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Aza est le nom d'un groupe de musiciens multi-ethnique berbère et américain de fusion créé à Santa Cruz en Californie. Aza est l'une des sources de la renaissance de la culture et de la musique amazighe et maghrébine qui a su réussir un mélange entre la musique traditionnelle amazighe et les influences musicales dans un style qui conserve l'identité amazighe. Ils sont connus pour faire la joie des festivaliers.
Ce groupe est composé de Fattah Abboo, chanteur et musicien très habile dans la pratique d'instruments à cordes comme le banjo, l'oud, le loutar, le bouzouki, le sentir, le gambri, la mandore, le rribab (instrument traditionnel amazigh), le violon et la guitare , et Mohamed Aoualou, un virtuose de la guitare, dont la voix se synchronise parfaitement avec celle de Fattah. Ils sont tous deux originaires du Maroc.
Ils sont accompagnés de musiciens américains :
Leur album Marikan (en français Amérique) (2003) est un mélange de sonorités modernes d'influence occidentale et de musique berbère (musique amazighe, musique autochtone du Maghreb).
El Houssaine Kili (حــســيــن كــيـــلـــي) - (né en 1955, à Agadir) - est un chanteur musicien, compositeur et arrangeur marocain d'origine et de culture chleuh. Cet artiste complet chante aussi bien en arabe qu'en chleuh. Il arrive au sommet de sa carrière avec son opus magistral Mountain to Mohamed. Sa musique est une synthèse des influences musicales occidentales, de sa culture amazigh, mais aussi de la musique Gnaoua, par le rôle central que joue le guembri dans la formation instrumentale de Kili. Il vit et travaille en Allemagne.
Biographie et évolution
musicale
Sa musique est basée sur les rythmes traditionnels des gnaouas, combinés avec des textes originaux et des arrangements modernes . Le guembri qu'il met en valeur joue un rôle essentiel dans la musique de Kili.
Il grandit à Agadir au sein d'une famille nombreuse favorable à la musique. Il découvre et écoute pendant sa jeuness la musique populaire arabe, les chansons berbères et la pop américaine.
Avec sa première structure musicale "The Southern Band", Kili a joué, à travers tout le Maroc, pour des festivals. Sa musique est un savant mélange de pop américaine et de divers éléments musicaux marocains.
En 1977, Kili rencontra par hasard dans les rues d'Agadir l'allemand Christian Burchard de "Embryo", groupe légendaire pour ses innovations dans la musique des années 70, et ils passérent deux mois à voyager dans un bus plein de hippies et d'instruments à travers le Maroc.
Trois années plus tard, Embryo et le groupe de Kili tournaient ensemble. Les musiciens allemands apprirent beaucoup des marocains et pour Kili cette tournée fut une première introduction à la scène internationale.
En 1984 Kili fut invité par "Dissidenten", un groupe né de la séparation de "Embryo". Il se rendit en Allemagne et partit avec les "Dissidenten" en tournée en Europe et aux Etats-Unis.

Zaho, née Zehira Darabid ou Zahera Bar Abid le 10 mai 1980, est une chanteuse de R'n'B algérienne d'origine kabyle vivant a Montréal.
Zaho est une chanteuse très prometteuse, née il y a à peu près 25 ans, que l'on peut classer dans le R'n'b, elle sait aussi rapper. Elle aborde aussi un style plus tradionnel, en chantant avec Idir et Cheb Mami.
Elle quitte Alger pour le quebec avec sa famille en 1998. Son père, passioné de musique, la pousse à faire de la musique. Elle apprend à jouer de la guitare. Elle fait les beaux arts d'Alger.
Depuis 2005, elle participe à de nombreux duos avec la scène rap francaise et quebécoise. On peut citer Don Choa, Sefuy, Bakar, La fouine, kamelancien, Leeroy.
Sa collaboration avec Cheb Mami donnera le titre "Halili". Elle enregistrera le titre "tout ce temps" sorti sur l'album d'Idir, "la france des couleurs".
Elle sort une mixtape fin 2007 avec la fameuse reprise de Nelly Furtado "Give it to me" sur une production de Timbaland "Est ce que tu me reconnais?".
Elle a aussi chanté Lune de Miel avec Don Choa en 2007.
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Baha Lahcen est un jeune chanteur marocain militant amazigh.
