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Jeudi 18 septembre 2008



En février 1977, l'Association Musicale Andalouse  El Mansourah fût fondée grâce à l'initiative de jeunes musiciens. Depuis, cette nouvelle « classe » de l'école tlemcenienne, œuvre, à l'instar de ses aînés, à la préservation, la vulgarisation patrimoine musical Algérien.


Le nom El Mansourah  a été choisi comme symbole pour rendre hommage à la ville de Tlemcen, berceau de la musique andalouse et à feu El Hadj Cheikh Larbi Bensari qui a œuvré sa vie entière au service de cette musique et dont l'association s'inspire du style.


La volonté de ses membres, la régularité et le dévouement de son principal fondateur, et chef d'orchestre depuis 1978, en l'occurrence Mr. BENM'RAH Mohamed Fouad, on fait que l'association est toujours allée de l'avant et gardé son « cachet » propre sans pour autant dévier de sa mission et de son principe qui se résume en trois mots : - Authenticité - Musicalité - Jeunesse.


Outre ses activités d'animation, l'association ne ménage aucun effort dans la recherche (ressuscitation des pièces larguées dans l'oubli, authenticité, correction syntaxique des textes...) et la formation des jeunes à partir de 06 ans, unique potentiel dans la revalorisation de la musique algérienne.





Contact

01, Rue Moulay Mohamed - B.P. 247 Oran RP
E-mail :
el-Mansourah@caramail.com




http://leila-benmrah.skyrock.com

Par Last Night in Orient - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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Vendredi 5 septembre 2008

Sami El Maghribi à la télévision marocaine accompagné de l'orchestre d'Oujda, à l'occasion de son 80ème anniversaire interprétant "Ana weld tmanine sana".

Il décide en 2003 de sortir un album dans lequel, il reprend ses succés et fait découvrir à son public une nouvelle composition «Ana weld tmanine sana...», hommage à une carrière de 60 ans. Accompagné d'Ahmed Pirou Hayat Boukhrissi, il revient en 2005 au Maroc pour participer à un programme télévisé sur 2M. Sami laisse derrière lui un énorme héritage musical qui va de l'interprétation du gharnati, au melhoun, au hawzi.

Samy El Maghribi - Ana weld tmanine sana
envoyé par lutherking

 

Par Last Night in Orient - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : L'AMITIE PAR LA MUSIQUE
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Samedi 26 juillet 2008



À travers l'Islam et la culture soufie, le Maroc a reçu de l'Orient un important patrimoine artistique. Ce pays a été par la suite le dépositaire de la culture andalouse.


L'origine de la musique Gharnati remonte aux derniers siècles de l'Andalousie musulmane (1232-1492). L'époque de la dynastie Beni al Ahmar à Grenade. Ce style est caractérisé par l'adoption du  chant à l'unisson et se partage entre un soliste et les choristes-instrumentistes. La musique se jouant sur la vièle rebab, des violons et altos, des ouds et des percussions. Le chant quant à lui est parfois enrichi par des ornements vocaux effectués par le "Munschid".


De nos jours, une partie de la tradition musicale de cet héritage précieux apparaît dans les pays du Maghreb sous le nom de ala, çan3à, gharnati, malouf et la musique andalouse. 


Cordoue, Séville, Grenade ont collaboré au rayonnement de la langue, de la poésie et la musique andalouse.


À Oujda la musique andalouse règne en maitresse dans toutes les cérémonies, mariage, veillées intimes, etc. Malgré les pièces instrumentales utilisées c'est le chant qui prédomine, il se scinde en deux catégories :

  • le chant mélismatique au rythme libre improvisé par une voix solo soutenue par un instrument ;
  • le chant syllabique, dont la mélodie fixée d'avance est scandée sur rythme déterminé, exécuté en général par un groupe de voix à l'unisson enrichi parfois par quelques ornements vocaux effectués par l'un des membres du groupe.


À Oujda le groupe le plus célèbre en musique gharnatie est "l'Association Al Moussilia", dirigé par l’artiste Ahmed Thanthaoui et constitué d'environ 20 musiciens parmi lesquels des instrumentistes et chanteurs(ses) ; L'association se dédie essentiellement à la recherche, à la diffusion du riche patrimoine musical qui subsiste au Maroc.

