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Musiques traditionnelles marocaines

Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 23:52


Ce groupement a vu le jour au mois de janvier 2009. Sa première prestation a coïncidé avec la Fête du Mawlid, c'est-à-dire le 9 mars 2009.


Ce premier concert a eu lieu à la demande d'un ensemble d'associations sises à Mantes la Jolie.

La naissance de ce mouvement va permettre, nous le souhaitons vivement, l'éclosion et le développement de cette musique que nous voulons voir inscrite au Panthéon des Musiques du Monde, dans le pays des Arts du Monde. Nous voulons tout simplement voir notre musique siéger au milieu des Arts de l'Humanité.

 


Notre musique est connue de tous, Français, Européens, Maghrébins, etc... Les artistes qui composent notre Mouvement allient tous expérience, amour et connaissance des différents registres musicaux tels que Melhoun, Aïssaoua, Arabo-andalou et tant d'autres...

 


Parmi eux, Saïd El Meftahi, chef d'orchestre réputé dans l'Art du Melhoun en qualité de poète, musicien et interprète ; Il est enregistré auprès des Sociétés civiles comme auteur-compositeur, interprète. Son engagement lui a permis et lui permet encore de faire accéder le Melhoun au plus grand nombre de pays (Allemagne, Belgique, Angleterre, Hollande, Algérie, Tunisie, Moyen-Orient, etc ...). L'appréhension du Melhoun se fait par le biais de parution d'ouvrages, de recueils de poésies, d'articles de presse, d'interviews télévisuelles. Tout support médiatique et audiovisuel au service du melhoun est le bienvenu. Vingt-trois albums jalonnent la carrière de Saïd El Meftahi dont 7 en 7 ans eu Europe.

 


Le rêve de Saïd El Meftahi, inspirer un souffle nouveau au Melhoun s'est concrétisé par la sortie de son album « La Ghrib » au début de l'année 2008. Album qui a bénéficié d'un article élogieux de Eliane Azoulay et des 4 clés de Télérama ; remarqué par Rabah Mezouane de l'Institut du Monde Arabe, Bouziane Daoudi de World Music Magazine et Mondomix. Ne parlons pas de la presse marocaine et algérienne.


Remarquons aussi Mohamed Bouyahiaoui, chercheur en cours de thèse sur l'Art Aïssaoua. Il apporte son savoir, son savoir-faire à ce genre ô combien apprécié, y compris par les profanes. Il assure la pérennité du genre au sein de Festivals ça et là en Europe. C'est la Référence Aïssaoua de notre groupe.


Aussi Mohamed El Farsi, violoniste, professeur de musique arabo-andalouse au Conservatoire national de Musique de Meknès. Son enseignement s'est fait sous la houlette bienveillante de Maître Abdelkrim Raïss. Son art l'a propulsé dans des Festivals comme celui du Canada, Belgique, Hollande, Arabie Saoudite. Il a participé à l'orchestre du Maître Houcine Toulali et de Saïd El Meftahi. Là aussi, Mohamed El Farsi est notre Référence arabo-andalouse


Khalid Razik, natif de Meknès. Il a vécu dans une zaouya (ou confrérie). Il a baigné dans une atmosphère d'artistes du genre Gnawa, Aïssaoua, Melhoun, Hmadcha, el Maddeh, Arabo-andalou. Il a accumulé une grande expérience et connaissance de tous ces genres. Il assure régulièrement les soirées musicales de Mantes La Jolie à la demande des associations. Il fait figure d'imprésario de notre groupe.


D'autres musiciens encore qui s'adonnent au Raï, Chaabi, aux musiques du Sud Marocain.
Tous sont là avec ferveur, conviction et désir ancré de faire connaître et aimer la Musique qu'ils aiment tant.


Le GAMP




G.A.M.P.

 

 



Le Groupement des Arts Marocains Populaires

78200 Mantes-la-Jolie

France

Contact  : (0033) 06 10 77 67 26
Contact : (0033) 06 60 26 75 48

said.elmeftahi@gmail.com


Par Last Night in Orient - Publié dans : Musiques traditionnelles marocaines - Communauté : Musiques Marocaines
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 14:25

L'islam a su intégrer d'antiques cosmogonies du continent africain. On assiste régulièrement au mariage musical du visible et de l'invisible, une excellente communication entre le monde des génies et celui des humains, à la fois rite de fécondité (chez les africains en général les enfants ont de tout temps été ce qu 'il y a de plus important. On souhaitait toujours aux gens d'en avoir beaucoup. Ils faisaient la fierté, l'honneur et la joie des parents surtout de la femme) et transe thérapeutique durant laquelle, on observe une désorientation, voire même une distorsion du temps et de l'espace qui favorisent de nouveaux apprentissages.

 

Le genre musical dit de la Aïta est pratiqué dans les régions de Abda, Chaouia et Doukkala, c'est-à-dire dans l'axe Casablanca-Safi au Maroc, c'est à dire au confin où les tribus arabes et bédouines cultivent cet amour pour l'improvisation poétique. Aujourd'hui encore, beaucoup de groupes s'inspirent de leurs compositions qui restent d'actualité. L'art de Aïta s'inspire de la vie sociale de l'homme marocain et repose souvent sur le thème de l'Amour, le plaisir le beauté et la nature. Notons que cet art a connu son apparition dans les régions comme Safi, Casablanca, El Jadida, Beni Mellal, Khouribga, Marrakech ; Kalaât Sraghna, Kénitra, Khénifra et Taounat.

