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L’Institut français de Tunisie (IFT) accueille, jusqu’au 6 juillet 2016, une exposition du photographe Augustin Le Gall intitulée ‘‘La dernière danse’’.

L’Institut français de Tunisie (IFT) accueille, jusqu’au 6 juillet 2016, une exposition du photographe Augustin Le Gall intitulée ‘‘La dernière danse’’.

On trouve parmi les styles de la musique tunisienne, le mezoued, le stambali et le salhi qui allient mysticisme, poésie et ambiances de fête et de transeL’exposition photographique, qui rend hommage au stambeli, héritage spirituel et musical de la communauté noire en Tunisie, offre au public tunisois une occasion de re-découvrir, à travers une sélection de photos, un pan de leur héritage culturel, qui demeure encore méconnu.

Le passé africain a attaqué le Maghreb par son sud traversé les déserts et les siècles pour arriver jusqu'aux villes. Ainsi le rythme fou entêtant, le rythme circulaire d'une puissance stupéfiante des qqraqeb résonne également dans les faubourg de la capitale tunisienne.

Le stambali à l'instar de la musique des gnawas  est un culte negro-africain pratiqué en Tunisie. Il s'agit de rites  divinatoires de possession dont les pratiquants ont été  originellement les descendants directs des anciens esclaves noirs d'Afrique. Ce culte syncrétique et magico-religieux s’inscrit au plus profond de la tradition musicale afro-maghrébine. Son histoire est indissociable à celui de la traite orientale des populations noires sub-saharienne. Cette musique occupe une place importante dans le rituel des cérémonies. Cet échange entre la culture noire africaine et la culture islamo-magrébine a fait que ces pratiques ancestrales se présentent à la fois comme un art, un système de croyances, un répertoire de chants sacrés et enfin un rite extatique.

Aujourd’hui, Riadh est un des derniers Arifa de Tunisie qui pratique ce rituel auprès d’un public encore présent. Il est le gardien d’une des quatre maisons qui était dédiées aux pratiques du stambali. C’est au cœur de cette petite maison traditionnelle de la médina de Tunis que repose le saint Sidi Ali Lasmar, personnage sacré de la communauté noire de Tunis.

Le Arifa représente à lui seul plus une vingtaine d’esprits différents, répartis au sein de sept grandes familles. Chacune d’entre elle est liée à une couleur, une odeur, une musique particulière. Chacun de ces esprits apparaitra dans un ordre très précis, au moment ou le "Yenna" (le maître musicien) entamera son répertoire musical. Riadh revêtira alors sa tenue et entamera la danse.