 

 

 

 

La musique Al Gharnati, domination sous laquelle on connaît au Maroc la musique provenant d'Al Andalous, forme la base principale de son répertoire qui inclut en plus d'autres formes musicales marocaines et arabes. Ce groupe a participé dans divers manifestations et festivals nationaux et internationaux en Grèce, Hollande, Espagne, Portugal, Syrie, Jordanie, Algérie, Royaume Unis...


Cette association musicale a été fondée en 1985 par un groupe de jeunes amoureux  du chant gharnati et andalou. L'association a commencé dans les locaux de la Maison des Jeunes Ibn Sina à Oujda.

L'association à l'objectif de susciter auprès de la jeune génération de perpétuer la tradition et de poursuivre la recherche dans l'univers du Gharnati.


Dotée de ses propres moyens, cette structure associative se dévoue à la sauvegarde du patrimoine culturel en assurant  la pérennité de de ce patrimoine immatériel.


L'Association comprend deux écoles : la première est consacrée pour les petits  et les jeunes gens, entre l'âge de 7 et 15 ans, qui suivent des cours de chant grâce à l'apport de pédagogues possédant une grande carrière ainsi qu'une longue expérience dans ce domaine.


La deuxième école, quant à elle, est cette formation qui représente l'Association dans les diverses manifestations culturelles et artistiques, aussi bien au niveau local que régional, national qu'international. Elle comprend 20 musiciens et musiciennes, présidée par le Docteur  Ahmed Thanthaoui  (photo ci-dessous).



Cette Association a participé à toutes les sessions du festival de la musique gharnatie d'Oujda, au festival de la musique andalouse de Fès, entre autres manifestations nationales.


En outre, elle a présenté le Maroc à la Grèce en 1989, au pavillon du Maroc à l'Exposition universelle de Lisbonne en 1998, aux Pays-Bas, en Espagne, en Algérie, en Jordanie en 1995, au Bahreïn en 2002, au festival des Pyrénées en France en 2002, au forum international de la musique traditionnelle en tant qu'invité d'honneur à Constantine en Algérie, au forum euro méditerranéen au Portugal en 2002, au festival arabe tenu à Liverpool en 2003 où l'Association a gagné le deuxième prix parmi 18 pays qui ont participé   à cette manifestation internationale.


En 2006,  l'Association a représenté le Maroc à la foire internationale d'Alger et en 2007 à Manchester et à Liverpool.


 

L'association participe à plusieurs enregistrements sonores :

  • Enregistrement le premier CD de l' art gharnati au Maroc.
  • Enregistrement pour la premiere fois au monde la Nouba 25 eme (mélodie  musicale) composé par le maestro Français Montanato.


Source

http://www.moussilia.net.tf/



Voir aussi

Musique gharnati




Par Musique arabes - Publié dans : Musique arabo-andalouse
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Lundi 30 juin 2008

Issue d'une famille composée de mélomanes avec qui elle découvre et apprend la musique andalouse à  l'âge de 7 ans. La critique musicale lui trouve de belles prédispositions dans cette discipline ce qui lui permet ensuite d'évoluer avec le chef d'orchestre Mohamed Fouad Benm'rah membre de  l'Association Musicale Andalouse "El Mansourah",...à Oran depuis 1979.


En 2009, elle devient la vice-présidente de l'association !

Lei ben m
Leila Benm'rah en concert lors du colloque sur le soufisme


Leila Ben'Mrah entreprend une carrière de soliste à la kouitra et au oud, de la mandoline et du piano, participe à plusieurs émissions télévisées et radiophoniques et festivals nationaux (Tlemcen, Alger, Blida et Annaba)...





Voir aussi

 

Par Musique arabes - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Musiques algériennes
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Lundi 30 juin 2008



Historiquement, on désigne par  Maures (en espagnol moros), différents peuples à des époques distinctes de l'Histoire. Mais, dans l'Europe médiévale, les Maures étaient essentiellement les musulmans. Cette appellation dérive de l'ancien français d'un terme qui désignait à l'époque romaine les Berbères d'Afrique du Nord, plus précisément, les Berbères de Maurétanie (actuel nord et est marocain et nord-ouest algérien) (Mauroi en grec, Mauri en latin) et qui est passé en espagnol sous la forme Moros ou en breton sous la forme Morianed. Selon l'encyclopédie Universalis, le nom de Mauri passa dans la péninsule avec les hommes et devint Moro, servant à désigner non seulement les Berbères mais aussi, à tort, les conquérants arabes.

