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Mercredi 14 mai 2008



Le groupe musical Numydia a été créé en 2004 par des musiciens de de Rabat. Son répertoire original est constitué de compositions de son fondateur Tarik Hilal.


Cette formation de fusion marocaine explore la musique du pays. Du Sud jusqu'au Nord du pays ce groupe puise son inspiration dans la terre marocaine et des rythmes du flamenco.


Numydia ouvre une perspective d'une musique traditionnelle revisitée, où chante la tradition et la modernité. Ce groupe conjugue dans ses chansons le patrimoine musical traditionnel avec des harmonies modernes et inventives.


Chrouk Achark, le premier album de la formation r'batie Numydia. Huit titres, proche du pan du patrimoine musical marocain, inconnu pour la plupart des jeunes musiciens actuels.  Cet album regorge ainsi de sonorités empruntées à la aïta marssaouia, au malhoun, au hassani, ou encore au gharnati. Le tout délicieusement mélangé à du flamenco ou encore du fado. Tout au long des morceaux, la guitare, élément central du pot-pourri musical de Numydia, est accompagnée par le cajon, instrument de percussion en bois, d'origine péruvienne.


Chrouk Achark   montre d'une jolie maîtrise, à l'image de leur leader, Tarik Hilal, professeur de guitare au Conservatoire national de Rabat. Depuis quelques mois, un chanteur a rejoint le groupe, histoire de briser la monotonie qui pouvait parfois se dégager de certains morceaux purement instrumentaux. Pari réussi pour le nouveau venu, de son nom Badr Lekhal, qui a bien su s'intégrer dans l'univers Numydia, tout en apportant une intéressante touche personnelle.


 

Membres

  • Omar (percussionniste),
  • Omar (guitariste), Nizar (bassiste),
  • Tarik (compositeur-guitariste)
  • Badr Lekhal


 

Voir aussi

  • Musique marocaine


 

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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques marocaines - Communauté : Maroc
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Mercredi 14 mai 2008


Mohamed Nour
(né un 18 janvier au Caire) est un chanteur populaire égyptien de jeel. Sa popularité est en grande partie due à sa beauté physique et sa musculatuer qui l'on rendu fort populaire auprès de la gente féminine et masculine faisant de lui un sex symbol, mais c'est surtout pour son talent de chanteur qu'il séduit son public..


Mohamed est l'un des fondateurs du groupe WAMA  avec lequel il s'est séparé en 2006.


Il participe à de nombreuses représentations tant au niveau de la scène nationale qu'internationale.

 

 


 

 

 

 

 





Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques égyptiennes - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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Mercredi 14 mai 2008


Hamaki محمد حماكي (né Mohamed Ibrahim Mohamed El Hamaki le 4 novembre 1975 au Caire Égypte) est un chanteur égyptien fort en vogue dans le monde arabe. Il n'hésite pas à utiliser le rap dans ses interprétations

Discographie

  • Kheles El Kalam
  • Halan Delwaati
  • Baaet Aada
  • Ahla Haga Feeki
  • Kont Tetkalem
  • Waat Orayeb
  • Tamenouni Eniek
  • Message Mosh Hatensani
  • Leah Ya Habibi
  • Ya Rayet
  • Wahda Wahda
  • bahebak koli youm aktar

 

 

 

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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques égyptiennes - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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Mardi 13 mai 2008



Cheb Sofiane Saidi (Né à Sidi bel Abbes) est un
chanteur de raï  algérien.


Biographie et évolution musicale

Nourri depuis son enfance aux musiques traditionnelles arabes que son père et ses oncles affectionnaient beaucoup, ainsi que des musiques aux accents modernes occidentales dont son frère inondait la maison.

C'est ce qui lui pousse à composer son propre style aussi bien dans le chant que dans la mélodie. Ses influences s'étendent de Cheika Rimiti, Oum Kalsoum, Raïna raï, Farid el Atrache  jusqu'à Otis Redding, James brown ou Ella Fitzgerald.

A l'âge de 12 ans, la rencontre fortuite avec un groupe local de raï, le conforte dans sa vocation. C'est avec cette formation qu'il fera ces premières armes sur scène lors de concerts, de mariages, dans les cabarets de Sidi bel abbès , et d'Oran.