Les militants du mouvement amazigh apprécient ses chants clairement engagés pour l'amazighité. Ainsi il se
fait l'interprète de chansons de Matoub Lounès.

El Hajj Belaïd est un poète marocain de culture berbère.
Originaire d'un village de la région de Tiznit (Anou N Addou des Ida Oubaaqil), Belaïd s'installe au Tazeroualt où il s'initie à la poésie et la musique berbères. Il acquiert un grand prestige avec sa troupe de troubadours chez les Berbères et les Aït Souss en particulier.
Les chansons berbères de tachelhiyt étudiées par François Dell et Mohamed Elmedlaoui.
Après une collaboration de 25 années, François Dell et Mohamed Elmedlaoui sortent leur dernier ouvrage en anglais « Poetic Meter and Musical Form in Tashlhiyt Berber Songs » (Mètre poétique et forme musicale dans la chanson berbère du Tachelhiyt) aux éditions Rüdiger Koeppe Verlag.
Un travail qui couronne les efforts considérables fournis par les deux collaborateurs dans le domaine scientifique consacré à la phonologie générale et prosodie des langues du Maroc en particulier. « Ces recherches sont financées par le CNRS au profit de l'un des deux auteurs en plus d'une douzaine de missions à Paris, qui a donné lieu aussi à une série d'articles publiés dans des revues internationales spécialisées, dont certains sont devenus des classiques de la linguistique moderne dans le monde anglo-saxon en particulier », explique M. Elmedlaoui.
Pour l'ouvrage en question, les coauteurs abordent la métrique de la poésie amazighe du Tachelhiyt et son rapport avec la structure des airs musicaux sur lesquels les paroles sont chantées ou pourraient être chantables. « Pour cette recherche, nous sommes partis, moi et mon collaborateur François, du point où nous nous sommes arrêtés dans « Syllables in Tashlhiyt Berber and in Moroccan Arabic » (les syllabes dans le berbère Tachelhiyt et l'arabe marocain) paru en 2002, c'est-à-dire le fait que la métrique du tamazight et du tachelhiyt est comme celle du Malhun, à savoir un mètre quantitatif où le poids de la syllabe (légère vs. lourde) est pertinent comme c'est le cas en arabe classique ou en grec, mais avec la particularité (comme dans le Malhun) que des consonnes peuvent y remplacer les voyelles dans la constitution des noyaux de syllabe », explique l'auteur marocain. Pour réussir leurs travaux, les deux chercheurs ont procédé à l'écoute, à la notation et à la scansion métrique sur papier en syllabes découpées et dressées en colonnes, de plusieurs centaines de chansons extraites de cassettes audio.
« Pour certaines chansons prises comme données de référence de l'analyse et de l'argumentation, des tables de
scansion complète ainsi que des partitions musicales des airs musicaux ont été données dans l'ouvrage ».
François Dell et Mohamed Elmedlaoui sont allés plus loin pour convaincre le lecteur spécialisé, afin de lui permettre de vérifier les données sur lesquelles se base l'analyse, en intercalant,
dans le livre, un CD qui contient des enregistrements audio des tranches chantées, sur lesquelles se base l'analyse. « Cet enregistrement a été fait sous deux formats : le format
mp3 pour une écoute normale et le format Audacity pour l'écoute professionnelle. Grâce aux fonctions que l'application Audacity offre, ce dernier format permet une écoute professionnelle de
recherche (écoute, réécoute, changement de tempo, étiquetage, etc.). Audacity étant un programme en
ligne, gratuitement téléchargeable, le CD contient un mode d'emploi minimum qui aiderait le lecteur intéressé à tirer le meilleur profit lors de sa lecture du livre de la matière d'illustration
contenue dans le CD », souligne le professeur Elmedlaoui.
Le groupe Izenzaren, est un groupe marocain de culture berbère fondé en 1972 avec comme souvent à cette époque des fondateurs militants du mouvement culturel amazigh. A travers leurs chansons, les six membres du groupe se veulent porte parole de la culture amazigh. La réussite du groupe est sans doutes due à son style musical insolite et à la poésie de ses chants d'une très grande beauté qui présentaient déjà à la fin des années 70 les germes d'une révolution dans le champ de la création poétique berbère moderne. Le groupe Izenzaren a inventé un nouveau courant musical, «tazenzart», avec ses rythmes, ses poèmes et sa propre thématique. Il a cristallisé pendant des années, à l’échelle du Souss, la querelle entre les Anciens et les Modernes. Izenzaren incarne cette nouvelle tendance de la musique amazighe, «tazenzart».
