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Musique algérienne d’expression kabyle

Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 22:46


Aït Challal
est un poète et chanteur kabyle, né à Guyotville, petite ville à 16 km d'Alger (Algérie). Il est engagé pour la démocratie et les droits de l'homme.

Biographie

Originaire de Toudja (Béjaïa). Il a commencé à jouer de la guitare en 1975, par loisir et parce que c'était la mode. Il enregistre en Algérie une première cassette en 1986, puis une autre en 1989. La première est saisie par les services de sécurité à cause de la chanson "Aéleq iYid" ("Promets-moi") qui dénonce une armée d'auto-promotion et les sociétés d'import-import. Aït Challal reçoit le premier prix du Festival de Sétif en 1992 et participe à celui de Béjaïa en 2000.

Chanteur engagé lyrique depuis 1985, Aït Challal lutte en Algérie pour l'existence de sa culture et langue kabyle. Censuré par les médias algériens, il sort pourtant son premier album en Algérie en 1986 au titre évocateur "Lettre à mon juge", ce qui lui a valu de gros problèmes avec les autorités algériennes. Il refuse d'être l'otage d'un système et choisit le chemin de l'exil. Loin de sa Kabylie natale, il continue son combat.

Discographie

  • 2003 : Album "Lettre à mon juge"
  • 2006 : Album "Les chiens du dwar"

Contenu

Son dernier album « Les chiens du Dwar » qui veut dire "Les chiens du village", par lequel il s'adresse aux siens, et dit : « le mal n'est pas seulement le pouvoir il est en nous-mêmes, nous sommes des victimes et des bourreaux en même temps, nous dénonçons ce que nous-mêmes nous pratiquons, nous insultons l'intégrisme au-dessus de la table tout en lui faisant du genou par-dessous, on se déchire pour presque rien, on aiguise les mots pour leur faire épouser la couleur du mensonge et de l'aveuglement volontaire, nous sommes des hurleurs dévorés par nos blessures c'est aux extrêmes qu'on se comprend mieux, qu'on se ressemble le plus.... miroir, mon beau miroir...»

Extrait de la chanson "Lettre à mon juge :

« Monsieur le juge
Devant toi je comparais

Menottes aux poignets
C'est vrai que j'ai fauté

C'est vrai que je dois payer
Pour un sou j'ai volé

Un sou pour manger
Pour un joint j'ai fumé

Un joint pour m'évader
Mais....
Que fait-on aux gros bonnets qui détournent des millions par poignées
Et qui cachent leurs butins dorés sur des comptes à l'étranger ?
Je ne les vois pas à mes côtés. »

Citations

« .... Ma musique et ma poésie sont le reflet de mes souffrances internes et de mon combat pour un monde plus humain et plus juste. Aussi je trouve mon inspiration dans la société algérienne et ces dernières années dans la misère que vivent mes frères en France. Elles me servent de moyens d'expression de ma colère, de mes peines et de mes rêves.... »

« ....Je donne la priorité au texte. Ma chanson est le reflet de mes souffrances morales et psychologiques. J'ai un message à transmettre, alors j'utilise la musique comme support. Nous avons besoin de la chanson engagée à même de bousculer le conservatisme et déclencher une dynamique de changement. D'où mon texte virulent envers la société et le pouvoir.... »

Extrait d'un article du journal "Liberté"
 

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Auteurs de cet article

Droit d'auteur : Tous les textes sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).

Par Musique arabes - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : Musiques berbères
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 22:31

Noureddine Meziane
(1918-1999),  dit Cheikh Noureddine, est un chanteur-poète, comédien et écrivain algérien.


Biographie

Né en 1918 au village d'Aguemoun dans la commune de Larbaa Nath Irathen (ex-Fort-National) en Grande Kabylie, il est le fils de Si Mohand Tahar Ouguemoun, instituteur du village (école de Sidi Abderrahman).

Cheikh Noureddine fréquente l'école coranique jusqu'à l'âge de 16 ans. En 1935 il débarque chez son frère à Alger, où il est embauché comme serveur dans différents établissements.

En 1936, alors qu'il chante en faisant la vaisselle dans une gargote, Meziane est remarqué par le directeur de Pathé Marconi qui réside non loin de là et lui propose d'enregistrer ses chansons. Il chante pour la première fois Anfy'ad rurA xali xali. Deux ans plus tard il enregistre son premier disque, composé de douze chansons : Allo triciti, Anfiy'ad rur, A xali xali, Yelis t murth, etc. Quelques mois plus tard il contribue à la fondation d'une chaîne kabyle, la Chaîne 2, par ses émissions, ses sketches et ses chansons. et

En 1960, il publie aux éditions du Seuil Un Algérien raconte et, en 1998, l'écrivain Youssef Nacib lui consacre une biographie, Cheikh Noureddine, comédien, poète, chanteur (Éditions El-Ouns). Cheikh Noureddine décède en août 1999.