 



Le terme pourrait découler probablement du mot Amuru qui en suméro-akkadien désigne les "hommes de l'ouest". Au Moyen Orient on désignait l'ouest par Amuru, ainsi que le vent d'ouest. La Corse et la Sardaigne qui ont un drapeau dit à "Tête de Maure", font probablement partie des pays Amouru, ainsi que les Hébreux, où "peuple" se dit amora dans leur langue...

Qui sont de nos jours les patronymes comme les Morel, Moureau, Amaury de France et de Navarre ?

Certain auteurs pensent qu'environ 150 000 Morisques trouvèrent refuge en France. Même si beaucoup repartirent ensuite pour le Maghreb les autres restèrent et se fondirent peu à peu dans la population locale2. Henri IV rendit le 22 février 1610 une ordonnance permettant de demeurer dans le royaume à ceux qui « voulaient faire profession de la religion catholique pourvu qu'ils s'établissent au-delà de la Garonne et de la Dordogne ». Même si par la suite Marie de Médicis ordonna qu'on les expulse, beaucoup cependant sont restés dans le Béarn et notamment à Bayonne avec le consentement des magistrats municipaux. Des documents et des textes prouvent que de nombreux Morisques s'établirent en France. Ainsi par exemple, deux familles de potiers s'installent à Biarritz, les Dalbarade et Silhouette, dont les fours fonctionnaient encore en 1838.



D'autre Morisques étaient installés en Guyenne en 1611, certains réfugiés au logis d'une dame de la ville « faisaient profession de la Secte de Mahumet». Il leur est enjoint de quitter la ville ou de se convertir3,4. En 1614, il n'est pratiquement plus question de mesures générales contre les Morisques de Bordeaux, le cardinal de Sourdis, absorbé par ses fonctions maritimes détournant son attention des Morisques et ceux qui avaient fini par se faire accepter à Bordeaux se mêlèrent peut-être à la colonie portuguaise de la cité. En 1636, ils avaient à Bordeaux une situation suffisamment prospère que les autorités locales craignirent de les voir partir si les Espagnols qui venaient de s'emparer de Saint-Jean-de-Luz assaillaient Bordeaux, ville non armée. Tous ceux qui avaient un métier étaient restés : maréchaux, potiers, négotiants, etc. L'un d'entre eux, un métis du nom d'Alonzo Lopez, prit même quelque notoriété et mourut à Paris en 1649 après avoir réussi à travailler, sous les ordres directs de Richelieu, à la renaissance de la marine française, et être allé, dans ce but plusieurs fois en Hollande. Quelques années avant que Lopez ne disparut on ne parlait déjà plus en France des Morisques, « ceux qui s'y étaient acclimatés s'étaient mêlés à la population et vivaient paisibles dans le royaume. Leur départ avait appauvri l'Espagne et nous avions hérité de quelques éléments de population active et laborieuse». Voltaire a évoqué l'établissement de ces familles morisques dans son Essais sur les moeurs.


Aujourd'hui, le terme Maure fait plutôt référence à l'ensemble d'une population partageant des traits communs. Ils vivent principalement au Maroc, au Sahara Occidental, en Mauritanie mais aussi au nord du Sénégal, à l'ouest d'Algérie et à l'ouest du Mali.

 

Vers la fin du 15e siècle, pour protéger la prétendue pureté de la foi chrétienne, les Marranos d'Espagne (nom de mépris et très péjoratif donné par les chrétiens aux juifs convertis de force en Espagne et au Portugal ), puis fait subir un joug identique aux  Moriscos (Maures baptisés) qui, furent mis sous la surveillance de l'Inquisition espagnole. Persécutés de nombreux moriscos  furent mis à mort. L'Inquisition, le même sera réservé  aux mystiques, aux "illuminés" (Thérèse d'Avila et Ignace de Loyola sont inquiétés), aux fidèles suspects de pactiser avec les idées de la Réforme protestante, puis  à la déviance religieuse, en passant à la déviance tout court. L'Inquisition punit la fornication, l'inceste, la sodomie, la bigamie, ...

 


Islamophobie avant le terme

 

L'islamophobie s'exprime par l'art chrétien. Claudio Lange, un photographe d'origine chilienne photographie les sculptures romanes des édifices religieux qui jalonnent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Et cherche à comprendre pourquoi elles représentent souvent des figures pornographiques.