Suite à l'insurrection d'octobre noir, il quitte son pays et s'installe à Paris . Peu à peu il sort de l'onde et se produit sur la scène des clubs et des cabarets de la place Clichy et du Châtelet.. C'est alors que ses projets discographiques vont commencer à se concrétiser En 1995, sa route croise celle du groupe afro -hip-hop Tukuleur (Universal Music), avec lequel il enregistre le titre "loin du monde". S'ensuit tout naturellement une tournée pendant laquelle Sofiane et ses comparses assurent les premières parties d'artistes d'envergure internationale tels que Alpha Blondy, Cheb Mami, NTM, ou encore Selif Kheita .

Les rencontres humaines et musicales s'enchainent, les influences se précisent... Jusqu'au jour où il rejoint Naab (Bloom records) qui finalise son premier album. D'une même communauté d'idées et de son, naîtront deux titres "Oum Kaltoum" et "Amour et amitié" ux influences électro-oriental-drum'n'bass qui figurent sur "Salam haleikoum" (Universal jazz.1999).

Une tournée à travers l'Europe (Marseille, Madrid, Oslo...) ensorcèlera le public jusqu'à la transe. Ces deux fameux titres figurent alors sur des compilations éditées en Espagne, au royaume-Uni, en Allemagne ou encore en Australie. Parallèllement, il continue à collaborer avec le groupe Yog Sothoth. Nouveau choc des cultures, ici se sont des sonorités tziganes et jazz qui prédominent. Mais l'alchimie se produit et ils prennent la route à travers l'Europe, apparaissent dans les favoris du Printemps de Bourges 2001, puis, de retour à Brest, enregistrent Le cri du dindon, un album autoproduit.


En 2003, Cheb Sofiane Saidi participe à l'album "le dernier cri" du collectif Ali Dragon (Label atmosphérique-universal) qui réunissait la section rythmique de Louise Attaque et Antidote (Mercury- universal). C'est lors d'un festival en Espagne, en août 2003, que la voix singulière de Sofiane retiens l'attention de Natacha Atlas. Cette dernière l'invite à Londres et deux duos naîtront ("Oully" et "La li khaouf") qui figurent sur le dernier album de la chanteuse, "Mish maoul" (beggars group-naïve-avril 2006).


Dans une tonalité clair-obscur, ces chansons écrites dans sa langue maternelle, racontent, à la manière des comédies musicales égyptiennes, les joies et les tourments de leurs héros: La tragédie désopilante des destins ("mektoub"), la vieillesse et les souvenirs ("Gasbah"), et le thème universel de l'amour! C'est à travers ce chant classique dans sa technique vocale (modulations), et raï dans son déchainement que Sofiane se démarque; Cette voix grave et puissante s'harmonise à une orchestration électro-accoustique et donne une nouvelle dimension à la source de musique arabe traditionnelle.


Il présente sur scène ses chansons (du trio au quartet) selon les lieux, et sera accompagné de différentes formules (piano, percussions, oud, batterie, machines): Une véritable invasion glamour-orientale. "Cette voix est une étoffe de cachemire recouvrant une mer tumultueuse".


Sofiane Saidi travaille à un projet plus personnel, son album "El morjane" ou "Les perles".




Lien interne

  • Musique algérienne

 

Liens internet

     * http://www.raioo.com/discussion/chat.php?type=music&id=525


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Par Mario Scolas - Publié dans : Raï
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Mardi 13 mai 2008


Diwan FM
est une chaîne de radio Orientale qui est  née dans la mouvance des radios libres et se veut une radio pluraliste qui milite aujourd'hui pour le rapprochement entre les différentes communautés de Belgique : enjeu majeur pour une nation constituée de citoyens d'origines diverses.

Elle présente une programmation généraliste en langues française et arabe : un bouquet de programmes à la fois culturels et musicales sans oublier l'information régionale, nationale et internationale. Elle servira de passerelle entre les différentes populations.


Le développement de la vague des radios multiculturelles a fait l'objet d'un chapitre du «rapport sur la communication dans le monde » édité par L'UNESCO en 1989. Selon L'UNESCO, la radio pluraliste se situe au cœur du processus de communication et de démocratisation des sociétés ; La radio pluraliste permet de faire connaître leurs points de vue sur les décisions qui les concernent et contribue au renforcement de la démocratisation. Elle leur permet de faire partager en temps réel des informations essentielles concernant le développement, les perspectives d'avenir, les expériences, les connaissances pratiques et les questions d'intérêt général.


Comment capter Diwan FM ?