 

 

 


L'art de aïta est un patrimoine culturel et historique qui a connu des changements au fil des années. A l'origine, l'Aita est un appel de ralliement, elle est en rapport avec les pleurs et les joies et elle constitue, comme toute poésie digne de ce nom, un écho répertoire des joies et soucis quotidiens qui dessinent en filigrane le destin des êtres humains et à travers eux des peuples et figure la partie intime et toujours vivante de la mémoire comme un cœur qui bat. Cette musique de la plaine qui a pris naissance dans le domaine des tribus Abda, Doukkala et Chaouia au gré des fêtes et des circonstances de la vie. La pratique de la aïta au Maroc est une coutume ancestrale qui conférait à des gens connus pour leur probité et leur modestie la faculté de décrire par le chant et la parole, la vie quotidienne, les problèmes et entraves de leurs semblables. Ces troubadours, transmettaient leur savoir oralement par l'entremise de la poésie, du chant et du jeu théâtral. Il est fréquent de voir ce groupe chanter et à l'intérieur même de la chanson, y introduire une saynète théâtrale.

 

L'art de Aïta veut dire, selon son acception traditionnelle, l'Appel, c'est-à-dire l'Appel de la tribu et le retour aux ancêtres pour semer la volonté dans le cœur des hommes et inviter la Muse de la poésie et de la chanson. On distingue plusieurs sortes de Aïta : Azzaaria ; Al Haouzia, Al Jablia, Al Gharbaouia, Al Marsaouia et Al Mallalia.

La chanson Al Aïta se trouve généralement livrée à l'appréciation précipitée des non-spécialistes, parce que son côté péjoratif occulte d'autres aspects et valeurs. Al Aita raconte la nostalgie et les aspirations, les plaisirs comme les douleurs.

 

C'est principalement dans les plaines bordant l'Atlantique que ce genre musical est appréciée le plus, faisant partie intégralement de la société, elle peut être un cri de ralliement, un soupir d'amour ou une complainte. Par beaucoup d'aspects, elle s'apparente à la geste Hilalienne (une tranche importante des tribus des Béni Hilal).

 

Tous ces styles se retrouvent dans les mariages urbains ; Les orchestres chargés d'animer l'évènement sont tenus de jouer tous ces répertoires. Un mariage marocain célébré en ville est presque à lui seul un festival. Ces mariages ont permis l'émergence de beaucoup d'artistes dont l'expérience ne cesse de s'enrichir et de se renouveler au fil des manifestations. Cela est également vrai dans le domaine de la chanson populaire comme le chaâbi par exemple.

 

Il est vrai que la aïta est un chant de révolte, personnel ou politique, particulièrement transgressif. Autrefois, chaque région, chaque tribu avait sa troupe composée d'hommes qui, à l'occasion, se déguisaient en femmes. Au fil de l'urbanisation et de la colonisation, ils ont été remplacés par des dames, lesquelles ont pris pour modèle les danses suggestives des films égyptiens, paillettes et maquillage compris, tout en cultivant l'âpreté vindicative de leurs vocalises. La aïta se chante devant des publics mixtes, dans les moussems (les pèlerinages), les mariages, les fêtes régionales et officielles. Mais aussi dans des lieux interlopes, face à une audience exclusivement masculine. Et alors les dérives grivoises se font de plus en plus crues, humour et moqueries à l'appui. Il existe à Safi une Aïta spéciale appelée Haçba. Son répertoire est limité à quelques exemples du genre. Son caractère triste et secret la rend inaccessible partout ailleurs pour un public habitué généralement aux styles francs et modulants.

La aïta Jabalya est un genre musical issu du nord-ouest marocain, que les « Jbala » (montagnards) aiment profondément. Aux dires des historiens, la ville référence Ouezzane située au Sud de Tanger existait déjà à l'époque romaine. Elle est réputée en particulier pour son artisanat du bois, de la laine appelée « El mharabla », lainage à bouclettes fait à la main. Les travaux de la laine servaient de modèle et il est fréquent de dire : " KHerqa Ouazzania ou lem rehbla". Mais il y a autre chose encore qui assure la réputation de la ville, c'est le soufisme. Une confrérie appelée Tariqa El Ouazzania du nom de la ville s'est implantée donnant rapidement naissance à d'autres écoles religieuses, d'autres tariqa formant  « Ahel el touat ». Tous les arts sont représentés et la musique occupe une place de choix avec la « Aïta Jabalya » appelée aussi la « Chanson de Jabala ».

 

Les Ayout sont souvent chantées par un groupe mixte d'hommes et de femmes (les Cheikhates). Dans le cas où celles-ci sont absentes, l'un des hommes les plus efféminés du groupe revêt des habits féminins et imite la voix et la danse des femmes. Al Aita de Wlad Hmar en est un bon exemple. Les plus jeunes parmi les "cheikhate" exécutent devant le public des danses sensuelles (jeu du ventre et des hanches, ondulations et frémissements du corps, balancement de la chevelure...).

