Perfume Genius est le pseudonyme artistique de l'auteur-compositeur-interprète américain Mike
Hadreas (né en 1984, à Seattle).
Il chante sur scène avec son compagnon Alan Wyffels qui l'accompagne au piano sur des titres minimalistes et intimistes, souvent
composées d'un unique piano-voix.
L'apparente candeur du jeune chanteur et ses ballades dissimulent un passé difficile et des paroles traitant
de religion, de drogues, de sexe, de mort, mais aussi d'amour idéalisé. Son univers est fragile. Il glisse ses pensées sombres sur son homosexualité, ses mauvaises habitudes et ses addictions. Elles sont souvent comparé à ce que fait Antony and the
Johnsons.
Ce dimanche, Ali et Nathalie sont descendus en famille à Hamra. Pas pour flâner ou déguster une glace sous le joli soleil de
mai, mais pour demander leurs droits civils.
Ali est musulman, Nathalie est chrétienne. Nathalie et Ali sont en couple. Ni l'un, ni l'autre ne voulaient changer de
religion. Ils ont, dès lors, dû se marier en Suisse, le Liban, leur "terre", n'autorisant pas le mariage civil. Et pour compliquer la chose, Nathalie est de mère libanaise et de père suisse.
Elle n'est devenue libanaise que grâce à son mariage, les femmes ne pouvant transmettre leur nationalité à leur mari et enfants.
Ce que Nathalie et Ali demandent aujourd'hui, c'est un Etat libanais laïc, un Etat dans lequel la religion et la politique
sont séparés, un Etat qui les reconnait comme citoyens à part entière et sur un pied d'égalité face à la loi.
C'est pour toutes ces raison que dimanche 6 mai, ils ont répondu à l'appel de la "Laïque Pride" organisée par la société
civile à Beyrouth. Avec leur petite fille, ils ont marché du jardin de Sanayeh, à Hamra, jusqu'à Aïn Mreissé.
Cette marche, annuelle, la troisième du genre, a réuni entre 1.000 à 2.000 Libanais, apôtres de la laïcité. Un chiffre
supérieur à la participation à la dernière Laïque Pride, mais qui représente une baisse d'affluence drastique en comparaison aux 20.000 ou 30.000 personnes qui avaient défilé au printemps
2011, pour demander la "chute du système politique confessionnel". Poussé par le vent du printemps arabe, le mouvement pour la laïcité avait atteint cette année-là une ampleur record. Miné
par les dissensions internes et politiques, le mouvement avait fini par s'essouffler.
Un an plus tard, ce dimanche 6 mai, ce n'est plus un vent de révolution qui souffle dans les rues de Beyrouth, plutôt une
brise, comme un espoir ténu, une voix qui cherche encore à se faire entendre dans le brouhaha politique.
"La laïcité est la seule solution pour que le pays aille mieux, soutient Christine Choueiri, une actrice qui participe à la
marche chaque année. L'histoire nous a montré que politique et religion ne font pas bon ménage".
Dans la foule, beaucoup de jeunes, portés par une volonté de changement. Un changement, pas une rupture, une évolution dans
la durée.
Dimanche, entre Hamra et Aïn Mreissé, les manifestants étaient bien conscients qu'au Liban les hommes politiques et les
hommes de religion ne sont pas prêts à un changement radical du système, à l'abolition du confessionnalisme politique qui régit le pays selon un système de quotas attribués aux 18 communautés
que compte le Liban. Un système accusé par ses détracteurs d'exacerber les tensions entre ces communautés et par là-même empêcher la formation d'une véritable citoyenneté
libanaise.
"Lors des rassemblements politiques, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour afficher leur soutien
à un politicien. Et quand il s'agit de nos droits, à tous, il y a peu de monde. C'est décevant", regrette Nathalie, devant le peu d'affluence.
Conscients que l'abolition du confessionnalisme politique ne se fera pas en un jour, les organisateurs de la Laïque Pride
décident chaque année d'axer leurs revendications sur quelques lois particulières. "Chaque année, nous choisissons des choses concrètes, des lois qui sont discutées en ce moment au Parlement,
pour ne pas qu'on nous dise +vous demandez trop ou ce n'est pas le moment+", explique Yalda Younès, une des organisatrices de la marche.
Parmi les réformes que les responsables libanais pourraient adopter sans tarder : la loi pour la protection des femmes contre
la violence conjugale, incluant la criminalisation du viol conjugal ; l'abolition de l'article 522 du code pénal qui stipule que les poursuites contre un violeur sont abandonnées s'il épouse
sa victime ; l'adoption d'un projet de loi interdisant la pré-censure sur le cinéma et le théâtre ou encore le retrait du projet de loi sur la régulation de l'Internet (LIRA). La marche se
veut donc un parapluie abritant nombre de revendications.
Pendant deux heures, des slogans ont été scandés, des roses distribuées, les habitants sur les balcons invités à rejoindre la
marche, le tout dans une ambiance festive. "Ni 14 Mars, ni 8 Mars, la laïcité est la solution", scandaient notamment les manifestants.
A l'arrivée, sur la corniche, face à la mer, les organisateurs, qui refusent toute récupération politique, ont tendu le micro
aux participants et aux passants, invitant chacun à répondre à la question : "Et vous, comment changeriez-vous le Liban ?"
Burt Blanca est un musicien belge né le 6
août 1944 à Neder-Over-Heembeek dans la banlieue Nord de Bruxelles. Guitariste de studio réputé, Burt Blanca est le pionnier du rock en Belgique. Il est
auteur de nombreux tubes tel que Touche pas à mon rock'n'roll, Clap, Clap Sound, Ma Guitare bleue, Rock'n'Roll is good for the
soul, Twist twist senora ou Le Train ne passe plus par là. Premier prix de Conservatoire, spécialiste de
l'accordéon, auteur-compositeur et arrangeur musical, il deviendra chanteur par le plus grand des hasards ! Son jeu à la guitare électrique est reconnaissable et n'a
pas son semblable. De plus, il joue de l'accordéon, de la guitare hawaienne, du saxophone, de la clarinette, de la guitare sèche, du banjo, de la pedal-steel...Parallèlement à sa carrière solo,
Burt n'a jamais abandonné ses activités de musicien de studio. On peut le retrouver à la guitare, à la pedal-steel ou à l'accordéon sur des enregistrements d'artistes Belges
et Français de renom international tel que Salvatore Adamo, Plastic Bertrand, Frédéric François, Marc
Aryan, Claude Barzotti, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud... Il a accompagné avec ses musiciens des artistes américains tel que : Wanda
Jackson, Linda Gail Lewis...
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