Diwan FM œuvre dans ce même sens et a pour but de favoriser l'intégration de différentes communautés présentes sur l'agglomération Bruxelloise. Elle émet sur le 99.7 FM et dans un rayon de 20Km autour de Bruxelles.


Diwan FM est présente via le streaming sur le site Internet :
www.diwanfm.be



Source : http://www.wafin.be/articles/diwanradio.phtml

Par Mario Scolas - Publié dans : Médias de diffusion, institutions et événements - Communauté : Art et musique arabes
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Lundi 12 mai 2008


 

Essaouira fut une grande ville juive. Deux moussems rappellent la vigueur des traditions séfarades dans la province d'Essaouira. En septembre, on célèbre le rabbin Haim Pinto (1749-1845), enterré dans le cimetière juif du bord de mer sous un mausolée blanc. En mai, on commémore Rabbi Nessim Ben Nessim, dont le sanctuaire occupe le village de Aît Bayyoud, à une quarantaine de kilomètres d'Essaouira. Mais le mellha, l'ancien quartier juif et pauvre d'Essaouira, à l'abandon, reste muet.


En juin, au moment du Festival gnaoua, des centaines de milliers de jeunes venus de tout le Maroc envahissent la médina, la plage, la place Orson-Welles. Sur les terrasses des riads, le flot atlantique est bâillonné par les rumeurs de la ferraille (les fameux crotales). Cette manifestation appelle à la "magie", aux rythmes d'une fusion musicale appelant à la "paix, à la tolérance et au respect du droit à la diversité".


 

 


Le Festival Gnaoua d'Essaouira, (l'ancienne Mogador) est un festival de musique qui se tient annuellement depuis 1998 en début de chaque été dans la ville marocaine d'Essaouira, parfois ironiquement appelé le Woodstock marocain ou la Mecque de la musique où on chante et danse à la gloire de Dieu, son Messager ou encore des esprits...[1]. Rien de nouveau car à la fin des sixties, Essaouira était déjà considérée comme la Mecque des hippies et un l'un des centres culturels les plus actifs du Royaume chérifien. En 2007, ce festival fête ses  dix ans.


Mogador music est aussi un label discographique marocain.


Abdeslam Alikane (né en 1958 à Essaouira) est l'un des fondateurs avec Karim Ziad, il en assure la direction artistique et programme les maâlems des différentes régions du Maroc. Il a choisi de réunir les musiciens qu'il a rencontrés au fil des éditions et avec lesquels une véritable collaboration est née. Cette création musicale réunira des artistes ayant déjà travaillé avec des musiciens gnaouis et dont la musique a une affinité avec la musique Gnaoua : le guitariste et pianiste congolais Ray Lema, le percussionniste Cyril Atef et le violoniste marocain Abdellah El Miry.



Création musicale

Ce festival met en scène les grands Maîtres Gnawas interprétant un musique sacrée et mystique propre au Gnawas. Quelques centaines de milliers de visiteurs du monde entier sont attirés par ce grand évènement musical. Les festivités se déroulent dans toute la ville et principalement au niveau des deux grandes portes de la médina, où sont installées les deux plus grandes scènes. Essaouira est méconnaissable par la foule et l'ambiance inhabituelle durant ce festival : toute la ville vit dans une "fièvre gnaoua" du nom d'une confrérie d'anciens esclaves d'Afrique Noire chantant soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.

 


Mogador fut également une grande ville juive où la «la vigueur des traditions séfarades» dans la province d¹Essaouira, en l'occurrence ceux du rabbin Haim Pinto et du rabbi Nessim Ben Nessim. Le Maroc n'est pas seulement arabe, nous raconte la ville aux bleus profonds, il est berbère, africain, occidental, juif et arabe. Ce festival a pour objectif de communique un brassage culturel et musical, tout en proposant une excellente sélection d'artistes issus du monde entier pour mêler leur musique à celle de ces musiciens.




Le festival est entièrement gratuit, et seuls certains concerts privés sont payants, appelés les
Lilas : nuits au cours de laquelle sont appelée les esprits qui ont chacun leur couleurs, leur rythmes et leur chant.


La première édition du festival a été un vrai succès, elle s'est tenu 21 au 24 juin 1998, et a attiré près de 20 000 estivants. Actuellement, le Festival attire plus de 400 000 personnes ce qui fait de lui un festival de renommée mondiale.