 

Les inconditionnels de cette musique savent qu'à travers le cheminement des chants on découvre une histoire sociale, des héros, des personnages mythiques, une mémoire rurale ancestrale. L'on se rappelle encore de Fatima al Kobbas, de Chikha az Zahhafa, de Bouchaïb al Bidaoui et du Maréchal Qibbou ou de Hajja Hamdaouia qui continue à intéresser des nostalgiques. Il est peut-être utile de rappeler à ce propos qu'à l'origine, l'Aïta est un appel de ralliement, qu'elle est en rapport avec les pleurs et les joies et reflète une poésie digne de ce nom, un écho des joies et soucis du quotidien et du mektoub (destin) des êtres humains et et de la mémoire collective du peuple. Les origines de cette musique de la plaine se situe au confins des fêtes familiales et des traditions tribales. Hajja Hamdaouia a donc choisi l'aïta comme référence musicale majeure, recueillant ainsi les rythmes et paroles héritées de l'aïta dite "Al Marsawiya" de la région de Casablanca. Mais Hajja Hamdaouia en a fait un art avec une centaine de titres à son actif, en demeurant la chanteuse de «marsaoui» la plus prolifique et la plus adulée et sans aucun doute la plus célèbre ambassadrice de ce genre musical populaire.

 

Les Cheikhates et les amoureux d'AL Aita se donnent rendez-vous à Safi au Festival de l'Art populaire d'Al Aita! Les soirées de cette manifestation, se déroulent habituellement sur la Place My Youssef, et sont animées notamment par des groupes de Houariate Safi, Laâbat Settat, Oulad Ben Aguida, Mustapha El Bidaoui, Mazagan, Cheikha Khadija Markoum et Mustapha Bourgogne.

 

Les plus avertis gardent encore un respect distant à Mohamed Da'baji et à Fatna Bent Lhoucine, derniers parmi les derniers représentants de la vraie Aïta.

 



« Al-Aita, poésie orale et musique traditionnelle au Maroc »

Aujourd'hui, le côté divertissant et parfois érotique prend le dessus sur le vrai sens de ce chant (il est parfois considéré comme impie, sulfureux).Hassan Najmi, Président de la Maison de la poésie au Maroc a réalisé un essai littéraire en langue arabe, aux éditions Toubkal, intitulé « Al-Aita, poésie orale et musique traditionnelle au Maroc ». Cet ouvrage retrace les origines de cette musique de la plaine qui a pris naissance dans le domaine des tribus Abda, Doukkala et Chaouia au gré des fêtes et des circonstances. Il s'agit par ailleurs de reconstituer l'histoire de cet art de la fête depuis l'installation des Arabes parmi les tribus amazigh, et la naissance du «darija» (dialecte marocain) sur le littoral atlantique entre Casablanca et Safi. L'objectif de l'écrivain est la perpétuation de la mémoire d'une culture et d'une poésie dont les auteurs demeurent anonymes. (source).

 

Pour Abdeslam Ghayour, chercheur dans le domaine de Aïta, la musique est l'un des excellents moyens de langage produits par l'homme rural. Et c'est à ce propos qu'il met l'accent, dans son étude, sur l'art de Aïta dans le feuilleton marocain «Oujâa Trabe» avec les réalisateurs Shimi et Radouane Kassimi. Hassan Nejmi, dans «Etude de la poésie orale et de la musique traditionnelle à partir de Aïta », définit Aïta tel un art poétique et musical qui a ses propres spécificités.

 

Les inconditionnels d'Al Aita savent qu'à travers le cheminement des chants on découvre une histoire sociale, des héros, des personnages mythiques, une mémoire rurale ancestrale. L'on se rappelle encore de Fatima al Kobbas, de Chikha az Zahhafa, de Bouchaïb al Bidaoui et du Maréchal Qibbou ou de Hajja Hamdaouia qui continue à intéresser des nostalgiques. Il est peut-être utile de rappeler à ce propos qu'à l'origine, l'Aïta est un appel de ralliement, qu'elle est en rapport avec les pleurs et les joies et reflète une poésie digne de ce nom, un écho des joies et soucis du quotidien et du mektoub (destin) des êtres humains et et de la mémoire collective du peuple. Les origines de cette musique de la plaine se situe au confins des fêtes familiales et des traditions tribales.

Le mythe de Kharboucha et la Aïta

Le cinéaste Hamid Zoughi a tourné «Kharboucha, ou May Doum Hal » (Kharboucha ou rien n'est éternel). Kharboucha est un personnage légendaire de la région de Safi. C'est une chikha qui « n'avait pas froid aux yeux » et qui n'hésitait pas à chanter contre l'injustice. Ses chansons avaient pour cible principale le tyrannique caïd Aïssa Ben Omar. Ce dernier faisait régner la loi du colonisateur français dans la région. Seule rescapée d'une tuerie menée par une tribu adverse et qui décima toutes les femmes de son clan, Kharboucha garda une rage et une force qui s'exprimaient dans sa prose chantée. Cette femme n'était pas belle car elle avait le visage marqué par la petite vérole. Mais sa voix la rendait envoûtante. Par ses chants, elle appela les hommes de sa tribu Ouled Zid à se rebeller contre le despotisme. La riposte, en 1922, du caïd Aïssa fut terrible. Il fit emmurer vivante Kharboucha, le jour même de ses noces. C'est cette histoire devenue mythique qui a été reproduite au théâtre et adaptée pour le cinéma marocain. La «Kharboucha» de Hamid Zoughi, n'est autre que la talentueuse actrice Houda Sidki qui a été révélée au grand public, grâce au premier rôle que le même réalisateur lui avait confié dans son téléfilm «Les requins».

