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La Petite sœur des pauvres, Pascale Peraïta, présidente du CPAS de Bruxelles gagnait 204,000 Euros par an

La Petite sœur des pauvres, Pascale Peraïta, présidente du CPAS de Bruxelles gagnait 204,000 Euros par an

La Petite sœur des pauvres, Pascale Peraïta, présidente du CPAS de Bruxelles gagnait 204,000 Euros par an

Née le 20 mars 1962, Pascale Peraïta a grandi à Bruxelles, dans la commune de Saint-Gilles. Assistante sociale de formation, elle est actuellement présidente du CPAS de Bruxelles au terme d’un parcours palpitant dans l’action sociale au niveau local et régional. Depuis plus de 25 ans, Pascale Peraïta est une figure omniprésente de l’action sociale dans le paysage bruxellois.

Après des études d’assistant social à l'Ecole Ouvrière Sociale (EOS) de Bruxelles, c’est très logiquement qu’elle entre dans la vie professionnelle en prenant part à l'élaboration et au lancement des Centres d'Aide et de Soins à domicile (CSD) à Bruxelles en 1985.

En 1993, elle rejoint le cabinet du Ministre-Président de la Région Bruxelloise, Charles Picqué, et participe à la mise en œuvre du transfert des matières des Affaires Sociales et de la Santé dans le cadre de la régionalisation de ces compétences.

A la fin 1999, elle se plonge dans un nouveau défi en prenant la direction du Samusocial de Bruxelles, dispositif nouvellement créé pour répondre au phénomène croissant de la détresse sociale en offrant une aide d'urgence aux personnes sans-abri de la capitale.

Durant ses 14 années au Samusocial, Pascale Peraïta fera du combat contre l’exclusion sociale et pour la dignité humaine une priorité quotidienne. Sa pugnacité et sa force de mobilisation permettront en 10 ans de décupler la capacité d’accueil du Plan hiver pour sans-abri, aucune personne n’étant plus laissée à la rue par grand froid à Bruxelles.

Celle que certains apparentent à un mouton noir n’hésite pas à bousculer les lignes, souvent trop figées pour elle, afin de se faire entendre et dégager davantage de moyens pour la lutte contre l’exclusion sociale. Forte de son expérience de terrain, la directrice du Samusocial est en effet animée par l’audace et par une volonté de fer pour combattre l’inertie et encourager la mise en place de politiques sociales dynamiques, innovantes et surtout décloisonnées. Elle est ainsi convaincue de la nécessité de "transversaliser" davantage les politiques publiques pour offrir une réponse efficiente et globalisante aux problèmes rencontrés par les citoyens. Un exemple est la création par Laurette Onkelinx d’une ligne budgétaire située à l’intersection du Social et de la Santé. Cette disposition, élaborée au terme de nombreux échanges entre le Samusocial et la Ministre, ouvre enfin la voie au financement par l’INAMI de prises en charge de malades chroniques par des associations sans-abri. Une première !

Dans la même logique, elle a également projeté le Samusocial au-delà de sa stricte mission d’aide aux sans-abri en l’inscrivant l’association dans une dynamique inclusive d’économie sociale et d’insertion socioprofessionnelle par la mise à l’emploi de personnes précarisées émargeant au CPAS.

Aujourd’hui Présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles et de l’hôpital Saint-Pierre, elle est déterminée à mettre en pratique cette vision décloisonnée de la gestion publique et à développer des politiques intégrées/audacieuses d’inclusion sociale dans les domaines (logement, emploi, santé, surendettement) qui touchent au plus près le quotidien des bruxellois.