On y rencontre les maîtres musiciens, les joueurs de hazhouz qui officient toute la nuit en chantant et en dansant jusqu'à l'épuisement de la transe. Au-delà de la profondeur mystérieuse de la tradition gnawie, le festival fait appel à d'autres traditions culturelles et artistiques et permet à des musiciens, venus de tous les horizons, de mêler leur diversité pour un véritable échange créatif.


 



Au-delà des concerts, de nombreuses manifestations artistiques et culturelles ont été programmées à l'occasion du dixième anniversaire du Festival. Un cycle de conférences et rencontres « Art et Liberté », à l'Hôtel des Iles, est venue éclairer  l'histoire des Gnaoua. Des projections de films en journée, à l'Alliance franco-marocaine, ont permis de revenir sur l'histoire du Festival et sur la culture des Gnaoua. L'Arbre à Palabres, lieu de rencontre convivial entre les artistes, invitait les curieux à en savoir plus sur les rencontres musicales qui sont au cœur de ce Festival. Des parades déambulatoires sont venue animer les rues d'Essaouira en réunissant des musiciens Gnaoua et la troupe Orishaté de Cuba et surprendre les festivaliers avec les marionnettes géantes « Les grandes personnes ».


Des projections sur les remparts de la médina, « Grimoires en Lumière », ont été capable de révéler le patrimoine architectural et culturel marocain.




 

Voir aussi

 

Site internet

http://www.festival-gnaoua.net/

 

 


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Par Mario Scolas - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : MUSIQUES DU MONDE
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Lundi 12 mai 2008



Le mawwâl (pluriel: mawawil - arabe: موال) est un genre poétique vocal équivalent au istikhbâr-s relève à la fois des traditions populaires et savantes. Chantée en arabe dialectal dans un style non mesuré, cette forme relève de l'improvisation vocale individuelle sur des poèmes en arabe dialectal.


Accompagné par un ou plusieurs instruments de musique, le mawwâl est construit sur des variations mélodiques et des répétitions. Si le Mawwâl chante généralement l'amour, il se fait aussi parfois l'expression d'une morale ou d'un sentiment religieux voire mystique.


Le mawwal évoque un message envoyé à l'ami (ou la bien-aimée) par l'entremise d'une étoile. Ce message exprime les sentiments de douleur et de torture causés par la séparation, il évoque les insomnies de l'amant habité par des souvenirs qui se sont gravés dans son cœur brisé.


Ce type de poème est composé en général de quatre quatrains aux rimes identiques

 

Je ne t'oublierai pas mon ami.

Combien de nuits ai-je passées à espérer ta venue !

Et, dans ma patience, j'ai fait preuve d'un grand courage.

Seigneur, je suis le blessé et tu es le guérisseur, soigne-moi si tu le veux (...).



Au Maroc, le mawwâl trouverait ses origines dans la tradition soufie. Ce sont les nombreuses confréries soufies qui, au cours de leurs échanges entre l'Orient et le Maghreb, auraient élargi le cadre de son interprétation, du chant religieux (inshâd) pratiqué lors de leurs cérémonies à la musique arabo-andalouse.


Abdelfettah Bennis et Mohammed Abdel Wahab, Abderrahim Souiri, Mohamed Ba'Jedoub s'inscrivent par exemple dans cet héritage.




Voir aussi

  • Musique marocaine
  • Musique tunisienne
  • Musique arabe
  • Musique égyptienne
  • Malhoun




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Par Mario Scolas - Publié dans : Musiques arabes - Communauté : Art et musique arabes
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Lundi 12 mai 2008

 



Tanjazz est un festival de jazz à Tanger créé par Philippe Lorin, actuel président et qui est dédié à tous les types de musique s'apparentant au jazz. Il s'agit d'un festival d'envergure nationale attirant, annuellement, de nombreux artistes de renom originaires de tous les continents ; ce qui lui donne de plus en plus une vocation internationale Plusieurs touristes se déplacent pour se joindre à cette fête. Ce festival a en effet une aura auprès d'un public bariolé et très cosmopolite, composé essentiellement de locaux et d'un nombre important de touristes qui se déplacent pour l'occasion.