Hajja Hamdaouia dans le genre Al Marsawiya

Haja Hamdaouia (لحاجة الحمداوية ou encore parfois transcrit Hajja Hamdawiya) est une chanteuse marocaine née en 1930 à Derb Seltan, un quartier populaire de Casablanca. Cette artiste a largement contribué au succès de la chanson populaire. Dans les années 50, à l'époque où le chant de la Aïta Marsaouiya , sorte de blues des plaines côtières dans la région de Casablanca qui était dominé à l'époque par les femmes. Il est malheureusement associé au divertissement parfois "amoral", car les biens pensants l'assimilent à l'érotisme et à la sexualité.

 

Il est peut-être utile de rappeler qu'à l'origine, l'Aita est un appel de ralliement, qu'elle est en rapport avec les pleurs et les joies et reflète une poésie digne de ce nom, un écho des joies et soucis du quotidien et du mektoub (destin) des êtres humains et et de la mémoire collective du peuple. Les origines de cette musique de la plaine se situe au confinsdes fêtes familiales et des traditions tribales.

 

Elle a donc choisi l'aïta comme référence musicale majeure, recueillant ainsi les rythmes et paroles héritées de l'aïta dite "Al Marsawiya" de la région de Casablanca. Mais Hajja Hamdaouia en a fait un art avec une centaine de titres à son actif, en demeurant la chanteuse de «marsaoui» la plus prolifique et la plus adulée et sans aucun doute la plus célèbre ambassadrice de ce genre musical populaire. Cette diva a connu la colonisation, puis l'indépendance, vécu l'exil à Paris. Elle fut riche et adulée. Puis elle a sombré dans l'anonymat et la pauvreté pour enfin renaître de ses cendre comme le Phœnix. Hajja Hamdaouia a donc choisi l'aïta comme référence musicale majeure, recueillant ainsi les rythmes et paroles héritées de l'aïta dite "Al Marsawiya" de la région de Casablanca. Mais Hajja Hamdaouia en a fait un art avec une centaine de titres à son actif, en demeurant la chanteuse de «marsaoui» la plus prolifique et la plus adulée et sans aucun doute la plus célèbre ambassadrice de ce genre musical populaire.

Abdelaziz Stati

Abdelaziz Al Arbaoui (ﺍﻟﻌﺮﺑﺎﻭﻱﻋﺒﺪﺍﻟﻌﺰﻳﺰ) Abdelaziz Statide son nom d'artiste à cause du sixième petit doigt que comporte l'une de ses mains. Ce chanteur marocain de chaâbi et de aïta est né en 1961 à El Jadida. Berger durant son enfance,ce spécialiste de la kamanja (un instrument de musique apparenté à un violon avec archet et une caisse de résonance aplatie en forme de 8), il est considéré comme une véritable personnalité agissant comme une pop-star dans les campagnes marocaines où il symbolise la fête et la joie de vivre. Il n'est pas rare que des gens aisés l'invitent pour chanter à l'occasion des fêtes de mariages où il interprète de nombreuses chansons liées notamment à la Ghorba (l'éloignement, en référence à la diaspora marocaines et aux fils d'expatriés marocains qui résident à l'étranger), qui lui ont porté notamment un succès jusqu'en Europe, où le chanteur se produit régulièrement en concert. Il est à noter qu'en 1983, Abdelaziz enregistra une cassette qui a connu beaucoup de succès ‘‘Al Mouima Essabra Dima'' ; qui a été repris par la suite par ; ni plus ni moins ; que Cheb Khaled.

 

Oulad Al Bouazzaoui ans le genre Al Marsawiya

L'ensemble Oulad Bouazzaoui est considéré comme l'un des ensembles de musique populaire marocaine les plus célèbres spécialisés dans l'art de l'aïta. Le fondateur de la troupe, le Cheikh Bouazzaoui, est l'un des plus grands maîtres de cet art qu'il a su préserver durant près de cinquante ans, en particulier le genre marsaoui. La troupe a participé à l'année du Maroc en France et a donné des concerts dans plusieurs lieux prestigieux comme l'Institut du Monde Arabe à Paris ou l'Université de Washington aux USA, entre autres. L'ensemble Oulad El Bouazzaoui a largement contribué à la naissance du Festival National de l'aïta, organisé à Safi, sous l'égide du Ministère de la Culture.

 

 Daoudi

Abdellah El Makhlouk عبد الله الداودي (né le 12 octobre 1972 dans le quartier de Sbata à Casablanca) alias Daoudi ou encore Daoudi Abdellah est un chanteur marocain de aïta et de chaâbi marocain Il est devenu en quelques années une référence dans le monde de la chanson marocaine. En 2000, Daoudi enregistre son album, aïta daoudia, qui sera bien accueilli par la critique musicale et son public marocain de la ghorba.