L'histoire ressemble à un roman policier et commence dans un monastère roman du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Que viennent faire là, et dans d'autres cloîtres et églises de la même époque, les sculptures pornographiques qu'un oeil exercé peut découvrir sans trop de peine sur les tympans, corniches et chapiteaux ?

L'artiste a étudié cette statuaire depuis 1989, interprète ces représentations incroyablement obscènes comme une forme de propagande anti-islamique développée par l'Église catholique pour justifier les croisades. Les personnages sont représentés avec les caractéristiques des musulmans : ils ont une main posée sur la poitrine en signe de salut ou les deux mains à hauteur des oreilles pour le début de la prière, sont coiffés d'un turban ou portent la barbe. Par ailleurs, ils exhibent des organes sexuels surdimensionnés, copulent, se masturbent, boivent, se prostituent... Tout un langage de propagande religieuse faite au nom de la chrétienté destiné à attiser la haine des chrétiens :
L'ennemi mis à nu

 

Islam in Kathedralen / geisselung_colmar : Antiislamische Propaganda in der romanischen Skulptur
Fotos von Claudio Lange, Berlin


Les Morisques (de l'espagnol Morisco) étaient d'abord des musulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme à la suite des édits de conversion de 1502. Ils constituaient une minorité importante dans le Levant espagnol, la vallée de l'Èbre et l'Andalousie. Déportés, ils trouvent refuge principalement au Maroc (Rabat, Fès, Tétouan) mais aussi en France, en Italie, en Turquie. Des communautés émigrèrent en Syrie, à Istanbul et même un temps  en Toscane.


Je vous propose à ce sujet un article intéressant fruit des recherches de  J. et C. Penella. Elle est issue de la thèse de doctorat Los moriscos españoles emigrados al norte de Africa, después de la expulsión publié dans un article du blog Andalousiate : Les migrations des derniers andalous en Afrique du Nord




Bibliographie
  • Caro Baroja, J. Los moriscos del Reino de Granada. Ensayo de historia social. Istmo. Madrid, 1976.
  • Domínguez Ortiz, A. y Vincent, B. Historia de los moriscos. Vida y tragedia de una minoría. Ed. Revista de Occidente. Madrid, 1978.
  • Marañón, G. Expulsión y Diáspora de los Moriscos Españoles. Ed. Taurus. Fundación Gregorio Marañón 2004.
  • Feijoo, R. Corsarios berberiscos. Ed. Carroggio / Belacqva. Barcelona 2003.
  • Gallego Burín, A. y Gámir Sandoval, A. Los moriscos del Reino de Granada según el sínodo de Guadix de 1554. Universidad de Granada, 1996 (facsímil de la edición de 1968).
  • García Pedraza, Amalia. Actitudes ante la muerte en la Granada del siglo XVI. Los moriscos que quisieron salvarse. Universidad de Granada, 2002.
  • Perceval, J.M. Todos son uno. Arquetipos, xenofobia y racismo. La imagen del morisco en la Monarquía Española durante los siglos XVI y XVII. Instituto de Estudios Almerienses. Almería, 1997.

 

Histoire des Morisques (archive d'une page d'anciens élèves de l'École normale supérieure).

Par Musique arabes - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Art et musique arabes
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Lundi 23 juin 2008

À moins de quarante ans, Amina Alaoui, remarquée dès son plus jeune âge par le célèbre maître Ahmed Piro, est considérée par le musicologue marocain Ahmed Aydoun comme une « (...) artiste de grand talent (qui) possède une gamme de nuances, de fioritures et une richesse d'expressions et de sensibilité, fruit d'un travail en profondeur dans toute la littérature musicale du Moyen Âge ».



Née à Fès, ancienne capitale impériale et capitale de l'Andalousie, elle restitue, dans le respect de la tradition arabo-andalouse du Tarab El-Gharnati, les voluptueuses subtilités d'un art complexe. Les seize titres de Gharnati, son premier album enregistré en 1995 et suivi plus tard par Alcantara, assoient définitivement sa réputation et sa popularité.


 

 

Sabrina Silamo

 


Née à Fez, au Maroc, dans une famille d'artistes influencée par les traditions savantes et populaires du pays, Amina Alaoui publie ses première qasida à l'âge de 6 ans et étudie le chant arabo-andalou, le piano classique, la danse orientale et la danse contemporaine.