Artistes

  • Abdellah Boulkhair El Gourd
  • Manu Dibango & Maraboutik Big Band
  • Robin McKelle
  • Makoto Kuriya
  • Sir Charles Quintet
  • Willie "Big Eyes" Smith
  • Big Band Brass
  • Sam Gerstmans Trio
  • Tawfik Ouldammar & souissi Trio
  • Nicola Sabato Trio
  • Florence Fourcade Quartet
  • Heavy Fingers
  • Cadijo
  • Trio Louis Martinez
  • L'Affaire à Swing
  • Sidi Groove
  • The KMG's
  • Liz Newton Jazzbird
  • Black Label Swingtet
  • Al Copley Quartet
  • Samba Garage
  • Upercut
  • Peaux Rouges Bateria
  • Son Iya
  • Jackson & friends
  • Darga
  • Gnawa Storm
  • Stephan Lievestro Sextet
  • Studio 2M



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Par Mario Scolas - Publié dans : Festivals de musique au Maghreb - Communauté : Maroc
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Lundi 12 mai 2008


Le muwashshah ou mouachah (de l'arabe موشح double ceinture en cuir enrichie de paillettes ou d'incrustations de pierres précieuses) (chants racontant les épopées) est une catégorie métrique arabe connue en Occident sous la dénomination de « poésie strophique ».  Ce mot est transcrit également en castillan comme muaxaha, muwasahas, muassaha, etc. Ce genre de composition est également imité par les poètes judéo-espagnol.


Le muwashshah désigne une forme de poème et de chanson à 3 ou 7 strophes qui fut inventée en al-Andalus, en Espagne musulmane, probablement au XIe siècle.


Le schéma strophique est le suivant:

aa bbbaa cccaa dddaa eeeaa fffAA[1]


Créée par Mucaddam Ben Mufa el Cabri, un non-voyant de la province de Cordoue (en Espagne musulmane) qui vécut au temps de l'émir Abdallah et d'Abderraman II, à la fin du IXe et au début du Xe siècle.  Cette forme poétique constitue un pan original de la production littéraire de l'Occident musulman médiéval. Dans les cours provençales, premier reflet de l'esprit des cours galantes et raffinées à la manière andalouse qui se manifeste dans l'Europe chrétienne, les troubadours, voyageant d'un pays à l'autre, connaissaient très bien la musique arabo-andalouse ainsi que l'utilisation des instruments. La forme du Zéjal apparaît déjà chez certains des plus anciens comme Guillaume de Poitiers. Au nord de la France nous trouvons une multitude de ballades et de rondeaux écrits en forme de zéjel, certains datant du XIIe et la majorité du XIIIe siècle. Le célèbre rondeau La Belle Aëliz, dans le "Jeu de Robin et de Marion" d'Adam de la Halle, est un zéjel de la forme la plus pure.


C'est sous le règne des Mulûk al-Tawâ'if que s'est produit le véritable développement du muwashshah. Lorsque le pouvoir central omeyyade de Cordoue affaibli par des querelles partisanes s'effondra, l'Émirat d'al-Andalus fut morcelé en de multiples principautés plus ou moins indépendantes. Celles-ci, par le biais du système du mécénat, permirent l'éclosion de talents dans les cours de Séville, de Badajoz ou de Saragosse. L'art poétique en Espagne obtint alors ses lettres de noblesse, tant dans le domaine de la qasîda, que dans al-shi'r al- muwashshah.

La plupart des poètes qui excellèrent dans cet art nouveau appartenaient aux classes sociales modestes. Leurs surnoms sont, de ce point de vue, très significatifs : Ibn al-Labbâna , « le fils de la crémière », al-Khabbâz, « le boulanger », al-Djazzâr qui préféra retourner à son métier de « boucher » plutôt que de passer sa vie à encenser des aristocrates avares, Ibn Djâkh al-Ummî , « l'illettré » etc...Ce sont donc ces hommes du « petit peuple » qui fixèrent, dès le XIe siècle, les caractéristiques fondamentales du muwashshah.


Les deux dynasties « réformatrices » venues du Maghreb, celle des Almoravides, puis celle des Almohades, ont tenté d'imposer en vain aux Andalous leur rigorisme religieux. Mais elles se heurtèrent au mode de vie et au raffinement culturel des populations andalouses et les poèmes à la gloire de l'amour et de l'ivresse finirent par l'emporter sur les sermons rigoristes des fuqahâ'. Et lorsque le muwashshah aborda des thèmes spirituels, ce fut, lors du développement du mouvement soufi, pour exprimer des élans mystiques et la quête passionnée de l'amour divin.