 

Sources : Inalco




Auteurs

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Par Musique arabes - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : ALGERIE
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 21:32

La musique chaouie ou "chaoui" est un style musical traditionnel authentiquement berbère de la région des Aurès (Ain Beida) en Algérie.

Ces musiques dérivent des traditionnels Rahabas, groupement d'homme dansant face à face en entonnant des chants polyphoniques accompagnés de gasbas et de bendirs qui réveillent les mémoires anciennes, des liens invisibles et qui témoingne d'un riche patrimoine oral et universel.

Le chaoui - ou chawi (tacawit, tachawit, shawia, chaouia, chaouiya, shawiya, cawi, chawia, tachaouith, tachawith, th'Chewith) est d'abord une des langues berbères parlées par les Chaouis(assez proche du langage Zénète), qui vivent dans les Aurès et ses régions attenantes en Algérie. Dérivé du mot chaoui irhaben, rahaba désigne un groupement d'hommes habillés de manière traditionnelle entonnant des chants polyphoniques ancestraux en chaoui (dialecte berbère), accompagné de bendir et de gasba.

Le rythme particulier du bendir (souvent destiné à l'homme) chez les Chaouis se retrouvent dans quasiment toute les chansons auressiennes. Les interprètes les plus connus sont Dihya, Markunda Katchou, Hamid Belbeche, Houria Aïchi, Nocceredine Hora et Massinisa, Hacen Dadi, ...

Le chant polyphonique Rahaba (dérivé du mot chaoui irhaben ) est devenu aujourd'hui populaire grâce à l'évolution technologique des instruments de musique ainsi qu'à la participation active des femmes à ces groupes. On retrouve ce type de chants festifs dans diverses occasions de le vie quotidienne de ces régions.

Les vêtements jouent un rôle essentiel : les couleurs et le style doivent être respectés. Sans oublier également que chaque membre de la troupe joue un rôle particulier : utilisation du bendir, apprentissage du texte...

L'utilisation des fusils a toujours été essentielle pour animer le chant. Il existe des professionnels pour ce type d'animations, mais aujourd'hui, ce genre d'armes est à la portée de beaucoup d'amateurs, ce qui n'a pas manqué de provoquer de nombreux accidents souvent mortels aux Aurès.

Un autre genre de musique moderne chaoui s'est imposé dans la région. Cette musique est un mélange de rock (Les Berbères (groupe de rock chaoui)), de blues, de folk (Smaïl Ferrah) et de raï en langue chaoui (berbère) et en arabe. Quelques chanteurs et musiciens s'inspirent de la musique arabe classique.

Les genre Zorna (avec la cornemuse) , musique sétifienne, Diwan, etc. sont joués par quelques musiciens aurassiens.

Chanteurs chaouï

Les pionniers chaouis qui ont connu un succès international furent Aissa Jermouni et Ali Khencheli, au  début des années 1940.

Montage provenant de ce blog

 

  • Aissa Merzougui, dit Aissa Jermouni (décédé en 1946) est un chanteur et poète chaoui. né en 1886 à Aïn Béïda en Algérie. Il a enregistré plus de 35 chansons traditionnelles chaouis. En 1937, il chante à l'Olympia. Notons aussi que ses oeuvres ont fait l'objet de thèses universitaires en Occident ce qui prouve l'intérêt apporté par cette catégorie de musique algérienne à travers le monde. Il se dit aussi qu'il fut appel à ce dernier par un sourd afin de retrouver ses facultés auditives.  En 1930, c'est la consécration en France où il enregistre plus de 35 chansons en '78 tours' chez 'Haroun José Edition'.  Il a déjà plus de 120 chansons dans son répertoire. Ce dandy trapu, aux cheveux noirs, au visage pâle, à la moustache portée à la  turque, au regard ferme et énergique va en 1937 faire son entrée à l'Olympia par ar la grande porte. 'Akerr Anouguir' ; 'Salef dhaberkane' ; 'Hill li ma aandouche wail' ; 'Ain El Kerma' ; 'Ma tgoulou dhelou'... séduisent le public. Le mythe Jermouni était né !

  • Massinissa est chanteur algérien natif de Merouana dans la Wilaya de Batna.

    llll

  • Beggar Hadda ou  Hadda El Khancha, : chanteuse de la seconde motié du XX e qui a vécu entre Annaba, Souk Ahras et Boukhadra. Elle représenta ce style musical  chaoui et  charqui avec brio. Elle a côtoyé le chantre Aïssa Jermouni et cheikh Bourega, (ce chanteur bédouin de l'Est disait : "El hob illez 3alla rouss el kiffen idezz " (l'amour pousse par dessus les falaises et n'a eu de cesse de chanter et même de « tourner » jusqu'à 86 ans). Pendant plus plus d'un demi-siècle. elle a chanté la vie, l'amour et les peines de la région et devient célèbre avec la chanson "Aya Djebel Boukhadra". Sous la conduite de Brahim Ben Debbache, son chef d'orchestre et son compagnon, elle s'est rendue célèbre notamment par la beauté de ses chansons, à savoir :

  • ayaa Djebel Boukhadra

  •  Jandi Khoya

  •  Tareg Tebessa

  •  Demmou Sayeh

  •  Trane Erraba

  •  Bir'hamouda

  •  Rakeb Lazreg

  •  Amma Brassek

  •  Baba Sidi

  •  Lesmar Nechkilou

  •  Tiri Lakhdar

  • Hacen Dadi est un chanteur chaoui ayant fait ses débuts avec le groupe Your (lune en berbère). Leurs chansons étaient toutes en chaoui. Après sa carrière solo, il chantait en chaoui, puis de plus en plus en arabe.