Parallèlement à ses études de linguistique et de philologie, elle développe un travail de recherche sur les chants arabo-andalous et orientaux ainsi que sur les danses orientales et sahariennes. 


A la suite de sa rencontre avec Ahmed Piro ( Rabat ), elle se spécialise dans le chant arabo-andalou gharnati. Ces dix dernières années, son parcours est jalonné de rencontres et de concerts en compagnie de musiciens de grande réputation tels Henri Agnel, Angélique Ionatos, Djamchid Chemirani, Hughes de Courson, Pedro Soler et Pablo Cueco.



 


Discographie partielle
Alcantara. cd Auvidis Ethnic
Gharnati . cd Auvidis Ethnic

 

Sources

Musique Alhambra

Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Maroc
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Samedi 21 juin 2008



Abdessadek Chekara (né en 1931 à Tétouan - décédé le 31 octobre 1998) fut une personnalité musicale marocaine qui a consacré sa vie à la transmission de la mémoire du patrimone musical populaire de son pays. Il s'est rendu célère pour son titre inspiré du soufisme marocain  Ana Manî Fîyâche qui sera repris par de nombreux interprètes pour ne citer qu' Abderrahim Souiri et le rabbin Haïm Look. Il fut un grand auteur-compositeur, non seulement pour le nord du Maroc et la région de Tanger-Tétouan, mais pour tout le pays.






Avec ses baraouil, ses hadra, taktouka et autres genres musicaux et littéraires puisés dans de vieux poèmes que des familles algériennes avaient diffusées au début du siècle dans la cité de Tétouan.

 

Il avait  commencé son itinéraire artistique dés son jeune âge, obtint une sérieuse réputation  pour ses interprétations originales des Noubas et du répertoire de l'Ecole de Tétouan.


Abdessadek Chekara était un violoniste virtuose dans la pure tradition de la musique arabo-andalouse.


L'œuvre du chanteur a une place particulière sur la scène artistique qui avait su incruster de de bellle mélodies aux anciennes chansons populaires de la ville qui l'a vu naître.



Parmi ses chansons


Allah Ihdik Ya Ghzali
Ana Fi Aarak
Ya Bint Bladi
Ya Ouldi Ya Hbibi
Alach Katibki
Al Maoulouaa
Miaadak Jani Al Aoual
Moulay Abdeslam
Nar Al Kalb Diali

Ana Manî Fîyâche


Sources des photos


 

Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Mon Maroc
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Jeudi 5 juin 2008

Ahmed El Bidaoui (parfois orthographie El Bidawi)  est un maître de la musique marocaine. Compositeur, luthiste et chanteur marocain, il est connu comme l'initiateur et une figure de proue de la modernité de la musique marocaine. Oudiste convaincu, il compose pour de nombreux artistes Il a également participé à la création musicale et à la direction de l'Orchestre Royal de musique moderne. Il continue à incarner l'authenticité de cette musique en tirant parti des expériences musicales venant alors d'Egypte.

 


Eléments de biographie


Homme assez discret, le musicologue a difficile de trouver des traces précises sur la chronologie de sa vie et son parcours musical complet. On sait par exemple que depuis son enfance il a évolué dans un environnement musical favorable, d'abord dans sa famille composé de mélomanes et ensuite auprès de grands maîtres qui lui ont enseigné les principes du modalisme (maqâm) et de la rythmique arabe.



Ahmed El Bidaoui comme initiateur de la musique marocaine moderne

Sa musique apparaît au lendemain de l'Indépendance du pays, époque où le sentiment nationaliste marocain tenait une place d'honneur dans l'histoire du pays. Les chanteursétaient certes influencés par l'exécution de gammes orientales par de célèbres artistes influencé par l'Egypte lors de mouachahates. Les compositeurs vont progressivement délaisser l'imitation de style et se débarrasser des influences exogènes pour s'orienter dans une phase de renouvellement et de confirmation d'une direction vers la musique nationale, en dépit des moyens limités de cette époque.


La naissance de la radio permet d'écouter les chansons d'Abou Al Hamouli, Salama Hijazi, Sayed Darwich et surtout Mohammed Abdel Wahab. La création de l'Orchestre Royal de musique moderne, à sa tête l'artiste Ahmed El Bidaoui qui apporte un changement radical dans la direction de la musique moderne au Maroc.