 

 

 

Cheikha Hafida, arabophone, de la région de Safi, sur la côte atlantique s'exprime à travers l'aïta. La Cheikha et l'ensemble Ouled Ben Aguida font perdurer la tradition. Né dans les années 70, le groupe Ouled Ben Aguida formé de trois frères, Bouchaïb au violon, Miloud au oud et Boujemaâ aux percussions, est aujourd'hui une véritable institution. C'est en 1977, avec la rencontre de Fatna Bent El Houcine, l'une des très grandes divas de l'aïta, que l'aventure commence véritablement pour eux. Ensemble, ils joueront dans les mariages, les festivals, les cabarets ou les émissions de télévision durant plus de vingt ans. Début 2000, Fatna Bent El Houcine arrête sa carrière. Elle disparaîtra à peine cinq ans plus tard. Heureusement, Cheikha Hafida qui tenait une place prépondérante dans le chœur était prête à prendre la relève pour que cette musique, patrimoine culturel exceptionnel, ne disparaisse pas. Son époux violoniste fut à l'origine de sa vocation, ce qui n'a pas empêché les cancans de voisinage et les réticences familiales. 

 

Voir aussi

 


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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 21:24

Malika Ayoub est une chanteuse marocaine célèbre au Maroc, mais qu'est-elle devenue ? Je vous rassure, elle prépare en 2011, un nouvel album comme l'artiste vient de l'annoncer sur un commentaire dans cet article !

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Voici l'album de Malika Ayoub que l'on trouvait dans les Fnacs et Virgin dans la fin des années 90. Je l'avais acheter et je possède ce cd. Il date de 1998.

Le style de cette album est différent des styles des chansons qu'elle chantait pour l'édition de ses vidéos.

Au Maroc, c'est dans la région de Nador et Berkane qu'on trouvait beaucoup de ses cassettes. A Imouzzer, je n'ai jamais trouvé ses audios ! Je devais faire la demande au vendeur de cassette pour qu'il commande ce qu'il pouvait trouver. (Rachid Z).

Titres

1 Nta Lkhasran (c'est Toi Le Perdant)

2 Khalik Maaya (reste Avec Moi)

3 Lafrak Sib (dure Est La Séparation)

4 Mumti (ma Petite Mère)

5 Ghariti Bya (tu M'as Trahie)

6 Galbi Bghak (mon Coeur T'aime)

7 Habibi Safer (mon Amour Est En Voyage)

8 Ana Salit (j'en Ai Fini)

9 Darha El Adaw (malhonnète)

10 El Ghurba (l'immigration)

11 El Ar Alik (honte Sur Toi)

12 Hakada Qalou (c'est Ce Qu'ils Disent)

Voir aussi

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 22:30

L'islam a su intégrer d'antiques cosmogonies du continent africain. Avec le groupe Tagada, on assiste au mariage musical du visible et de l'invisible, une excellente communication entre le monde des génies et celui des humains, à la fois rite de fécondité (chez les africains en général les enfants ont de tout temps été ce qu 'il y a de plus important. On souhaitait toujours aux gens d'en avoir beaucoup. Ils faisaient la fierté, l'honneur et la joie des parents surtout de la femme) et transe thérapeutique durant laquelle, on observe une désorientation, voire même une distorsion du temps et de l'espace qui favorisent de nouveaux apprentissages. Aujourd'hui encore, beaucoup de groupes s'inspirent de leurs compositions qui restent d'actualité.

 


 

Tagada est un ensemble marocain d'artistes de théâtre pratiquant les arts populaires, et est considéré comme l'un des groupes les plus appréciés de la scène nationale marocaine. Le groupe Tagada vient après Nass El Ghiwane et Jil Jilala et fut fondé en 1972. Les membre se sont engagés depuis sa création dans la perspective de la sauvegarde du patrimoine culturel et artistique marocain.  En effet, en l'espace d'une décennie à peine, le Maroc a été affligé par la disparition d'un grand nombre d'intellectuels, de créateurs et de penseurs. Tous ces créateurs et pointures musicales ont apporté une grande contribution à l'édifice culturel marocain, si riche et diversifié.


Le groupe Tagada tient là toute sa singularité comme Nass El Ghiwane sont influencés par le Malhoun, ce groupe l'est par la Aïta.


Ce qui fait la différence de ce groupe par rapport aux deux autres groupes mentionnés ci-dessus, c'est qu'ils pratiquent l'art de la Aïta dans toute sa richesse et diversité. Rappelons aussi qu'à l'origine, l'Aita est un appel de ralliement, qu'elle est en rapport avec les pleurs et les joies et qu'elle constitue, comme toute poésie digne de ce nom, un écho des joies et soucis vécues au quotidien et du destin des êtres humains et qu'à travers eux, c'est toute une mémoire collective des marocains. Les origines de cette musique de la plaine est un héritage des fêtes familiale et tribales  particulière aux tribus Abda, Doukkala et Chaouia. Le groupe Tagada se distingue  ainsi des autres formations musicales marocaines en choisissant l'aïta comme référence  musicale majeure, pour les  citer :  l'aïta dite "al haouzia" répandu dans les régions du Haouz de Marrakech, puisé dans le répertoire dit "Al Abdia" issu de la région de Safi également appelé "Al Hasba" et  s'est investi dans l'aïta dit "Al Jabalia" du Nord du pays. Tagada a également receuilli les rythmes et paroles  héritées de l'aïta de la région du Moyen Atlas ou encore  l'aïta dite "Al Marsawiya" apparaissant comme une sorte de blues des plaines côtières de la région de Casablanca et dominé à l'époque par les femmes. Il  était malheureusement associé au divertissement parfois "amoral", car les biens pensants l'assimilent à l'érotisme et à la sexualité. (voir aussi : Hajja Hamdaouia, l'étoile du «marsaoui»).