 

Les wilayas où l'on parle Chaoui sont : Batna, Khenchela, Souk Ahras, Oum-El-Bouaghi, Tebessa, Setif, Constantine, et la partie nord de la wilaya de Biskra.

Festival culturel régional de la musique et de la chanson chaoui

Depuis 2008, le Festival culturel régional de la musique et de la chanson chaoui est organisé sous les auspices du ministère de la Culture algérien. Cette manifestation présente plusieurs poètes artistes et chanteurs et devient le rendez-vous culturel par excellence qui répond à l'impératif de réflexion et de recherche pour préserver la musique et la chanson chaoui au profit des futures générations. Au programme : expositions, soirées, communications, ateliers, adoption de recommandations, remise  récompenses pour les ensembles remarquables et un grand gala artistique avec des chanteurs de grandes réputations nationales comme Dadi, Katchou, Bouzaher, Chiba, Brahimi, chaba Yamina...

Voir aussi

 

Par Musique arabes - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : Musiques berbères
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 16:16
Hakim el Batni est un chanteur algérien chaoui originaire de de Batna  ancrée dans la région des Aurès, à la jonction de l'Atlas tellien et de l'Atlas saharien.

Il est décrit comme le chanteur de la douceur et de la nostalgie

Chanteur souffrant d'un handicap,  il est de père kabyle et de mère chaouie, qui, dans les années 1980, a fait le bonheur des familles batnéennes, en célébrant de nombreux mariages.

Au tout début, Hakim imitait le genre malouf constantinois, il intègre la troupe El Moustakbel de Batna, dirigée à l'époque par le maestro Kabassi.

A l'époque, les jeunes s'enivraient du moderne algérien, en interprétant des titres de Salim Hillali

http://www.youtube.com/watch?v=0DitLoPzn5I

Par Musique arabes - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : Musiques berbères
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 12:31
http://imstars.aufeminin.com/stars/fan/takfarinas/takfarinas-20050304-29194.jpg
Takfarinas est un chanteur et musicien algérien d'origine kabyle. Il est né à Tiksraine, un village kabyle, dans la banlieue d'Alger. Il vit en France depuis 1979. Il a laissé l'austérité de côté et aime les paillettes et la fête! Mais l'Algérie l'obsède : il a dédié son album "Salamet" aux artistes algériens assassinés. Takfarinas a aussi compris que la voie du succès passait par la réunion des frères ennemis : c'est en chantant que je vois une fille de l'Aurès, je tombe par terre, ...quand je vois un kabyle, je m'évanouis,...une Algéroise, je tremble...que ce rocker éclectique est arrivé à la tête des hit-parades.
Issu de la quatrième génération d'une famille de musiciens, il grandit dans son village natal Tiksraine dans la proche banlieue d'Alger. Déjà vers l'âge de six ans il improvise la fabrication d'une guitare avec un bidon d'huile de moteur de voiture et des cables en métal de freins de vélo. Très tôt le jeune Takfarinas s'intéresse aux artistes de chaâbi comme M'Hamed El Anka, Cheikh El Hasnaoui le chantre de l'amour, Slimane Azem le chantre fabuliste. Takfarinas possède une voix timbrée au registre large et impose une création et un style musicale très personnel à plusieurs facettes.

En 1976, il enregistre sa première bande à Alger. mais renforcera son image de chanteur en 1979 en France pour enregistrer son premier album .
En 1981 il forme le groupe Agraw avec Boujema Semaouni qui durera quelques années.
En 1986,  il sort Wa i telha et Arrachqui se vend à un million de copies.
En 1989, La sortie de "Irgazen et mi d ih", un double CD lui fait reconnaître une renommée de la scène internationale et sort en 1994, un autre album intitulé "yebb'a rremman" bien classé au World Music Europ Charts.
Takfarinas réoriente son style avec l'album "Paix et salut", en hommage aux artistes algériens victimes de la répression.
En 2004 ce sera un album intitulé "Honneur aux dames", ou Takfarinas exprime une révollte face à l'oppression des femmes algériennes.
Takfarinas obtient un succès avec son album le plus connu Zaama zaama.
Par Mario Scolas - Publié dans : Musique algérienne d’expression kabyle - Communauté : Musiques berbères
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