clip - MATFAHEMNACHE -



    Biographie et évolution musicale

    Bercé dans une influence musicale favorable, les frères Bouchenak, fils de Benyounès dit "Afandi"(un grand musicien gharnati qui est une référence musicale prisée au Maroc) commencent leur parcours par des animations lors des saisons de mariages et de circoncision et parviennent même à effectuer quelques circuits dans des petites salles. En 1983, encouragés par leur père, Réda, Omar, Mohamed et Hamid enregistrent leur première casette...


    Quatre frères et un cousin qui imposent un style raï électrisé où se confondent toutes les facettes du patrimoine musical marocain : arabo-andalou, malhoun, gnawa, chants berbères.


    En 1996, ils participent au Concours de l'Eurovision avec le titre Aynou Hara. Peu de temps après, les Frères Bouchenak se divisent, Hamid et Reddha émigrent en France (Tourcoing) et produisent deux album dont Marocan rock dans lequel on retrouve notamment la chanson Bentennass.


    Le raï est essentiellement une musique provenant d'Algérie, mais Oujda par sa proximité avec la frontière algérienne a bien sur développé un style particulier qui est une variante de cette musique qu'on appelle reggada au Maroc.


    Devenus de stars, ils sont réclamés un peu partout dans le monde arabe et en Europe, particulièrement aux Pays-Bas où ils comptent de nombreux admirateurs. Très actifs lors des tournées en Europe, ils participent à des festivals de musique et signent avec Sony music. C'est une sorte de démarcation par rapport auraï, mais c'est dans le même style. Le principe de base est identique, la différence est au niveau de l'exécution. Leur parcours discographique montre une progressive amélioration de leur maîtrise des outils électroniques.










    Voir aussi





    Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Les_fr%C3%A8res_Bouchenak »
    Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques marocaines - Communauté : Mon Maroc
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    Jeudi 21 février 2008

    Abdelkader Chaou عبد القادر شاعو (né le 10 novembre 1941 à Bab Jdid à Alger) est un interprète de Chaâbi algérois d'origine kabyle. Vit et travaille en France et en Algérie. S’inscrivant dans la longue lignée des maîtres de la musique Chaâbi, Abdelkader Chaou apparaît rétrospectivement comme une figure marquante des années 60-70 annonciatrices d’un style empreint de modernité.  Très prolifique sa production s'élève à quelque 300 titres, en 2006.



    Biographie et parcours musical

    Originaire de Tigzirt dans la région de Tizi Ouzou, Abdelkader Chaou voit le jour à la rue Médée, au cœur de la Casbah d’Alger, le 10 novembre 1941.

     

    Confiant et audacieux, le jeune Abdelkader chantera sans complexe quelques refrains à un voisin mélomane et aveugle Rabah Delladj. Celui-ci sera le premier à trouver en lui des qualités vocales prometteuses. Il se fait remarquer en 1959 à l’occasion d’un radio crochet, animé par Radio-Alger à l’ex-salle Pierre Bordes actuellement appelée Ibn Khaldoun[1].

     

    A l’indépendance de l'Algérie, il est un jeune interprète fort sollicité qui anime dans sa ville natale les cérémonies de mariage et de circoncision, accompagné de ses amis Belkacem au banjo et Mohamed Hidous à la darbouka.

     

    Abdelkader Chaou étudie au conservatoire d'Alger, dirigé à l'époque par Hadj Mohamed El Anka. Virtuose au mandole, il modernise le chaâbi, introduit des instruments de musique tels que la mandole, le banjo, le piano et la guitare tout en remodelant le style en le rendant plus vif et attrayant. 

     

    1968, c’est au tour du Théâtre National Algérien qui fait appel à lui, dans le cadre d’une grande tournée artistique en France, aux côtés d'une pléiade d'artistes de l’époque que sont : El hadj Rabah Dériassa, Mohamed Lamari, Khelifi Ahmed, Noura, Saloua, Kamel Hamadi, Fadhela Dziria, Haddad el Djilalli, Mahboub Bati[2] et Akli Yahiatène.

     

    Grâce à l'école Mahboub Bati, Abdelkader Chaou obtient un fulgurant succès dans les années 70 avec deux chansonnettes: Ghazali Goudami et Lilah wan cheftou koudami qui est son premier disque, le grand succès viendra en 1973 avec Djah rebi ya djirani qui le fait connaître au grand public.

     

    En 1977, Bati lui offre Yal oueldine qu’il réalise en duo avec Nadia Benyoucef. Enregistrée en clip pour la télévision nationale, cette chanson obtient un immense succès.

     

    Son répertoire musical passe de la mélodie triste à la mélodie gaie, qu'il emprunte à la musique arabo-andalouse.

     

    Mahboub Bati a composé essentiellement pour lui, il y eut également El hadj Mahboub Stambouli (qui fut l'élève de Sadek El Bédjaoui)[3]; Maâti Bachir[4];Salah Saâdaoui[5]; Belkaid Abdelghani[6]; Kamel Hamadi[7]; Mustapha Skandrani[8].



     

    Notes et références de l'article

    1. CREATIV Production
    2. qui composera la même année Ya djahel leshab et Ya el adraâ pour Amar Ezzahi
    3. Yal adra ouine malik et El âchqa, en 1974
    4. el hlal edhaoui et Li qaâd fi daren 1979
    5. Qessa Srat, en 1980
    6. El ghrib et adjini), en 1980
    7. Endjibek endjibekYa maâlem et Kheliouni n’ îche'), en 1980
    8. Yalli zarou âdete mdoun) en 1985



    Voir aussi

    • Musique algérienne




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    Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques algériennes - Communauté : ALGERIE
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