La popularité et l'authenticité du muwashshah triomphèrent de toutes les réticences des censeurs bornés ou des hommes de lettres timorés qui n'osaient pas imaginer un autre cadre à l'expression poétique que celui, immuable, de l'antique qasîda. Même les classes « supérieures » de la société qui avaient pris de haut une poésie ne respectant pas les règles sacro-saintes de la qasîda traditionnelle, finirent par composer dans le nouveau genre poétique, désormais adopté par la plupart des Andalous. Ce fut notamment, à l'époque nasride, le cas d'un souverain comme Yûsuf III ou d'Ibn al-Khatîb. Cet homme politique hors pair, auquel al-Maqqari consacra son ouvrage Nafh at-tîb fut un éminent lettré qui a marqué de son empreinte l'histoire du muwashshah. C'est à lui que l'on doit le célèbre muwashshah qui commence par « djâda-ka al-ghaythu idhâ al- ghaythu hamâ » qui appartient à la mémoire collective de tous les nostalgiques du paradis perdu andalou. Mais sa contribution la plus importante est due à son anthologie intitulée "Djaysh al-tawshîh" qui comporte plus d'une centaine de muwashshahât dont certaines ne se trouvent dans aucune autre source connue.


Le muwashshah, inventé dans la Péninsule ibérique, a commencé, dès le 12esiècle, à franchir le Détroit pour aller conquérir tant le Maghreb voisin que des contrées plus lointaines au Mashriq. Ceci fut permis par l'inversion du mouvement migratoire qui poussa des lettrés andalous à quitter al-Andalus pour partir à la quête du savoir, de la fortune ou de la divine vérité sur les chemins qui mènent de Ceuta à Marrakech, de Tlemcen à Bidjâya et de Tunis à Damas et à La Mecque. Quand il a quitté al-Andalus, le muwashshah était accompagné d'un genre très proche et plus populaire dans son expression : le zajal. Cette forme de poésie eut un illustre représentant en la personne d'Ibn Quzmân qui fut l'auteur de pièces où s'exprima toute la sensibilité des Andalous de condition modeste : légèreté, joie de vivre et liberté de ton. Les muwashshahât furent d'autant plus facilement répandues qu'elles arrivèrent, dans ces nouvelles contrées, habillées le plus souvent des mélodies envoûtantes appartenant au système des nawbât mis au point par Ziryâb


Guillaume de Machaut (né vers 1300 - mort en 1377), qui était le plus célèbre écrivain et compositeur français de son époquenous a donné maintes preuves de sa connaissance de la musique et des instruments arabes. En Italie, la forme du zéjel apparaît pour la première fois dans l'éloge de Fra Jacopone da Todi, disciple de St François d'Assise. De nombreux frottole et d'autres chants italiens ont par ailleurs la structure du zéjel, qu'ils soient des XIVe, XVe ou XVIe siècles.


La moaxaja in extenso est une composition poétique à rimes et mètres multiples propre à l'Espagne musulmane dont les premières références écrites remontent au 9ème siècle.


Ce type de poème en langue arabe est distincte de la Qasida à une seule rime et autorisant une plus grande subtilité et possibilités de création et de composition musicale. le poème est composé en larges versets monorythmiques. Selon García Gómez, à la fin du 9ème siècle, un poète arabe anonyme empruntait certaines de ces chansons en un poème arabe intitulé moajaxa, qui lui donna une structure strophique particulière.


Ce style connut un âge d'or avec Ibn Tufaïl, Ibn Bajja (Avempace), Ibn Rochd (Averroès), Lissane-Eddine Ibnoul Khatib...


Cette tradition musicale andalouse engendre différents genres de musiques citadines qui puisent leurs sources dans la poésie et la mélodie du terroir. Ces genres plus vifs sont représentés par les N'qlabate, le Hawzi, le Aroubi, le Zendani, le Chaâbi qui en est le dérivé le plus récent.



Fragment d'une muaxaha traduite en espagnol par García Gómez
 

  • Cual tímido ciervo
  • mi amada es bella.
  • Sus hermosos ojos
  • robó a la gacela.
  • Duna es luminosa
  • con palma de perlas.