 

 



Dans ce groupe, il y a eu : Omar Dakhouchi, El Afli Mohamed, Mustapha Mounafîer, Khalid Fdeli, Dekhouche Ahmed Roudani qui ont laissé un répertoire conséquent de chansons.

 

 

 

 

chaabi tagada
envoyé par DJHANA


Leurs chansons parlent des choses de la vie. Leurs spectacles sont très souvent un plaisir pour l'œil et l'oreille.


lls adoptent un style proche des Nass el Ghiwane, mais n'ont pas obtenu le même succès en dehors des frontières marocaines. La pratique de la aïta est une coutume ancestrale qui conférait à des gens connus pour leur probité et leur modestie la faculté de décrire par le chant et la parole, la vie quotidienne, les problèmes et entraves de leurs semblables. Ces troubadours, transmettaient leur savoir oralement par l'entremise de la poésie, du chant et du jeu théâtral.  Il est fréquent de voir ce groupe chanter et à l'intérieur même de la chanson, y introduire une saynète théâtrale.


Tagada  a produit plusieurs chansons, pièces de théâtre et feuilletons pour  la télévision.


L'ensemble Tagada est connu également pour son talent dans le domaine de la chanson, et tient une place honorable au Maroc et à l'étranger. Ils ont participé à beaucoup de festivals en France, Belgique, Algérie, Tunisie.


Tagada a ainsi participé à plusieurs festivals de grande renommée comme le Festival International du Rythme en Inde(qui célèbre  la vie et ses valeurs éternelles à travers les formes culturelles, artistiques et spirituelles propres à ce pays), le Festival Ana aux USA, le Festival international de Malte, les Rencontres Culturelles du Golfe arabique, le Festival International de Carthage, le Festival International de Dakar, le Festival des musiques sacrées de FèsFestival De Saidia (2006),  Festival de Casablanca (2007), Casa Music entre autres.


Par son approche insolite, Tagada s'est inscrit dans un mouvement de réaction contre la chanson âsriya qui languissait dans d'interminables complaintes d'amour et ennuyait par son caractère relativement figé ; et s'attache à créer un ton en parfaite osmose avec les nouveaux textes. Les membres de Tagada sont particulièrement influencés par la musique de transe gnawa par leurs longs et hypnotiques motifs rythmiques et un chant incantatoire. Les compositions est un savant mélange de paroles religieuses profondément enracinées dans la tradition orale de l'Afrique subsaharienne. Il dépend étroitement de la culture et de la géographie physique du peuple qui l'a produit) et rappellent les mélodies improvisées du jazz et le blues afro-américains.


Parmi leur titres
ach kayn - teeq - sir koun hani - mezine ellama - kerri tebbate - fine lhbab - assalah - attarikh - a zine a hwani - chetaf anetaf - debab hamli ...


 

Liens internets



Crédit Photo

http://photobouabidelmeknesi.blog4ever.com/blog/photo-115559.html

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 14:24

Abdenbi Efakir alias Maalem Abdenbi Elmeknassi, est le fils de feu Laarbi, maalem originaire de Meknès  qui jouissait d'une belle réputation dans les décennies 1940, 50 et 60.


Il évolue, dans un milieu typiquement Gnawi. Il a ainsi suivi et vécu ce rituel de tout son âge jusqu' à ses initiations traditionelles avec différents maîtres  comme  le Maalem Boukhrisse, Maalem Mly Omar, Maalem Kacem, ou encore Maalem Zenfar...
 

Maalem Abdenbi s'est produit aussi bien au Maroc qu'à l'étranger. Son groupe est sollicité pour  le festival annuel d'Essaouira. Il a organisé en collaboration avec d'autres associations  plusieurs représentations artistiques issues du folklore marocain.

 

En outre, il fut L'un des pionniers dans l'enseignement de l'art des Gnawa à l'université Al Akhawyne au Maroc.

Ainsi, Abdenbi Elmeknassi   reçoit régulièrement  des visiteurs et ses amis dans son riad situé dans l'ancienne Médina de Meknès des étudiants ou des chercheurs étrangers qui viennent approfondir leurs connaissances culturelles à propos des Gnawa.

En novembre 2009, il crée les locaux de son association musicale destinée à une quarantaine d'élèves assidus. 

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Les Bnat Gnawa

Interview du Maalem Abdenbi el Meknassi par la RTM au Maroc

Maalem Abdenbi El Meknassi & les Bnat Gnawa

Festival Gnaoua 2011

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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 11:17


Younès El Abbadi (né en 1989)  est un jeune musicien et chanteur de malhoun originaire de Taroudant au Maroc.

Cet artiste s'investit dans la musique traditionelle de la dakka Roudania et le melhoun auprès de Haj Omar Bouri avec qui il a étudié la percussion et le chant.