Si le groupe a eu un énorme succès auprès de la jeunesse, les adultes ont bien évidemment été, pendant longtemps, réticents à cette nouvelle forme de musique avec des musiciens rebelles aux cheveux très longs et aux méthodes qui rompent totalement avec ce qui est connu jusqu’à présent.Les instruments de musique : le banjo qui détrône le ribbab, le violon, le guembri, etc. Les chants qui évoquent les soucis de toute une génération de jeunes amazighs, déroutée par les métamorphoses rapides de la société.La première cassette du groupe a été commercialisée au début de 1974. Le succès a été fulgurant. C’est devenu un phénomène de société. Une légende a vu le jour.
En 1976, le groupe se produit pour la première fois à la télévision marocaine. S’ensuit une tournée qui le mènera à Paris sur la scène de l’Olympia et une participation au premier festival de la chanson maghrébine en 1978.
Izenzaren, c’est avant tout son leader charismatique Abdelhadi Igoutte, mais aussi un parolier Hanafi Mohamed, un homme de l’ombre et un poète extrêmement timide. Parmi les titres les plus célèbres que l’on fredonne encore il y a «Wad ittemuddun», «Wa zzin», «Ttuzzalt»…Après une longue période de réflexion et de répétitions, Izenzaren s’apprête à sortir son nouvel album…
En 1976, le groupe se produit pour la première fois à la télévision marocaine. S'en suit une tournée qui le mènera à Paris sur la
scène de l'Olympia un an plus tard et une participation au premier festival de la chanson maghrébine en 1978.
Aujourd'hui, cette formation continue d'animer festivals et rencontres culturelles au Maroc et à l'étranger.
La nouvelle formation compte trois anciens membres à savoir les deux frères Chamkh, Mohamed et Abdelkabir ainsi que Brahim Oublid. Les autres trois nouveaux membres qui nous ont rejoint sont déjà connus du public, en l'occurrence Abderrahmane Barda, ex-membre d'Iguidar et ensuite Izenzaren Igout, Tarwa Izenzaren et Inmalen, Rachid Choughal et Lahoucine Bourijat, ex-membres du groupe Tarwa Izenzaren.
Chaque nouvelle cassette du groupe se vend à plus de 160.000 exemplaires.
Le leader d'Izenzaren, Abdelhadi IGGOUT, est même l'objet d'un véritable culte chez les jeunes Amazighs pour sa voix et son engagement politique.
Groupe phare de la scène amazighe, Izenzaren est d'ailleurs considéré par beaucoup comme
l'équivalent berbérophone des Nass El Ghiwane. à l'image de la formation du Hay Mohammadi, le groupe émerge dans les années 60, dans un contexte de mutations sociales.
L'exode rural Amazigh entraîne une intégration difficile dans les villes et la confrontation à de nouveaux modes de vie urbains et de nouvelles valeurs qu'il s'agit d'assimiler sans renier celles de ses parents.
Izenzaren va devenir le porte parole d'une jeunesse amazighe en proie au doute, au chômage et à l'oppression culturelle arabophone.
Izenzaren puise dans la musique traditionnelle amazighe pour l'actualiser et parler aux jeunes Amazighs un langage politique fait de symboles et d'images, années de plombs obligent.
Thème des paroles
La contestation chez Izenzaren se caractérise par la mise en cause des discours dominants :
Iggut lebrîh idrus may sellan igh islêh...
Les discours abondent
Et pourtant
Personne n'écoute la raison
et la mise à nu de réalités
difficiles :
Nettghwi zun d teghwi tmmurghi gh igenwan ikk d lhif akal...
Nous sommes comme des sauterelles prises entre les cieux et les terres
asséchées,
une réalité où règnent la peur, l'oppression et la torture
[tawda gh ugharas (la peur dans les chemins), izîtti wuzzal (barreaux de fer), ur nemmut ur nsul (ni vivant ni mort)...]
Sources
Yuba, de son vrai nom Moussa Habboune, est un poète, musicien et compositeur amazigh (« berbère »), originaire de la région du Souss dans le Sud-Ouest marocain.