 

Voir aussi

  • Musique arabo-andalouse
  • Musique arabe

 

Bibliographie

  • Habib Hassan Touma (1996). The Music of the Arabs, trans. Laurie Schwartz. Portland, Oregon: Amadeus Press. ISBN 0-931340-88-8.
  • Corriente, Federico (1997). Poesía dialectal árabe y romance en Alandalús : cejeles y xarajat de muwassahat. Madrid: Gredos. ISBN 8424918878
  • Emery, Ed (2006). Muwashshah : proceedings of the Conference on Arabic and Hebrew Strophic Poetry and its Romance Parallels, School of Oriental and African Studies (SOAS), London, 8-10 October 2004. London: RN Books
  • Jones, Alan (1987). Romance Kharjas in Andalusian Arabic Muwassah poetry : a palaeographic analysis. London: Ithaca. ISBN 0863720854
  • Jones, Alan & Hitchcock, Richard (1991). Studies on the Muwasssah and the Kharja : proceedings of the Exeter international colloquium. Reading: Published by Ithaca for the Board of the Faculty of Oriental Studies, Oxford University.ISBN 0863721508
  • Zwartjes, Otto (1997). Love songs from al-Andalus:history, structure, and meaning of the kharja. Leiden:Brill. ISBN 9004106944
  • Zwartjes, Otto & Heijkoop, Henk (2004). Muwassah, zajal, kharja : bibliography of eleven centuries of strophic poetry and music from al-Andalus and their influence on East and West. Leiden-Boston : Brill. ISBN 9004138226

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Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Art et musique arabes
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Lundi 12 mai 2008

La forme poétique la plus typique des poètes arabo-andalous a été la mouachah (chants racontant les épopées) ou le zéjal ou zajal ou encore zagal, créée par Mucaddam Ben Mufa el Cabri, un aveugle de la province de Cordoue qui vécut au temps de l'émir Abdallah et de Abderraman II, à la fin du IXe et au début du Xe siècle.

Cette forme poétique fut très populaire pendant tout le Moyen-Âge. Dans les cours provençales, premier reflet de l'esprit des cours galantes et raffinées à la manière andalouse qui se manifeste dans l'Europe chrétienne, les troubadours, sillonant d'un pays à l'autre, connaissaient très bien la moussiqua al-âla ainsi que l'utilisation des instruments de musique.

Les instruments les plus usités dans la musique arabe étaient l'oud (عود), ancêtre du luth européen employé parfois comme basse mélodique ou rythmique dans les ensembles instrumentaux, et le nay, une flûte de roseau. Les instruments à percussion les plus courants sont des tambours en forme de sabliers (comme la derbouka دربكة et des tambourins avec ou sans clochettes (daff ou târ). Les noms et les formes des instruments varient en fonction de leur région d'origine. Des instruments à anche double, de différentes tailles, tels que le mijwiz au Liban et le mizmar en Égypte, sont utilisés lors de célébrations en plein air. Le rebab arabe, violon à pointe joué verticalement, peut être historiquement apparenté au violon européen, lui-même adopté dans de nombreuses régions arabes, notamment dans les orchestres arabo-andalous. Parmi les autres instruments classiques figure le Qānun (قانون‎) - adopté dans l'Europe médiévale sous le nom de canon), cithare à soixante-douze cordes métalliques.

La forme du Zajal apparaît déjà chez certains des plus anciens comme Guillaume de Poitiers. Au nord de la France nous trouvons une multitude de ballades et de rondeaux écrits en forme de zéjel, certains datant du XIle et la majorité du XIIIe siècle. Le célèbre rondeau "La Belle Aëliz", dans le "Jeu de Robin et de Marion" d'Adam de la Halle, est un zéjel de la forme Ia plus pure. .

Malgré la chute de Grenade et celle de la dynastie des Banû al-Ahmar, en 1492, les us et coutumes des musulmans, et plus particulièrement leur tradition musicale de al-Andalous, perdureront. Les morisques, ministriles et zambreros sont toujours sollicités par les chrétiens pour participer à la vie musicale à l'occasion de fêtes sacrées et profanes.

Le grand Guillaume de Machaut nous a donné maintes preuves de sa connaissance très approfondie de la musique et des instruments arabes.

En Italie, la forme du zéjel apparaît pour la première fois dans l'éloge de Fra Jacopone da Todi, disciple de St François d'Assise. De nombreux frottola[1], forme poético-musicale florissante en Italie au début de la Renaissance. C'était le style prédominant des chansons populaires italiennes composées entre 1470 et 1530. Ce fut le style le plus important avant l'apparition du madrigal.


Notes et références de l'article

  1. La forme italienne semble privilégiée dans la littérature musicale.

Voir aussi

  • Musique arabo-andalouse
Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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