Taroudant est une ville de festivité, durant l'été et participe avec des musiciens comme Othmane Sassi auprès d'une association locale  Dakka Roudania dans les  rythmes soussi les plus endiablés...Cette troupe a  interprété une panoplie de genres artistiques rythmiques similaires à l'art de Dakka à Taroudant, berceau de ce genre musical traditionnel bien  ancré dans la culture de la région.


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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 01:09
Tarab Production est fier de vous présenter Tarikat Aïssaoua à travers Lamkadam Saïd El Guissi.

Des confréries religieuses, il en existe beaucoup mais les Aissaoua figurent parmi l'une des plus importantes dans le monde arabo-musulman et plus spécialement au Maroc où elle reste très populaire.

Elle est directement issue de la tradition soufie qui a donné son essor à cette confrérie.

Cette tariqa a été fondée par Mohamed Ben Aïssa né en 1465 et venu de la région du Souss selon la croyance populaire, mort à Meknès vers 1526, qui est devenu plus tard pour la postérité « El Cheikh Kamal », le « Cheikh parfait ».  Il est d'ailleurs enterré à « Bab El Jdid », lieu de pèlerinage.

 Les zaouiyas n'ont cessé d'éclore durant cette période. Cette confrérie a des ramifications dans tout le Maghreb, en Syrie et bien au-delà encore dans la sphère musulmane.

Après la mort de Ben Aïssa, d'autres adeptes ont grossi les rangs de la tariqa se scindant en deux groupes :
- La voie soufie
- La voie des pratiques soufies par le rituel

Cet art normé devenu Art est avant tout perçu comme le symbole du Soufisme. Pour le pratiquer, des qualités particulières et des connaissances du Coran, du Soufisme, de la vie du saint fondateur de la confrérie et du rituel Aïssaoua sont indispensables.

L'art Aïssaoua comprend les instruments suivants :
- Un double tambour en terre cuite à deux peaux frappées à l'aide de deux baguettes ou tabla, utilisé seulement par le moqqadem, chef de la Taïfa .
- Une petite percussion digitale en terre cuite en forme de sablier ou tarija. On l'utilise d'une main.
- Des tambours à deux faces portés à l'épaule et frappés à l'aide de deux baguettes ou tbila.
- Un bol en cuivre retourné frappé à l'aide de deux baguettes ou tassa.
- Un instrument à percussion digitale, le bendir, lourd, entouré de petites cymbales ou boujnajin
- Enfin un hautbois ou ghaita ((le prononcer raïta), seul instrument mélodique (au nombre de trois).

Beaucoup de choses ont été écrites sur les Aïssaoua et chacun peut les considérer du point de vue soufique, religieux ou du point de vue artistique.

Beaucoup ont écrit sur les Aïssaoua comme Le Chatelier dès 1886 ou Brunel en 1926.
Ces rites sont là pour perpétuer les relations entre le monde invisible, les forces de la nature et un sacré immanent à l'univers.

Si nous voulions vous parler aujourd'hui de cette tariqa dans l'art ou de cet art dans la tariqa, alors que tant de choses sont dites, c'est que nous voulions tout simplement vous faire entrevoir autre chose, que derrière le folklore des possédés et derrière les apparences, se trouve une culture orale de tous les sens menant tout droit vers les rives de la Culture à travers sons et mélodies.

Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous présenter le premier album en Europe mêlant les genres Aïssaoua de Lmkadam Saïd El Guissi .

Said El Meftahi. 

TARAB PRODUCTION


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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 22:02


La aïta Jabalya est un genre musical issu du nord-ouest marocain, que les « Jbala » (montagnards) aiment profondément.


Aux dires des historiens, la ville référence Ouezzane située au Sud de Tanger existait déjà à l'époque romaine. Elle est connue en particulier pour son artisanat du bois, de la laine appelée « El mharabla », lainage à bouclettes fait à la main. Les travaux de la laine servaient de modèle et il est fréquent de dire : " KHerqa Ouazzania ou lem rehbla".

 

Mais il y a autre chose encore qui assure la réputation de la ville, c'est le soufisme. Une confrérie appelée Tariqa El Ouazzania du nom de la ville s'est implantée donnant rapidement naissance à d'autres écoles religieuses, d'autres tariqa formant « Ahel el touat ».

 

Tous les arts sont représentés et la musique occupe une place de choix avec la « Aïta Jabalya » appelée aussi la « Chanson de Jabala ».

 

Dans le firmament d'Ouezzane, Tarab Production a choisi de présenter une étoile parmi tant d'autres. Il s'agit de Mohamed El Houari, fleuron de la Aïta Jabalya.


Nous allons vous présenter ici le premier album en Europe de cet artiste. Nous considérons pour notre part que cet artiste et ce genre musical gagnent à être connus et les auditeurs apprécieront sûrement les titres suivants :

1- Ils sont arrivés (Hahouma jaw)  

2- Avance confiant (Yamchi benia) 3- Le Roi de Jbala ( Saltan Jbala)  

4- J'ai passé la nuit à Ouazzan (Enbat fi Ouazzan)

5- Supporte et réfléchis ô homme (Sbar ou fkar ya rajal)  

6- Les Nobles libres (Charfa Lahrar)

Nous vous souhaitons un voyage musical agréable au pays si pittoresque des Montagnards.