La musique de Yuba est basée sur des mélodies intenses et des paroles traitant de l'injustice, de l'espoir et des droits de l'Homme.
Biographie et évolution musicale
Il est né en 1968 à Dcheira, près d'Agadir au Maroc.
Son style musical de musique berbère s'inspire de toutes les musique que le petit Yuba écoutait pendant son enfance. La musique amazighe bien évidemment dans toute sa richesse. La musique occidentale aussi. Touché par la position marginale de sa culture amazighe, il rejoint le mouvement de revendication identitaire pour contribuer, à sa manière, à la défense et à la promotion de cette culture millénaire.
Ses chansons portent essentiellement sur l'engagement en faveur du peuple amazigh (sa culture, son identité et ses problèmes).
En ce sens, il peut être considéré comme un membre important de la nouvelle vague (Mallal, Tirit, Khalid Izri, Amarg Fusion, Massinissa, AZA, Tafsut, Tafwet...) de la musique amazighe, née de la lutte pacifique du peuple amazigh pour ses droits culturels, économiques et politique en Afrique du Nord.
Yuba a produit deux albums.
Liens internet
Voir aussi
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Amarg Fusion est une structure musicale créée en 2002 à Agadir. Ces musiciens du Souss aux influences jazz et rock qui essaient de faire de leur musique un point de rencontre entre les sons d'hier et ceux d'aujourd'hui. Ensemble, ils accomplissent une fusion musicale entre le patrimoine culturel traditionnel amazigh et particulièrement celui du répertoire des grands rways du Souss, et les mélodies et rythmes contemporains universels tels que le jazz ou le reggae. Ce groupe peut être considéré comme un membre important de la nouvelle vague (Mallal, Tirit, Khalid Izri, Massinissa, AZA, Tafsut, Tafwet...) de la musique amazighe, née de la lutte pacifique du peuple amazigh pour ses droits culturels, économiques et politique en Afrique du Nord. J’ai eu l’occasion d’assister à de nombreuses reproductions en Live, comme celle du Timitar 2008, et je peux vous assurer que ça était un régale de voir un ribab (guitare monocorde typiquement berbère) et une guitare électrique sur la même scène !
Les membres ont réuni leurs expériences musicales et leurs talents pour créer un style musical
moderne « Amarg Fusion est un hommage à la tendresse, à la proximité entre les gens, au respect des frontières personnelles de chacun d'entre nous a travers la poésie et le chant amazighs
».
Amarg Fusion allie dans son étymologie, deux mots de deux cultures différentes : Amarg en Amazigh est un vocable renfermant le double sens de “mélancolie l'amour” et de “poésie chantée”, un chant et poésie et fusion qui, en occident, regroupe l'idée de la rencontre et du métissage. "Amarg" signifie aussi amour, chagrins, regrets, séances au cours desquelles on exécute les chants. Il se compose en grande partie de courtes pièces issues de l'inspiration du moment et qui durent le temps que les événements qui les ont suggérées soient oubliés. Ces pièces sont improvisées soit au cours d'un rassemblement important de tribus ou de cérémonies traditionnelles (naissance, baptême, circoncision, mariage, etc...) ; soit au cours de joutes littéraires, véritables tournois de virtuosité opposant des personnes d'une même tribu ou de tribus rivales. Chacun fait assaut d'esprit et de verve dans ces joutes où souvent il semble bien que les femmes triomphent.
Dés sa création, Amarg Fusion a pu également élaborer et imposer une identité musicale originale, souple et intelligente qui s'inscrit à la croisée de différences culturelles et musicales...
Tout en installant un état d'esprit et un style résolument moderne et ouvert sur les musiques du monde. Le groupe a pu communiquer son art à un large public durant de nombreux festivals auxquels il a participé
Les membres d'Amarg Fusion ne lésinent pas quant aux moyens : ils abordent des mélodies amazighes avec une technique de virtuose et n'hésitent pas à introduire, d'une manière limpide, des rythmes sénégalais et maliens.
Après un premier album intitulé "Agadir Ifawen" édité en 2006, Amarg Fusion sort un nouvel album intitulé Argan d'Oufgan chez Platinium Music en 2008 et traite de sujets comme les conditions sociales, l'écologie, l'environnement...
Ce dernier album contient 10 titres qui nous entraînent au coeur de l'âme Soussie avec des mélodies du monde entier pour mieux s'inscrire dans l'universalité.
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