A cette époque où la chanson marocaine moderne faisait ses premiers balbutiements pour ensuite se libérer de la tutelle pesante de la chanson égyptienne et orientale et de ses monstres sacrés.


Ahmed El Bidaoui, suivis d'autres musiciens comme Bouchaïb Al Bidaoui, Maâti Al Bidaoui sont considéré comme des pionniers. Au Maroc, des chanteurs tels que Ahmed El Bidaoui ou Ismaël Ahmed chantent en arabe littéral ou en arabe dialectal marocain châtié, accompagnés par un orchestre.


En 1964, il écrit Al far'ha al koubra (la grande joie) pour la chanteuse égyptienne Houda Soultane à la gloire du roi Hassan II. El Bidaoui figure parmi les mouâniss (accompagnateurs) favoris du jeune roi. À ses côtés aussi, il y avait un autre compositeur, Larbi Kawakibi qui  signera un peu plus tard, un classique intitulé  Yajaal lak fi koulli khoutwa salama.


Artiste complet, Ahmed El Bidaoui compose et interprète de la quasi-totalité de ses chansons. Des chansons éternelles aussi bien aux textes dess paroles, qu'aux thèmes musicaux que les Marocains apprécient et connaissent par coeur  avec délectation et nostalgie d'una ancienne Andalousie.


El Bidaoui resta particulièrement attentif et intransigeant sur la qualité des interprétations et sur le choix des chansons lors des représentations de l'Orchestre Royal de musique moderne.


Soumeiya Abdelaziz débute également sa carrière en 1984 avec Ahmed El Bidaoui.

Il décède à Salé en 1991 - (Maroc).


Parmi les musiciens qui ont emprunté la démarche artistique du compositeur : Eluahou Bohbot qui était membre de sa structure musicale et Abdelkader Rachdi qui dirige l'Orchestre national de la RTM.


De nos jours, le festival de la chanson marocaine est l'occasion rêvée pour les artistes de présenter et de faire connaître leurs compositions et l'interprétation d' œuvres musicales modernes marocaines. On lui rend régulièrement hommage lors du Festival de Volubilis. Ce festival accueille chaque année une multitude d'artistes venus de tous horizons et de toutes cultures en associant des colloques, des expositions et des projections de films en marge du festival.


Aujourd'hui, de nombreuses voiries citadines ou centres culturels du Maroc portent en hommage de l'artiste le nom El Bidaoui.




 

Quelques titres connus
Al far'ha al koubra (la grande joie)
Ya Sahiba Essawlati wa Sawlajane
Nachid Ndaâ El Watan
Ya Mawtteni
Ounchoudat lhoub
Yahabibi afiq
Habibi ta âla
An ser dam'i betess' al leih
Ilayki


Voir aussi

Les musiques du Maroc




Source

Mario Scolas, auteur de cet article
Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Maroc
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Mercredi 28 mai 2008


Lamia Maâdini (née en 1967 à Alger - ) est une musicienne et chanteuse de moussiqua al-âla algérienne. Elle a sorti trois albums sur le marché national algérien.











Voir aussi

  • Musique algérienne


Liens internet

Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Lamia_Ma%C3%A2dini »

Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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Mercredi 28 mai 2008

 

C'est dans le but d'assurer une meilleure diffusion de la musique classique algérienne, dite arabo-andalouse, que fut créée en 1986 l'association Es-Soundoussia. L'initiative en revient à un groupe de mélomanes formé par les regrettés Ahmed Sefta (premier président) et Hassen Tahir, Nour-Eddine Saoudi (initiateur du nom et premier chef d'orchestre), Smaïl Hini, Nadji Hamma, Salima Madini et bien d'autres.

Un an plus tard, la jeune association s'affirme, grâce à de brillantes individualités et à une direction rigoureuse, par l'obtention de deux premiers prix consécutifs lors de deux éditions du festival Printemps musical d'Alger, en 1987 et 1988. Forte de ces premiers succès et de ce début grandissant de notoriété, elle pousse l'avantage en produisant près de dix enregistrements, sous forme de cassettes ou CD, dédiés au culte de la nouba, dans sa version algéroise.


Source
IMA
Par Mario Scolas - Publié dans : Musique arabo-andalouse - Communauté : Musique arabe الموسيقى الع
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