Espérons que cette évocation de la ville, de ses habitants et de ses arts vous réjouisse.

 

 

"Pays de Jebala"
Ô toi , Pays de Jebala,
Terre d'accueil et d'hospitalité .
De fraternité et de liberté¨.

Ô Toi, Terre du peuple Jebli ,
Peuple fier et libre.
En Toi coule le sang de nos ancêtres morts pour notre solidarité ,
ton integrité et notre liberté.
En Toi , Ô Pays de Jebala ,
nous vivrons et en toi , nous mourrons ,
Fiers , Solidaires et Libres.



Said El Meftahi,

Tarab Production 

Mohamed El Houari - Saltan Jbala - T.P.-04.0


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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 16:17


Frédéric Calmès est un musicien spécialisé en musique arabe et ancien chercheur en anthropologie à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris. 

Il habite à Fès au Maroc où il a étudié la confrérie soufie des Hamadcha. Il travaille avec un groupe de Fez, dirigé par le moqaddem Abderrahim Amrani Marrakchi
qui chante Allah et la vie

En tant que musicien, il participe à tous leurs rituels, soit comme danseur et percussionniste, soit à la place du chef, comme chanteur et joueur de luth. En tant que chercheur, il s'efforce de comprendre et de décrire la confrérie et ses activités.


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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 22:08

Taktouka Jabalia est un art populaire traditionnel venu des montagnes du nord-ouest du Maroc. Ses belles chansons plaisent de plus en plus au public et résonnent toujours dans la plupart des quartiers populaires.

 

Comme la plupart des traditions musicales populaires du Maroc, la Taqtuqa el-Jabalya ne semble pas avoir d'origine précise historiquement attestée, sa vague actuelle apparaît à l'époque moderne liée à la diffusion radiophonique lorsqu'elle fait l'objet de certaines émissions par la station régionale, peu avant la Seconde Guerre mondiale.
On peut compter khanfour el-Ghiyati parmi les célébrités de l'époque. Dans cet art musical, on évoque souvent le marabout Moulay Abdesslam Ben - Mchich.
Les Jbala comme leur nom l’indique, sont les « montagnards » ou « les habitants des montagnes ». Ce nom qui se réfère plutôt à la géographie qu’à un aspect ethnique donné, est passé pourtant pour une identité culturelle parce qu’il n y a aucune autre population appelée « Montagnards » au Maroc.

La langue et d’autres aspects culturels indiquent que l’aire jeblie s’étend de l’Atlantique aux environs de Taza et de l’oued Ouergha à la Méditerranée.
A l’origine d’après la toponymie et le lexique jebli, la région était peuplée par des tribus andalouses qui parlaient une langue plus ancienne que les dialectes d’aujourd’hui. La proximité de l’Europe a fait que des populations d’origines ibériques s’étaient installées dès la Protohistoire dans la région. Il existait aussi un population locale antérieure à l’arrivée des Andalous qu’on appelle des Ibéro-maurusiens qui sont peut-être les premiers habitants du Maroc. Occupant une position stratégique, la région de Jbala a été un point de rencontre de plusieurs courants culturels et humains (les Phéniciens, les Puniques, les Latins, les Ibères, les Romans, les Amazighs, les Arabes d’Andalousie). Ces différents apports ont contribué à façonner l’identité culturelle jeblie.

Les Jbala furent arabisés assez tôt semble-il, c’est pourquoi leur parler comporte de nombreux mots arabes très anciens et conserve des prononciations anciennes pour certaines lettres (comme le Qaf ou Djim). Par contre leur parler a conservé des sons que l'on ne trouve que dans les langues latines comme le "P". L’arabisation fut accélérée avec les Idrissides qui y ont trouvé refuge après le déclin de leur dynastie, tout comme les arabes d’Andalousie à partir du XVe siècle.

Bien qu’il existe des villes à la périphérie de la région, les Jbalas n'en sont pas les fondateurs. Ainsi, dans des villes comme Tétouan (fondée par des Arabo-andalous), Tanger, Chefchaouen, Larache, etc, le terme jbala s’applique aux paysans, pourtant une grande partie de la population de ces villes est d’origine jeblie.
Le terme Jbala peut posséder une connotation péjorative (paysans, "plouc"...) d'où une certaine recalcitrance à dévoiler ses origines chez certains Jeblis. Cependant, ils sont souvent trahis par leur accent particulièr. Cet aspect péjoratif a été véhiculé par les habitants des villes (bourgeoisie arabo-andalouse). La réhabilitation politique des zones nord après la disparition de Hassan II a toutefois contribué à réhabiliter cette culture.

 


Aïta Jabalia connu plus couramment sous le nom de Taktouka Jabalia qui est un folklore chamali. C'est un art populaire traditionnel que l'ont retrouve dans les zones montagneuses du nord-ouest du Maroc.


A Tanger comme à Tétouan, Ouezzane et Asilah, les belles chansons de l'Aïta Jabalia résonnent toujours dans les cafés des quartiers populaires.


Cet art se distingue par son répertoire masculin. Ses textes se présentent pour leur majorité comme une sorte d'invocations de Dieu, du Prophète Sidna Mohammed et le saint Moulay Abdeslam Ben Mchich.

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